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Musique

Image Musique : Touches du piano

Préambule ( Paragraphe Début / Suivant )


Cette page est destinée aux amoureux de la musique et aux curieux de la science musicale.
Au-delà des aspects bien connus des Sons musicaux (Gamme, Hauteur, Consonance, Timbre, etc.), cette page présente quelques aspects moins connus de leur rapport avec la perception humaine (Psychoacoustique).

Sommaire de cette page ( Paragraphe Précédent / Suivant )

  1. Notation musicale
  2. Gamme diatonique
    1. Gamme diatonique des Anciens ou Gamme de Zarlino
    2. Gamme diatonique de Pythagore
    3. Gamme tempérée
  3. Consonance et Dissonance
    1. Consonance entre deux Sons purs
    2. Consonance entre deux Sons musicaux - Les Intervalles
    3. Consonance entre plus de deux Sons musicaux - Les Accords
    4. Dissonance interne à un Son musical
  4. Accord parfait majeur et Harmonie
  5. Ecoute en milieu clos
  6. Lexique
  7. Bibliographie

1. Notation musicale ( Paragraphe Précédent / Suivant )

Image Musique : Notation musicale


La notation musicale a pour but de recenser et d'expliquer tous les symboles utilisés dans une partition de musique.
Ces symboles peuvent se classer en deux domaines : la Mélodie et le Rythme (voir [TOS]).

La Mélodie est l'organisation en Hauteur des événements musicaux. Elle est caractérisée essentiellement par :
- la Portée,
- la Hauteur des Notes (Nom des Notes, Clef, Altération, Intervalle, Accord, Son musical),
- la Structure mélodique (Nuance, Liaison, Ornement),
- la Tessiture des Instruments.

Le Rythme est l'organisation temporelle des événements musicaux. Il est caractérisé essentiellement par :
- les Durées (Figure de Note, Figure de Silence, Durée d'une Note, Durée d'un Silence, Liaison, Ornement),
- les Mesures (Barre de Mesure, Chiffrage de Mesure),
- les Répétitions de Temps, de Mesures, de sections ou de morceaux,
- le Tempo,
- les Rythmes parfois Irrationnels.

Certains Instruments (notamment : Guitare, Basse et Batterie) ont une notation spécifique liée à la pratique de la musique Jazz/Rock. La plupart des symboles employés sont les symboles standards mais détournés de leur signification habituelle pour s'adapter au contexte de l'Instrument. On peut se reporter à ce sujet au livre [TOS].

2. Gamme diatonique ( Paragraphe Précédent / Suivant )


La Gamme diatonique est une échelle de Sons musicaux à sept Degrés, qui est à la base de la musique savante occidentale.
Sa construction a fait l'objet de trois approches successives marquantes : l'approche psychoacoustique des Anciens, l'approche mathématique de Pythagore et l'approche pragmatique "tempérée".
En particulier, les deux premières approches expliquent simplement pourquoi il n'y a qu'un Demi-ton entre les Notes mi - fa et si - do.

2.1. Gamme diatonique des Anciens ou Gamme de Zarlino

Image Musique : Gamme diatonique majeure de Zarlino

Figure ci-dessus : Gamme diatonique majeure de Zarlino. La première ligne donne les rapports de fréquences des notes par rapport au do de départ. La seconde ligne donne les rapports de fréquences entre notes conjointes.


Prédisposition pour les rapports de Fréquences simples :
Dans tous les pays du monde, la Gamme rudimentaire est basée sur trois Intervalles qui sont : l'Octave, la Quinte et la Quarte.
Il est fort probable en effet que l'oreille humaine se comporte comme un extracteur de Spectre sonore et entend les Sons en les Décomposant en série de Fourier sous forme d'une somme d'ondes sinusoïdales dont les Fréquences sont des multiples entiers d'une même Fréquence f (appelée Fondamentale).
Le système auditif humain aurait ainsi une prédisposition à traiter les Intervalles basés sur des rapports de Fréquences simples, en l'occurrence : 2/1, 3/2 et 4/3.
Cette prédisposition pour les rapports de Fréquences simples serait, non pas innée, mais acquise très jeune par l'exposition aux Sons harmoniques tels que ceux de la voix humaine (cf [GOY]).

Une Gamme Majeure parfaitement juste :
En plaçant ces trois Intervalles sur une même Note (que nous appellerons do par commodité), il devient alors simple d'expliquer la formation de la Gamme diatonique comme suit (cf [LAV]) :
Trois Sons musicaux sont déjà posés :
    - le do à l'Octave (Intervalle de rapport 2/1 correspondant à l'Octave),
    - le sol (Intervalle de rapport 3/2 correspondant à la Quinte),
    - le fa (Intervalle de rapport 4/3 correspondant à la Quarte).
Si f est la Fréquence Fondamentale du do de base, ses Harmoniques (depuis le rang 1) sont alors les suivantes : f, 2f, 3f, 4f, 5f, 6f, etc.
En entendant chacun des trois sons posés précédemment, une oreille exercée entend donc également leurs Harmoniques respectives.
En se limitant aux six premiers Harmoniques de chaque son, l'oreille entend alors l'ensemble des Fréquences suivantes :
    - pour le do à l'Octave : 2f, 4f, 6f, 8f, 10f, 12f, correspondant aux Notes Fondamentales : do (f), do (f), sol (3/2 f), do (f), mi (5/4 f), sol (3/2 f)
    - pour le sol : (3/2)f, 3f, (9/2)f, 6f, (15/2)f, 9f, correspondant aux Notes Fondamentales : sol (3/2 f), sol (3/2 f), (9/8 f), sol (3/2 f), si (15/8 f), (9/8 f)
    - pour le fa : (4/3)f, (8/3)f, 4f, (16/3)f, (20/3)f, 8f, correspondant aux Notes Fondamentales : fa (4/3 f), fa (4/3 f), do (f), fa (4/3 f), la (5/3 f), do (f)
Les Fréquences ont été toutes normalisées en les divisant par 2 autant de fois que nécessaire pour les ramener dans l'Octave.
Ces trois groupes de Notes font alors apparaître quatre nouvelles Notes : ré, la, mi, si.
On obtient ainsi toutes les Notes d'une Gamme Majeure parfaitement juste (voir Figure ci-dessus) : do (f), ré (9/8 f), mi (5/4 f), fa (4/3 f), sol (3/2 f), la (5/3 f), si (15/8 f), do (2f).
Cette Gamme naturelle (appelée Gamme de Zarlino et parfois "Gamme naturelle") a été explicitée au 16e siècle par Gioseffo Zarlino, prêtre et musicien italien, non pas selon cette approche fondée sur les Harmoniques mais sur une construction numérologique par divisions successives.

Perception de trois Accords parfaits majeurs :
Les trois Sons musicaux do, sol et fa contiennent chacun, dans leurs Harmoniques de rang 4, 5 et 6, la Triade suivante :
    - le do contient la Triade "do - mi - sol",
    - le sol contient la Triade "sol - si - ré",
    - le fa contient la Triade "fa - la - do".
Pour chacun de ces trois Sons, une oreille exercée y entendra alors un Accord parfait majeur, empilement de deux Tierces dont la plus grave est Majeure (rapport 5/4 correspondant à deux Tons entiers), la plus haute Mineure (rapport 6/5 correspondant à un Ton et un Demi-ton), les deux Notes extrêmes étant à distance de Quinte.
Cette approche Psychoacoustique pourrait donc expliquer pourquoi la Gamme diatonique comporte à la fois des Tons et des Demi-tons.

Emergence des Fonctions Tonales :
L'ensemble des trois groupes de Notes Fondamentales prises ensemble a la caractéristique suivante :
    - le do y figure 5 fois,
    - le sol y figure 5 fois,
    - le fa y figure 3 fois,
    - le ré y figure 2 fois,
    - le la y figure 1 fois,
    - le mi y figure 1 fois,
    - le si y figure 1 fois.
Ainsi, l'ordre d'importance de ces sept Notes est identique à celui des Fonctions Tonales qui prolongent la notion de Degré en Musique tonale.

Conclusions :
- Dans la Gamme de Zarlino, les Intervalles entre Notes Conjointes présentent trois mêmes rapports : 9/8, 10/9 et 16/15, appelées Ton majeur, Ton mineur et Demi-ton diatonique (voir Figure ci-dessus).
    Cette approche Psychoacoustique pourrait donc expliquer pourquoi il n'y a qu'un Demi-ton entre les Notes mi - fa et si - do (voir Figure ci-dessus).
- L'Intervalle du Ton majeur au Ton mineur vaut 81/80 et s'appelle Comma zarlinien ou syntonique. Cette différence, quoique petite, reste cependant perceptible à l'oreille et peut être source de Dissonances. C'est une des raisons pour lesquelles la Gamme de Zarlino a été très peu utilisée par les compositeurs.
- Cette Gamme reste néanmoins utile lorsqu'un groupe vocal (choristes) ou un groupe de violonistes interprète une musique polyphonique Consonante et souhaite provoquer au niveau des auditeurs une sensation de perfection que l'on n'a pas avec un Instrument accordé en Gamme tempérée.

2.2. Gamme diatonique de Pythagore

Image Musique : Gamme diatonique majeure de Pythagore1



Image Musique : Gamme diatonique majeure de Pythagore2

Figures ci-dessus : Gamme diatonique majeure de Pythagore. Le premier axe horizontal donne les rapports de fréquences des notes par rapport au do de départ. Le second axe donne les rapports de fréquences entre notes conjointes.


Pythagore a construit mathématiquement sa Gamme diatonique Majeure en trois étapes :

Etape 1 : l'Octave et le do (cf [MAN])
Voir premier axe en Figure ci-dessus (OCTAVE).
Pythagore prend une corde tendue et la fait vibrer. En la divisant par deux, il s'aperçoit qu'elle vibre à l' Octave (la Fréquence est un multiple de 2 et la Note est identique). Il construit alors l'Intervalle do - do avec le second do à l'Octave (rapport 2/1).

Etape 2 : les cinq Notes ré, mi, sol, la et si (cf [MAN])
Voir premier axe en Figure ci-dessus (QUINTE et autres Notes sauf le FA).
En pinçant les deux tiers de la corde, Pythagore obtient la Quinte (rapport 3/2) et construit le sol. En itérant le principe de la Quinte, il construit le (rapport 3/2 x 3/2 = 9/4, que l'on divise par 2 pour normaliser, soit 9/8) puis le la (rapport 9/8 x 3/2 = 27/16) puis le mi (rapport 27/16 x 3/2 = 81/32, que l'on divise par 2, soit 81/64) puis le si (rapport 81/64 x 3/2 = 243/128) puis une Note intermédiaire (rapport 243/128 x 3/2 = 729/256, que l'on divise par 2, soit 729/512). L'itération suivante donne à nouveau le do (rapport 729/512 x 3/2 = 2187/1024, que l'on divise par 2, soit 2187/2048 = 1,068) mais avec un léger décalage par rapport au do du départ.
Il aurait pu continuer mais il s'arrête à sept Notes, probablement parce que ce nombre est celui des astres connus à son époque.

Etape 3 : la Note fa
Voir premier axe en Figure ci-dessus (QUARTE).
La Note intermédiaire (rapport 729/512) n'est pas conservée par Pythagore mais remplacée par 4/3 qui a une valeur très proche. Cette valeur correspond à la Quarte obtenue en pinçant les trois quarts de la corde. Mais elle correspond aussi, mathématiquement, à la "Quinte Renversée" qui est le complémentaire de la Quinte dans l'Octave (4/3 x 3/2 = 2). Pyhtagore construit ainsi le fa.

Conclusions
- En réorganisant les Notes par Fréquences croissantes, la Figure ci-dessus donne alors toutes les Notes de la Gamme diatonique : do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.
- Dans la Gamme de Pythagore, les Intervalles entre Notes Conjointes présentent deux mêmes rapports : 9/8 et 256/243 (voir second axe en Figure ci-dessus). Le premier définit le Ton, le second définit le Demi-ton de la Gamme diatonique.
    Cette approche mathématique pourrait donc expliquer pourquoi il n'y a qu'un Demi-ton entre les Notes mi - fa et si - do (voir Figure ci-dessus).
- La Gamme de Pythagore est utilisée sur les Instruments que l'on accorde par Quintes (violon par exemple) ou par Quartes (contrebasse par exemple). Elle permet également à certains solistes (violoniste, chanteur, etc.) de jouer naturellement une Ligne mélodique plus expressive, la Tierce majeure étant plus haute que dans les autres Gammes usuelles (voir Tableau ci-dessous).
- Quant au décalage par rapport au do de départ, on supprime cet écart en baissant artificiellement un peu les Fréquences pour obtenir des Notes justes et identiques, quelle que soit l'Octave. C'est la Gamme tempérée, où toutes les Notes (douze au piano) sont séparées par un Demi-ton (cf [MAN]).

2.3. Gamme tempérée

Notesdomifasollasido
Intervalles en Mode MajeurTonTon1/2 TonTonTonTon1/2 Ton
Gamme de Zarlino9/810/916/159/810/99/816/15
Gamme de Pythagore9/89/8256/2439/89/89/8256/243
Gamme tempérée22/1222/1221/1222/1222/1222/1221/12


La Gamme tempérée est la Gamme qui divise l'Octave en Intervalles égaux, sans se préoccuper de la Consonance entre les Notes ainsi déterminées.
Le découpage le plus répandu contient 12 Intervalles (Demi-tons) qui ont chacun une largeur de 1/12 Octave correspondant à un rapport de Fréquences entre deux Notes Conjointes de 1,05946 = 21/12.
Le Tableau ci-dessus compare les trois Gammes diatoniques usuelles (Zarlino, Pythagore et Tempérée), en Mode Majeur, selon leurs Intervalles respectifs donnés par le rapport de Fréquences entre deux Notes Conjointes.

La Gamme tempérée, dont la paternité est généralement attribuée au musicien Andreas Werckmeister en 1691, est largement utilisée en musique occidentale depuis le 18e siècle. J.S. Bach fut l'un des premiers musiciens à l'adopter (cf "Le Clavier bien tempéré", recueil d'oeuvres écrites de 1722 à 1744).
Bien que difficile à accorder et au prix de n'avoir plus aucun Intervalle "juste" au sens de Zarlino ou de Pythagore, elle présente toutefois de nombreux avantages (uniformisation des Demi-tons, Transpositions et Modulations à l'infini, etc.).
La Gamme est tempérée sur la plupart des Instruments à clavier (piano, orgue, clavecin, harmonium, accordéon, etc.), sur certains Instruments à cordes (guitare, mandoline, luth, harpe, viole, etc.) et sur les Instruments à vent avec clés ou pistons (trompette, tuba, clarinette, hautbois, etc.).

3. Consonance et Dissonance ( Paragraphe Précédent / Suivant )

En musique, la Consonance est la combinaison de Sons, telle un Intervalle ou un Accord, perçue comme agréable à l'oreille. Dans le cas contraire, on parle de Dissonance.

3.1. Consonance entre deux Sons purs

Image Musique : Battement physique et battement psychoacoustique

Figure ci-dessus : Battement physique et battement psychoacoustique de deux sons purs de fréquences f1 et f2


Règle en Psychoacoustique :
Deux Sons purs confondus (de Fréquences identiques ou très proches), ou au contraire séparés de plus d'une Tierce mineure (dont le rapport des Fréquences est supérieur à 6/5), sont perçus comme agréables à l'oreille (Sons Consonants). Dans le cas contraire, les Sons sont Dissonants.

Constatation :
Lorsque deux Sons purs de Fréquences f1 et f2 sont joués simultanément, l'oreille ressent les impressions suivantes :
- Si f1 et f2 sont identiques ou très proches, les Sons sont confondus.
- Si f1 et f2 sont légèrement éloignés, l'oreille entend, en plus d'une Fréquence voisine de f1 et f2, un Battement lent qui ne nuit pas à l'impression d'Harmonie mais donnent simplement l'impression d'un Tremolo, une augmentation et diminution d'amplitude (voir Figure ci-dessus et Explication du "Battement physique" dans le Lexique).
- Si f1 et f2 sont un peu plus éloignés, l'oreille entend un Battement rapide ou bien une impression désagréable de dureté sans Battement. Dans les deux cas, les Sons sont Dissonants.
- Si la différence entre f1 et f2 dépasse un seuil appelé "largeur de Bande critique", l'impression désagréable disparaît et l'oreille entend des Sons séparés et Consonants.
La largeur de cette Bande critique est de 0,26 Octave (= log2(6/5)) correspondant à l'Intervalle "Tierce mineure" (de rapport 6/5 en Fréquence).

Explication :
L'oreille décompose les Fréquences comme suit :
- Les Fréquences situées à l'intérieur d'une même largeur de Bande critique envoient au cerveau un signal mélangé par les mêmes fibres nerveuses.
- Au contraire, les Fréquences séparées de plus d'une largeur de Bande critique envoient des signaux par des fibres nerveuses distinctes.

3.2. Consonance entre deux Sons musicaux - Les Intervalles

Image Musique : Consonance Image Musique : Consonances

Figure 1 et 2 ci-dessus : Consonance de deux sons musicaux en fonction du rapport de leurs fréquences fondamentales.


Règle en Psychoacoustique (cf [PIE]) :
Les Sons musicaux ne sont pas des Sons purs mais contiennent, comme les sons du piano, beaucoup d'Harmoniques. Contrairement à une idée reçue, la Consonance entre deux Sons musicaux ne dépend pas du rapport entre leurs Fréquences Fondamentales mais de la concordance entre les séries Harmoniques de chaque Son.
Deux Sons musicaux ayant beaucoup d'Harmoniques confondus (de Fréquences identiques ou très proches), ou au contraire séparés de plus d'une Tierce mineure (dont le rapport des Fréquences est supérieur à 6/5), sont perçus comme agréables à l'oreille (Sons Consonants). Dans le cas contraire, l'oreille perçoit un Battement rapide ou une impression désagréable de dureté sans Battement, et les Sons sont Dissonants.

Le Tableau suivant donne la liste des Intervalles Consonants avec leurs noms, leurs Notes (en do Majeur) et le rapport idéal des Fréquences selon la Gamme de Zarlino.

Nom de l'IntervalleNotes en do MajeurRapport idéal des Fréquences
Unissondo - do1/1
Tierce mineuremi - sol6/5
Tierce majeuredo - mi5/4
Quarte justedo - fa4/3
Quinte justedo - sol3/2
Sixte mineuremi - do8/5
Sixte majeuredo - la5/3
Octavedo - do à l'Octave2/1


Constatation :
La Figure 1 ci-dessus montre la Consonance de deux Sons musicaux en fonction du rapport de leurs Fréquences Fondamentales. Chaque Son musical comporte une Fondamentale (f) et cinq Harmoniques supérieurs (2f, 3f, 4f, 5f, 6f). La Fréquence 250 Hz est notée f0.
Les Intervalles les plus Consonants sont alors : l'Unisson (rapport 1/1), l'Octave (rapport 2/1), la Quinte (rapport 3/2) et la Sixte majeure (rapport 5/3).
Les autres Intervalles en Figure 1 et 2 (la Quarte (rapport 4/3), la Sixte mineure (rapport 8/5), la Tierce majeure (rapport 5/4)) et la Tierce mineure (rapport 6/5)) sont également Consonants mais un peu moins.
A noter que la Consonance de la Quarte juste est qualifiée de "mixte" uniquement dans le contexte d'un Accord. Elle peut rendre l'Accord Dissonant quand elle est en Basse.

Explication :
Le Tableau ci-dessous montre la concordance des séries d'Harmoniques entre plusieurs Sons musicaux (en se limitant aux six premiers Harmoniques de chaque Son). Le mot "Harmonique" est pris ici au sens large (la Fondamentale étant l'Harmonique de rang 1).
La distance horizontale mesure en Octaves la séparation des Fréquences, c'est-à-dire que les Harmoniques de rapport 2/1 se trouvent à une Octave les unes des autres. La Bande critique de largeur 0,26 Octave (Tierce mineure) correspond à une distance horizontale de 5 cases.
La première ligne du Tableau donne le numéro d'Octave.
La seconde ligne donne la position (n) des Harmoniques (nf) du Son grave.
Les lignes suivantes donnent, en regard du Son grave, la position des Harmoniques de plusieurs Sons plus aigus.

*************************************************************************
Numéro d'Octave 0 1 2 3
Son grave 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Unisson (1/1) 1 2 3 4 5 6
Tierce mineure (6/5) 1 2 3 4 5 6
Tierce majeure (5/4) 1 2 3 4 5 6
Quarte juste (4/3) 1 2 3 4 5 6
Quinte juste (3/2) 1 2 3 4 5 6
Sixte mineure (8/5) 1 2 3 4 5 6
Sixte majeure (5/3) 1 2 3 4 5 6
Octave (2/1) 1 2 3 4 5 6


Ce Tableau montre clairement les résultats suivants :

Les Harmoniques du Son grave et de l'Unisson sont identiques : f, 2f, 3f, 4f, 5f, 6f. Les deux Sons sont donc parfaitement Consonants.

Les Harmoniques de l'Octave sont : 2f, 4f, 6f, 8f, 10f, 12f.
Tous les Harmoniques du Son grave et de l'Octave coincident ou sont bien séparés par au moins une Tierce mineure. Les deux Sons sont donc parfaitement Consonants.

Les Harmoniques de la Quinte sont : (3/2)f, 3f, (9/2)f, 6f, (15/2)f, 9f.
Deux Harmoniques du Son grave et de la Quinte coincident (3f et 6f).
Le premier Harmonique (3/2)f de la Quinte est bien séparé du premier Harmonique f et du second Harmonique 2f du Son grave.
Le troisième Harmonique (9/2)f de la Quinte tombe entre le cinquième Harmonique 5f (0,15 Octave en dessous) et le quatrième Harmonique 4f (0,17 Octave au-dessus) du Son grave. Ces deux Intervalles sont un peu inférieurs à une Tierce mineure.
Globalement, les deux Sons sont donc Consonants (sans être toutefois parfaitement Consonants comme l'Unisson ou l'Octave).

Les Harmoniques de la Sixte majeure sont : (5/3)f, (10/3)f, 5f, (20/3)f, (25/3)f, 10f.
Un Harmonique du Son grave et de la Sixte majeure coincide (5f).
Le premier Harmonique (5/3)f de la Sixte majeure est bien séparé du premier Harmonique f et du second Harmonique 2f du Son grave.
Le deuxième Harmonique (10/3)f de la Sixte majeure tombe au-dessus du troisième Harmonique 3f du Son grave (0,15 Octave au-dessus). Cet Intervalle est un peu inférieur à une Tierce mineure.
Le quatrième Harmonique (20/3)f de la Sixte majeure tombe au-dessus du sixième Harmonique 6f du Son grave (0,15 Octave au-dessus). Cet Intervalle est un peu inférieur à une Tierce mineure.
Globalement, les deux Sons sont donc Consonants (sans être toutefois parfaitement Consonants comme l'Unisson ou l'Octave).

Accordage du piano :
Les accordeurs de piano ont une méthode systématique pour Accorder un piano, basée sur les Battements issus de la non-concordance de certaines séries d'Harmoniques entre Notes.

3.3. Consonance entre plus de deux Sons musicaux - Les Accords

Image Musique : Accord Image Musique : Accords parfaits avec leurs renversements

Figure 1 ci-dessus : Une Cadence qui va de l'accord de Septième de Dominante, dissonant, à l'accord de Tonique, consonant.
Figure 2 ci-dessus : Accords parfaits majeur et mineur, suivis chacun de leurs deux Renversements.


Règle en Psychoacoustique (cf [PIE]) :
Lorsqu'on joue ensemble plus de deux Notes, la Consonance suit la règle Psychoacoustique énoncée ci-avant pour deux Sons musicaux.
Le secret de la Consonance consiste à éviter les Harmoniques trop rapprochés en Fréquence. Par exemple, dans un Accord de Septième de Dominante ou dans un Accord de Tonique (voir Figure ci-dessus), si on enlève soigneusement (par ordinateur) tous les Harmoniques se trouvant à moins d'une Tierce mineure, le premier Accord (qui est Dissonant) devient Consonant et le second Accord devient plus Consonant qu'il ne l'est naturellement.
A noter également que le groupement de trois Notes formant entre elles des Intervalles Consonants contribue, certes, à rendre l'Accord Consonant mais ne le garantit pas toujours. Par exemple, la Quarte juste peut rendre l'Accord Dissonant quand elle est en Basse de l'Accord.

Les Accords :
Les Accords de trois notes habituellement considérés comme les seuls Consonants sont les quatre Accords suivants, déjà utilisés au 16e siècle :
1- L'Accord parfait majeur, par exemple : do - mi - sol (voir Accord n1 en Figure 2 ci-dessus), qui est l'empilement d'une Tierce majeure (do - mi) et d'une Tierce mineure (mi - sol).
2- L'Accord parfait mineur, par exemple : do - mib - sol (voir Accord n4 en Figure 2 ci-dessus), qui est l'empilement d'une Tierce mineure (do - mib) et d'une Tierce majeure (mib - sol).
3- L'Accord de Sixte majeure, par exemple : mib - sol - do (voir Accord n5 en Figure 2 ci-dessus, 1er Renversement de l'Accord n4), qui est l'empilement d'une Tierce majeure (mib - sol) et d'une Quarte juste (mib - do).
4- L'Accord de Sixte mineure, par exemple : mi - sol - do (voir Accord n2 en Figure 2 ci-dessus, 1er Renversement de l'Accord n1), qui est l'empilement d'une Tierce mineure (mi - sol) et d'une Quarte juste (mi - do).
On en déduit la forme Fondamentale des Accords en Musique Tonale, qui est celle qui empile des Intervalles de Tierce (mineure ou majeure), et ceci quel que soit le nombre de Notes composant l'Accord.
D'où finalement les trois grandes classes d'Accords :
- La classe des Accords de trois notes (ou Accords de Quinte), dont les Notes constitutives sont la Fondamentale, la Tierce (mineure ou majeure) et la Quinte (juste, diminuée ou augmentée).
- La classe des Accords de quatre notes (ou Accords de Septième), dont les Notes constitutives sont celles d'un Accord de trois notes, plus une Septième (majeure, mineure ou diminuée).
- La classe des Accords de cinq notes (ou Accords de Neuvième), dont les Notes constitutives sont celles d'un Accord de quatre notes, plus une Neuvième (majeure, mineure ou augmentée).

3.4. Dissonance interne à un Son musical


Règle en Psychoacoustique (cf [PIE]) :
Si un Son musical comporte plus de six Harmoniques (f, 2f, 3f, 4f, 5f, 6f, etc.), les Harmoniques les plus aigus se trouveront toujours à moins d'une Tierce mineure l'un de l'autre (voir Son grave dans le second Tableau ci-dessus) et le Son donnera une impression de Dissonance interne. C'est le cas du clavecin, riche en Harmoniques, ou dans certains sons électroniques avec ondes rectangulaires ou en dents de scie.
Naturellement, si les Notes prises individuellement sont déjà Dissonantes, elles le seront encore plus si elles sont jouées en Accord avec d'autres.
Au piano, les marteaux sont placés pour frapper la corde à un septième de sa longueur de sorte qu'ils ne peuvent pas faire vibrer la corde à la Fréquence du septième Harmonique, ce qui élimine quasi-totalement toute Dissonance interne.

4. Accord parfait majeur et Harmonie ( Paragraphe Précédent / Suivant )

Image Musique : Accords parfaits avec leurs renversements

Figure ci-dessus : L'Accord n1 est un Accord parfait majeur.


Définition :
L'Accord parfait majeur est l'ensemble des trois Notes suivantes jouées ensemble : une Note de Fréquence Fondamentale f, la Tierce majeure supérieure de Fréquence Fondamentale 5/4 f et la Quinte juste supérieure de Fréquence Fondamentale 3/2 f, par exemple : do - mi - sol.

Un Accord triplement remarquable :
Cet Accord est remarquable car il cumule à lui seul trois propriétés Psychoacoustiques différentes.
Le mot "Harmonique" est pris ici au sens large (la Fondamentale étant l'Harmonique de rang 1).

1) Cet Accord est présent à l'état pur au sein de chaque Note de musique.
Tout Son périodique possède un Accord parfait majeur situé deux Octaves plus haut que sa Fondamentale, dans ses Harmoniques de rangs 4, 5 et 6. On peut en effet constater que :
- la division du rang 5 par le rang 4, soit le rapport 5/4, est la Tierce majeure.
- la division du rang 6 par le rang 4, soit le rapport 3/2, est la Quinte juste.
Une oreille exercée peut "sentir" cet Accord dans chaque Note jouée isolément.

2) Cet Accord est considéré comme l'Accord le plus Consonant.
Si f est, par exemple, la Fréquence Fondamentale du do, il s'ensuit que :
- les Harmoniques du do sont : f, 2f, 3f, 4f, 5f, 6f.
- les Harmoniques du mi sont : (5/4)f, (5/2)f, (15/4)f, 5f, (25/4)f, (15/2)f.
- les Harmoniques du sol sont : (3/2)f, 3f, (9/2)f, 6f, (15/2)f, 9f.
Par une analyse analogue à celle faite ci-avant, on montre que ces trois Notes sont fortement Consonantes entre elles.

3) Cet Accord donne une impression d'harmonie.
Tous les Harmoniques de cet Accord sont des multiples entiers de la Fréquence fb = (1/4) f : multiples de 4 pour le do, multiples de 5 pour le mi et multiples de 6 pour le sol.
En écoutant cet Accord, l'oreille exercée perçoit une Hauteur de deux Octaves plus bas que le do, correspondant à la Fréquence fb. D'où l'impression d'une certaine Harmonie.
Rameau a considéré cet Accord comme la base de l'Harmonie musicale.
Mais l'Harmonie ne se résume pas aux Accords parfaits majeurs.
Pour la plupart des musiciens, l'Harmonie est la combinaison Dissonante de Notes, pleines de tensions, qui se résolvent miraculeusement en un Accord Consonant.
Pour le compositeur américain Lejaren Hiller, "La musique est un compromis entre la monotonie et le chaos".

5. Ecoute en milieu clos ( Paragraphe Précédent / Suivant )

Image Musique : Reverberation

Figure ci-dessus : Réverbération en milieu clos.


Importance des murs :
En milieu clos, le Son direct n'est perceptible qu'à courte distance de la source (voir Figure ci-dessus) car son énergie décroit avec la distance d comme 1/d2.
En conséquence, assez loin de la source (dans une salle de spectacle notamment), les Sons réfléchis par les parois de la salle constituent l'essentiel du Son perçu (cf [MAT Introduction]).
Les conditions d'une bonne acoustique interne sont alors données par le Temps de réverbération (Tr) de la salle.
Ce temps ne doit pas être trop petit, auquel cas le Son direct serait insuffisamment prolongé par les Sons réfléchis (comme pour un local trop bien isolé type "chambre sourde").
Ce temps ne doit pas être non plus trop grand, auquel cas le même Son serait entendu plusieurs fois (phénomème d'écho qui se produit quand l'intervalle de temps séparant les arrivées successives des ondes est supérieur à 0,1 s) ou bien des Sons émis successivement se trouveraient fusionnés avant leur extinction et rendraient la compréhension inintelligible (parole ou musique).

Réverbération optimale :
Le Temps de réverbération optimal (Tr opt) est donc un compromis entre une sonorité insuffisante et une sonorité excessive du local.
Ce Temps doit être d'environ 0,5 s pour des pièces d'habitation et de 1 s pour des salles de spectacle de 500 m3. Plus précisément, en fonction du volume V du local, le Temps (Tr opt) est le suivant (selon formule de Stephen et Bate) :
    Tr opt = a (0,0118 V1/3 + 0,1070)
    où a est une constante qui vaut 4 pour le Langage parlé, 4,5 pour l'opéra, 5 pour les orchestres et 6 pour les choeurs.

Construction des salles :
Dans un projet de construction de salle, pour obtenir ce Temps optimal qui est toujours plus petit que celui de la salle nue, il faut employer des matériaux absorbant le Son.
La formule du Temps de réverbération (Tr) permet de faire ces choix selon la catégorie des matériaux absorbants (voir [PUJ Projet]) :
    - matériaux poreux absorbant surtout les Sons de Fréquence aiguë ;
    - matériaux à base de membrane vibrante absorbant les basses ;
    - matériaux constitués de résonateurs absorbant généralement les médiums.
Pour les grandes salles (plus de 1000 m3), il convient de compléter cette approche statistique par une étude géométrique visant à donner aux parois de la salle une forme déviant les rayons réfléchis acoustiquement dangereux (voir [MAT Introduction][PUJ Projet]).
Pour les petites salles type auditorium par exemple (moins de 150 m3), il convient de compléter cette approche statistique par une étude ondulatoire visant à prendre en compte l'impédance mécanique des parois génératrice de Fréquences propres (voir [MAT Introduction][PUJ Projet]).

6. Lexique ( Paragraphe Précédent / Suivant )


Le Lexique ci-dessous contient les termes utilisés dans cette page, listés par ordre alphabétique.

  1. Accentuation
  2. Accolade
  3. Accord
  4. Accord de cinq notes
  5. Accord de quarte et sixte
  6. Accord de quatre notes
  7. Accord de tierce et sixte
  8. Accord de transition ou mixte
  9. Accord de trois notes
  10. Accord parfait
  11. Accord parfait majeur
  12. Accord parfait mineur
  13. Accordage
  14. Altération
  15. Altéré (Accord)
  16. Appogiature
  17. Armure ou Armature
  18. Arpégé (Accord)
  19. Attaque (musique)
  20. Attaque (Syllabe)
  21. Augmenté (Accord)
  22. Bande critique
  23. Barre de Mesure
  24. Barre de Système
  25. Basse (Accord)
  26. Battement physique
  27. Battement psychoacoustique
  28. Brillance
  29. Bruit
  30. C et C barré
  31. Cadence
  32. Cercle des quartes
  33. Chiffrage classique des Accords
  34. Chiffrage des Mesures
  35. Chiffrage moderne des Accords
  36. Classé (Accord)
  37. Clef
  38. Coda (musique)
  39. Coda (Syllabe)
  40. Comma (Intervalle)
  41. Comma (Silence)
  42. Conjoint (Note, Intervalle ou Mouvement)
  43. Consonance
  44. Consonne
  45. Contrepoint
  46. Corde vibrante
  47. Crochet
  48. Croisement (Voix)
  49. Cycle des quintes
  50. Da Capo
  51. Dal Segno
  52. Décomposition en séries de Fourier
  53. Degré
  54. Demi-ton
  55. Diapason
  56. Diminué (Accord)
  57. Disjoint (Note, Intervalle ou Mouvement)
  58. Dissonance
  59. Doigté
  60. Dominante
  61. Doublure (Note)
  62. Durée (Silence)
  63. Durée (Son musical ou Note)
  64. Ecartement entre Voix
  65. Enchaînement (Degré ou Accord)
  66. Enharmonique
  67. Figure de Note
  68. Figure de Silence
  69. Fine
  70. Fonction tonale
  71. Fondamental (Etat)
  72. Fondamentale (Accord)
  73. Fondamentale (Son musical)
  74. Formant
  75. Forme musicale
  76. Fréquence
  77. Gamme
  78. Gamme chromatique
  79. Gamme de Pythagore
  80. Gamme de Zarlino
  81. Gamme diatonique
  82. Gamme exotique
  83. Gamme tempérée
  84. Glissé ou Glissando
  85. Harmonie
  86. Harmoniques
  87. Harmonisation
  88. Hauteur (Son musical ou Note)
  89. Instrument de musique
  90. Intensité d'un son musical
  91. Intensité d'un Son pur
  92. Intervalle harmonique
  93. Intervalle mélodique
  94. Irrationnel (Rythme)
  95. Langage parlé
  96. Legato
  97. Liaison
  98. Ligne (Mélodie)
  99. Ligne (Portée)
  100. log
  101. Main
  102. Majeur (Accord)
  103. Majeur (Intervalle)
  104. Majeur (Mode ou Gamme)
  105. Médiante
  106. Mélodie
  107. Membrane vibrante
  108. Mesure
  109. Mineur (Accord)
  110. Mineur (Intervalle)
  111. Mineur (Mode ou Gamme)
  112. Modale (Musique)
  113. Mode diatonique
  114. Modulation
  115. Mordant
  116. Mot
  117. Mouvement (Oeuvre)
  118. Mouvement (Tempo)
  119. Mouvement (Voix)
  120. Neuvième
  121. Nom (Note)
  122. Note
  123. Nuance
  124. Octave
  125. Octave élargie
  126. Ornement
  127. Partiels
  128. Période
  129. Phonème
  130. Phrasé
  131. Phrase grammaticale
  132. Phrase musicale
  133. Point d'arrêt
  134. Point d'orgue
  135. Point de prolongation ou d'augmentation
  136. Portée
  137. Position (Accord)
  138. Position (Voix)
  139. Prime
  140. Prosodie
  141. Psychoacoustique
  142. Pulsation
  143. Registre
  144. Quarte
  145. Quinte
  146. Redoublement (Intervalle)
  147. Renversement
  148. Renvoi
  149. Répétition
  150. Réverbération
  151. Ronde
  152. Rythme
  153. Seconde
  154. Sensible
  155. Seizième
  156. Septième
  157. Silence
  158. Sixte majeure
  159. Sixte mineure
  160. Son musical
  161. Son pur
  162. Sonagramme ou Sonogramme
  163. Spectre sonore
  164. Staccato
  165. Suspendu (Accord)
  166. Syllabe
  167. Tempo
  168. Temps
  169. Tessiture
  170. Tétracorde
  171. Tierce majeure
  172. Tierce mineure
  173. Timbre (Son musical)
  174. Ton (Intervalle)
  175. Ton (Note)
  176. Tonale (Fonction)
  177. Tonale (Musique)
  178. Tonalité
  179. Tonique
  180. Transposition
  181. Tremolo
  182. Triade
  183. Trille
  184. Tuyau sonore
  185. Unisson
  186. Variante
  187. Variation (Nuance)
  188. Vibrato
  189. Voisement
  190. Voix
  191. Voyelle

Accentuation


Le terme "Accentuation" est utilisé différemment selon le contexte musical :
- Accentuation en terme de Durée : voir Figure de Note.
- Accentuation en terme d'Intensité sonore : voir Nuance.
- Accentuation en terme de Temps : voir Mesure.

Accolade


Voir Portée.

Accord

Image Musique : Accord - Etat fondamental Image Musique : Accords


En Musique Tonale, un Accord est l'ensemble d'au moins trois Notes jouées ensemble ou quasiment ensemble (Accord arpégé), les Noms des Notes étant généralement différents (l'Accord do - mi - do à l'Octave restant par exemple un Accord incomplet).
Un Accord est donc une combinaison de plusieurs Intervalles, généralement Consonants (voir Figure 2 ci-dessus).
En notation musicale, lorsque les Notes sont simultanées et de même Durée, elles sont reliées par une hampe verticale, sauf les Rondes (voir Figure 2 ci-dessus).
L'Accord porte le Nom de sa Fondamentale (exemple : Accord de do Majeur). Les autres Notes constitutives portent le nom de l'Intervalle ascendant qui sépare cette Note de la Fondamentale, et ceci même si la Fondamentale ne se trouve pas à la Basse.
Attention : ce nommage est différent du Chiffrage de l'Accord qui se fait par rapport à la Basse et non pas par rapport à la Fondamentale. Il est donc prudent, lorsqu'on parle par exemple d'une "Tierce", de préciser s'il s'agit de la Tierce "de l'Accord" - autrement dit, la Tierce de la Fondamentale - ou bien s'il s'agit de la Tierce "de la Basse" représentée par le Chiffrage, ceci afin d'éviter tout malentendu en cas d'Accord Renversé.

Trois grandes classes ou familles d'Accords existent :
- La classe des Accords de trois notes (ou Accords de Quinte),
- La classe des Accords de quatre notes (ou Accords de Septième),
- La classe des Accords de cinq notes (ou Accords de Neuvième).

Un Accord est dit "à l'état fondamental" lorsque sa Basse est la Fondamentale de l'Accord (voir les deux premiers Accords de la Figure 1 ci-dessus, la Fondamentale étant indiquée en couleur rouge). Il n'est pas forcément formé d'un empilement de Tierces comme le 1er Accord do - mi - sol de la Figure. La Position des Notes peut être différente : par exemple, le 2ème Accord do - sol - mi de la Figure est aussi un Accord à l'état fondamental.
L'Accord est dit "Renversé" dans le cas contraire (état "non-fondamental").
Attention : selon le contexte, la terminologie "état fondamental" signifie souvent "état fondamental réduit" (voir ci-après).

Un Accord est dit "classé ou à l'état fondamental réduit" lorsqu'il est normalisé par réduction à un empilement de Tierces (voir le premier Accord de la Figure 1 ci-dessus). Cette réduction s'obtient en abaissant les Notes supérieures d'une Octave jusqu'à obtenir un empilement de Tierces (exemples : do - mi - sol ; do - mib - sol ; do - mi - sol - sib - ré).
Sur la Figure 1 ci-dessus, les trois derniers Accords (do - sol - mi, mi - sol - do, et sol - do - mi) ont pour Accord à l'état fondamental réduit le 1er Accord do - mi - sol, dont la Fondamentale est do, la Tierce est mi et la Quinte est sol.

Les Accords sont Chiffrés pour des besoins de description et d'analyse tonale de ces Accords. Deux Chiffrages existent : le Chiffrage classique (appelé "basse continu") et le Chiffrage moderne (en musique Jazz/Rock).

Les Accords s'utilisent comme Fonction dans leur contexte tonal. Dans un morceau musical, on distingue, d'une part la Disposition verticale des Accords (i.e. les Accords au repos), d'autre part l'Enchaînement des Accords (i.e. les Accords en Mouvement), lesquels se font selon des règles Harmoniques.

Accord de cinq notes

Image Musique : Accords de neuvieme en gamme de do majeur et de do mineur harmonique


La classe des Accords de cinq notes (ou Accords de Neuvième) regroupe les Accords dont les Notes constitutives sont celles d'un Accord de quatre notes, plus une Neuvième (majeure, mineure ou augmentée).
D'où les dix espèces d'Accord :
    1. Accord de Neuvième majeure de Dominante, ou Accord de Neuvième majeure, Septième mineure et Parfait majeur (exemple : ré - fa# - la - do - mi)
    2. Accord de Neuvième mineure de Dominante, ou Accord de Neuvième mineure, Septième mineure et Parfait majeur (exemple : ré - fa# - la - do - mib)
    3. Accord de Neuvième majeure et Septième mineure (exemple : ré - fa - la - do - mi)
    4. Accord de Neuvième mineure et Septième mineure (exemple : ré - fa - la - do - mib)
    5. Accord de Neuvième mineure et Quinte diminuée (exemple : ré - fa - lab - do - mib)
    6. Accord de Neuvième majeure et Septième majeure (exemple : ré - fa# - la - do# - mi)
    7. Accord de Neuvième augmentée (exemple : ré - fa# - la - do# - mi#)
    8. Accord de Neuvième mineure et Septième diminuée (exemple : ré - fa - lab - dob - mib)
    9. Accord de Neuvième majeure, Septième majeure et Parfait mineur (exemple : ré - fa - la - do# - mi)
    10. Accord de Neuvième majeure et Quinte augmentée (exemple : ré - fa# - la# - do# - mi)
La Figure ci-dessus montre en exemple l'ensemble des Accords de cinq notes porté par les différents Degrés de la Gamme de do majeur et de la Gamme de do mineur harmonique.

Le Tableau ci-dessous (cf [Gui]) donne la Structure des Accords de cinq notes portés par les différents Degrés pour le Mode Majeur et les Modes Mineurs.
Légende du Tableau : (M = Majeur, m = mineur, aug9 = augmentée, dim7 = diminuée) pour la Neuvième puis la Septième, (dim = diminué, aug = augmenté) pour la Quinte et (PM = Parfait Majeur, Pm = Parfait mineur) pour l'Accord Parfait de trois notes.

Degrés portant les Accords de cinq notesIIIIIIIVVVIVII
Mode MajeurM MM mm mM MM m PMM mm m dim
Mode Mineur harmonique ou classiqueM M Pmm m dimM M augM mm m PMaug9m dim7
Mode Mineur mélodique ascendantM M Pmm mM M augM m PMM m PMM m dimm m dim
Mode Mineur naturel ou mélodique descendantM Mm m dimM MM mm mM MM m PM

Accord de quarte et sixte

Image Musique : Accord - Etat fondamental


Un Accord de quarte et sixte est le deuxième Renversement d'un Accord de trois notes, Parfait ou non (voir exemple en Figure ci-dessus, la Fondamentale étant indiquée en couleur rouge).
Il se compose d'une Basse (la Quinte de la Fondamentale), d'une Quarte (la Fondamentale) et d'une Sixte (la Tierce de la Fondamentale).
Lorsque la Quarte est juste, l'Accord est dit Normal et est considéré comme Dissonant. Il peut être soit Majeur (exemple : sol - do - mi) soit Mineur (exemple : sol - do - mib) selon que sa Sixte est majeure ou mineure. On le Chiffre 6/4, mais non pas 6, qui est réservé à l'Accord de sixte.
Lorsque la Quarte est augmentée (exemple : sol - do# - mib), l'Accord est dit Déformé et prend le nom d'Accord de quarte augmentée et sixte.

Accord de quatre notes

Image Musique : Accords de septieme en gamme de do majeur et de do mineur harmonique


La classe des Accords de quatre notes (ou Accords de Septième) regroupe les Accords dont les Notes constitutives sont celles d'un Accord de trois notes, plus une Septième (majeure, mineure ou diminuée).
D'où les sept espèces d'Accord :
    1. Accord de Septième de Dominante, ou de Septième mineure et Parfait majeur (exemple : mi - sol# - si - ré)
    2. Accord de Septième mineure (exemple : mi - sol - si - ré)
    3. Accord de Septième mineure et Quinte diminuée (exemple : mi - sol - sib - ré)
    4. Accord de Septième majeure (exemple : mi - sol# - si - ré#)
    5. Accord de Septième diminuée (exemple : mi - sol - sib - réb)
    6. Accord de Septième majeure et Parfait mineur (exemple : mi - sol - si - ré#)
    7. Accord de Septième majeure et Quinte augmentée (exemple : mi - sol# - si# - ré#)
La Figure ci-dessus montre en exemple l'ensemble des Accords de quatre notes porté par les différents Degrés de la Gamme de do majeur et de la Gamme de do mineur harmonique.

Le Tableau ci-dessous (cf [Gui]) donne la Structure des Accords de quatre notes portés par les différents Degrés pour le Mode Majeur et les Modes Mineurs.
Légende du Tableau : (M = Majeur, m = mineur, dim7 = diminué) pour la Septième, (dim = diminué, aug = augmenté) pour la Quinte et (PM = Parfait Majeur, Pm = Parfait mineur) pour l'Accord Parfait de trois notes.

Degrés portant les Accords de quatre notesIIIIIIIVVVIVII
Mode MajeurMmmMm PMmdim
Mode Mineur harmonique ou classiqueM Pmdimaugmm PMMdim7
Mode Mineur mélodique ascendantM Pmmaugm PMm PMdimdim
Mode Mineur naturel ou mélodique descendantmdimMmmMm PM

Accord de tierce et sixte

Image Musique : Accord - Etat fondamental


Un Accord de tierce et sixte (ou plus simplement Accord de sixte) est le premier Renversement d'un Accord de trois notes, Parfait ou non (voir exemple en Figure ci-dessus, la Fondamentale étant indiquée en couleur rouge).
Il se compose d'une Basse (la Tierce de la Fondamentale), d'une Tierce (la Quinte de la Fondamentale) et d'une Sixte (la Fondamentale).
Lorsque l'Accord contient une Quarte juste, l'Accord est dit Normal. Il peut être soit Majeur (exemple : do - mi - la) soit Mineur (exemple : do - mib - lab) selon que sa Tierce est majeure ou mineure. On le Chiffre 6/3 ou plus simplement 6.
Lorsque la Quarte est augmentée (exemple : do - mi - la#) ou diminuée (exemple : do - mi - lab), l'Accord est dit Déformé et prend le nom d'Accord de sixte augmentée ou diminuée.

Accord de transition ou mixte


Voir Modulation.

Accord de trois notes

Image Musique : Accords de quinte en gamme de do majeur et de do mineur harmonique


La classe des Accords de trois notes (ou Accords de Quinte) regroupe les Accords dont les Notes constitutives sont la Fondamentale, la Tierce (mineure ou majeure) et la Quinte (juste, diminuée ou augmentée).
D'où les quatre espèces d'Accord :
    1. Accord parfait majeur (exemple : do - mi - sol)
    2. Accord parfait mineur (exemple : do - mib - sol)
    3. Accord de quinte diminuée ou plus simplement Accord diminué (exemple : do - mib - solb)
    4. Accord de quinte augmentée ou plus simplement Accord augmenté (exemple : do - mi - sol#)
La Figure ci-dessus montre en exemple l'ensemble des Accords de trois notes porté par les différents Degrés de la Gamme de do majeur et de la Gamme de do mineur harmonique.

Le Tableau ci-dessous (cf [Gui]) donne la Structure des Accords de trois notes portés par les différents Degrés pour le Mode Majeur et les Modes Mineurs.
Légende du Tableau : (M = Majeur, m = mineur) pour la Tierce et (dim = diminué, aug = augmenté) pour la Quinte.

Degrés portant les Accords de trois notesIIIIIIIVVVIVII
Mode MajeurMmmMMmdim
Mode Mineur harmonique ou classiquemdimaugmMMdim
Mode Mineur mélodique ascendantmmaugMMdimdim
Mode Mineur naturel ou mélodique descendantmdimMmmMM

Accord parfait


En Musique tonale, un Accord parfait est l'ensemble des trois Notes suivantes jouées ensemble : une Note de Fréquence Fondamentale f, la Tierce (majeure ou mineure) supérieure et la Quinte juste supérieure, par exemple : do - mi - sol ou do - mib - sol.

Accord parfait majeur

Image Musique : Accords parfaits avec leurs renversements

Image Musique : Accord parfait majeur du doImage Musique : Accord parfait majeur du re bemolImage Musique : Accord parfait majeur du reImage Musique : Accord parfait majeur du mi bemolImage Musique : Accord parfait majeur du miImage Musique : Accord parfait majeur du faImage Musique : Accord parfait majeur du fa dieseImage Musique : Accord parfait majeur du solImage Musique : Accord parfait majeur du la bemolImage Musique : Accord parfait majeur du laImage Musique : Accord parfait majeur du si bemolImage Musique : Accord parfait majeur du si


Un Accord parfait majeur est un Accord parfait dont la Tierce constitutive est majeure, par exemple : do - mi - sol (voir Accord n1 en Figure 1 ci-dessus).
Il existe au total 12 Accords parfaits majeurs (voir Figure 2 ci-dessus, cf [FAB Unité 6]). Seuls trois Accords sont sans Altérations : do - mi - sol, fa - la - do, sol - si - ré

Cet Accord est remarquable car il cumule à lui seul trois propriétés Psychoacoustiques différentes.
Le mot "Harmonique" est pris ici au sens large (la Fondamentale étant l'Harmonique de rang 1).

1) Cet Accord est présent à l'état pur au sein de chaque Note de musique.
Tout Son périodique possède un Accord parfait majeur situé deux Octaves plus haut que sa Fondamentale, dans ses Harmoniques de rangs 4, 5 et 6. On peut en effet constater que :
- la division du rang 5 par le rang 4, soit le rapport 5/4, est la Tierce majeure.
- la division du rang 6 par le rang 4, soit le rapport 3/2, est la Quinte juste.
Une oreille exercée peut "sentir" cet Accord dans chaque Note jouée isolément.

2) Cet Accord est considéré comme l'Accord le plus Consonant.
Si f est, par exemple, la Fréquence Fondamentale du do, il s'ensuit que :
- les Harmoniques du do sont : f, 2f, 3f, 4f, 5f, 6f.
- les Harmoniques du mi sont : (5/4)f, (5/2)f, (15/4)f, 5f, (25/4)f, (15/2)f.
- les Harmoniques du sol sont : (3/2)f, 3f, (9/2)f, 6f, (15/2)f, 9f.
Par une analyse analogue à celle faite ci-avant, on montre que ces trois Notes sont fortement Consonantes entre elles.

3) Cet Accord donne une impression d'harmonie.
Tous les Harmoniques de cet Accord sont des multiples entiers de la Fréquence fb = (1/4) f : multiples de 4 pour le do, multiples de 5 pour le mi et multiples de 6 pour le sol.
En écoutant cet Accord, l'oreille exercée perçoit une Hauteur de deux Octaves plus bas que le do, correspondant à la Fréquence fb. D'où l'impression d'une certaine Harmonie.
Rameau a considéré cet Accord comme la base de l'Harmonie musicale. Mais l'Harmonie ne se résume pas aux Accords parfaits majeurs.

Accord parfait mineur

Image Musique : Accords parfaits avec leurs renversements

DoDo#Ré# ou MibMiFaFa#SolSol#LaSibSi
Image Musique : Accord parfait mineur - clef d'ut Image Musique : Accord parfait mineur du do Image Musique : Accord parfait mineur du do diese Image Musique : Accord parfait mineur du re Image Musique : Accord parfait mineur du re dieseImage Musique : Accord parfait mineur du mi bemol Image Musique : Accord parfait mineur du mi Image Musique : Accord parfait mineur du fa Image Musique : Accord parfait mineur du fa diese Image Musique : Accord parfait mineur du sol Image Musique : Accord parfait mineur du sol diese Image Musique : Accord parfait mineur du la Image Musique : Accord parfait mineur du si bemol Image Musique : Accord parfait mineur du si


Un Accord parfait mineur est un Accord parfait dont la Tierce constitutive est mineure, par exemple : do - mib - sol (voir Accord n4 en Figure 1 ci-dessus).
Il existe au total 12 Accords parfaits mineurs (voir Figure 2 ci-dessus, cf [FAB Unité 6]). Seuls trois Accords sont sans Altérations : ré - fa - la, mi - sol - si, la - do - mi

Accordage


Comment accorder un piano ? (cf [PIE]) :
Une Quinte a un rapport de Fréquence de 3/2. Ainsi, le second Harmonique du sol a la même Fréquence 3f que le troisième Harmonique du do de Fréquence Fondamentale f.
Si do et sol sont un peu désaccordés, ces Harmoniques produiront un Battement audible quand les deux Notes seront jouées ensemble.
En accordant le sol pour faire disparaître le Battement avec le do, on s'assure que la Fréquence Fondamentale du sol est exactement 3/2 de celle du do, soit une Quinte parfaite. Les autres Notes peuvent être, elles aussi, accordées de cette façon.
Autre rapport intéressant : une Quarte a un rapport de Fréquence de 4/3. Ainsi, le troisième Harmonique du fa devrait avoir la même Fréquence 4f que le quatrième Harmonique du do (qui est le do situé deux Octaves au-dessus du premier do).
Les accordeurs de piano ont une méthode systématique :
- Ils accordent d'abord les Intervalles à l'intérieur d'une même Octave pour obtenir un nombre fixé de Battements par seconde conduisant à la Gamme tempérée.
- Une fois que ces douze Notes sont accordées, ils accordent ensuite toutes les autres par la méthode des Octaves, sans Battements. Toute Note du piano prise isolément a en effet son second Harmonique 2f situé une Octave plus haute que le son Fondamental f de la Note. Pour chaque Octave, ils écoutent alors les Battements entre le second Harmonique de la Note du bas et la Fondamentale de la Note du haut. Quand le Battement disparaît, l'Octave est juste.
A noter que les pianos sont souvent accordés avec des Octaves élargies, parfois en raison de la raideur des cordes qui s'ajoute à l'effet de tension, parfois parce que le pianiste préfère le Timbre plus Brillant qui en résulte.

Altération

Image Musique : Alteration accidentelle1
Image Musique : Alteration accidentelle2
Image Musique : Alteration constitutive
Image Musique : Armures


L'Altération est la modification de la Hauteur d'une Note.
    Le dièse (symbole = #) élève la Hauteur d'un Demi-ton.
    Le double dièse (symbole = x) élève la Hauteur de deux Demi-tons.
    Le bémol (symbole = b) abaisse la Hauteur d'un Demi-ton.
    Le double bémol (symbole = bb) abaisse la Hauteur de deux Demi-tons.
    Le bécarre (symbole = une chaise penchée sans pieds derrière) annule l'effet de toutes les Altérations précédentes et redonne à la Note sa Hauteur d'origine.

Ces Altérations se mettent juste devant une Note dans le morceau musical (Altération accidentelle) ou juste derrière une Clef (Altération constitutive).
- L'Altération accidentelle concerne toutes les Notes de même Nom et de même Hauteur qui se trouvent après elle dans la même Mesure (voir Figure 1 ci-dessus).
    Attention : Dans les partitions anciennes, l'Altération accidentelle n'est valable que pour la Note et non pour la Mesure.
    L'Altération s'étend aux Notes liées de même Hauteur lorsque la Liaison de prolongation traverse une Barre de Mesure (voir Figure 2 ci-dessus).
    Une Altération mise entre parenthèses indique une Altération de précaution visant à éviter toute ambiguïté (voir Figure 2 ci-dessus).
- L'Altération constitutive ou Armure ou Armature concerne toutes les Mesures du morceau musical et toutes les Notes de même Nom et de Hauteur quelconque, sauf si intervient une Altération accidentelle modifiant la Hauteur de la Note (voir Figure 3 ci-dessus pour laquelle toutes les Notes sont bémolisées sauf les Notes n 4 et 6).
    Pour les Dièses, leur ordre d'écriture sur la Portée est par Quintes ascendantes comme suit : fa do sol ré la mi si (voir Figure 4 ci-dessus).
    Pour les Bémols, leur ordre d'écriture sur la Portée est par Quintes descendantes comme suit : si mi la ré sol do fa (voir Figure 5 ci-dessus).

Altéré (Accord)


Un Accord de trois, quatre ou cinq notes est dit Altéré lorsque l'une de ses Notes est modifiée par une Altération accidentelle d'un Demi-ton chromatique (Dièse, Bémol ou Bécarre) et que l'Accord obtenu est nouveau.
Si on élève par exemple d'un Demi-ton chromatique la Tierce d'un Accord parfait mineur, on n'obtient rien d'autre qu'un Accord parfait majeur (déjà connu).
On parle donc d'Accord altéré uniquement quand la "Quinte d'un Accord de Tierce majeure est Altérée accidentellement", devenant ainsi Augmentée ou Diminuée.
Les seuls Accords pouvant être altérés sont donc les suivants :
- l'Accord parfait majeur,
- l'Accord de Septième de Dominante,
- l'Accord de Septième majeure,
- l'Accord de Neuvième de Dominante,
- l'Accord de Neuvième majeure et septième majeure.

Appogiature


Voir Ornement.

Armure ou Armature


Voir Altération constitutive.

Arpégé (Accord)


Voir Figure de Note.

Attaque (musique)

Image Musique : Attaque


L'Attaque est la représentation temporelle d'un Son musical entre son début et l'atteinte de son amplitude maximale (voir Figure ci-dessus).
La durée de l'Attaque est appelée "Mordant ou Eclat", de l'ordre de 20 ms pour la trompette, 50 ms pour le piano, 300 ms pour le violon et 800 ms pour l'orgue (cf [GOY]).
L'attaque contribue fortement au Timbre. Ainsi, le Son enregistré d'un piano, rejoué en sens inverse, ressemble à celui d'un accordéon.

Attaque (Syllabe)


Voir Syllabe.

Augmenté (Accord)


Un Accord de trois notes est dit Augmenté lorsque sa Tierce est majeure et sa Quinte haussée d'un Demi-ton (exemple : do - mi - sol#).

Bande critique


La Bande critique est la bande de Fréquences pour lesquelles l'oreille entend un Battement ou une impression désagréable de dureté sans Battement, lorsque deux Sons purs de Fréquences proches sont entendus.
La largeur de cette Bande critique est de 0,26 Octave (= log2(6/5)) correspondant à l'Intervalle "Tierce mineure" (de rapport 6/5 en Fréquence).

Barre de Mesure

Image Musique : Barre pointillee Image Musique : Autres barres de mesure


Les Barres de Mesure découpent la partition en petites sections (appelées Mesures), sections et morceaux.
Les différentes Barres de Mesure, toutes verticales, sont les suivantes (voir Figure ci-dessus) : Barre pointillée (division de Mesure), a) Barre simple (limite de Mesure), b) Barre double (limite de section), c) Barre de fin (fin de morceau), d) Barre de début de reprise (début de partie à jouer deux fois), e) Barre de fin de reprise (fin de partie à jouer deux fois).

Barre de Système


Voir Portée.

Basse (Accord)


La Basse d'un Accord est sa Note la plus grave.

Battement physique

Image Musique : Battement physique et battement psychoacoustique


Le Battement physique est l'onde acoustique résultant de la superposition de deux Sons purs de Fréquences proches (voir Figure ci-dessus).
Pour deux Sons purs tels que :
    p1(t) = A1 sin (ω1 t + φ1) et p2(t) = A2 sin (ω2 t + φ2)
alors la résultante p(t) sera :
    p(t) = (A1 + A2) sin(ωm t + φm) cos(ωd t + φd) + (A1 - A2) cos(ωm t + φm) sin(ωd t + φd)
avec :
    ωm = (1/2) (ω1 + ω2)
    ωd = (1/2) (ω1 - ω2)
    φm = (1/2) (φ1 + φ2)
    φd = (1/2) (φ1 - φ2)
Ainsi, la résultante de deux sinusoïdes équivaut à une sinusoïde de Fréquence égale à la moyenne de leurs Fréquences, multipliée (modulée) par une sinusoïde de Fréquence égale à la demi-différence de leurs Fréquences (appelée Fréquence du Battement).

Battement psychoacoustique


Le Battement Psychoacoustique est la perception du Battement physique par l'oreille (voir Figure ci-dessus). La Fréquence de ce Battement est la différence de Fréquence des deux Sons (et non la demi-différence).

Brillance


La Brillance d'un Son ou Centre de Gravité Spectral (CGS) caractérise l'équilibre entre les graves et les aigus.
Un son brillant contient beaucoup de composantes de Fréquence aiguës et a donc un CGS élevé. Au contraire, un son mat a un CGS faible.
Si Ak est l'Amplitude de la composante spectrale de Fréquence fk d'un Son comportant N composantes, alors le CGS (en Herz) est défini par :
    CGS = Somme_sur_k [fk Ak] / Somme_sur_k [Ak]
La Brillance contribue fortement au Timbre.

Bruit


Le Bruit, en tant que stimulus physique, est défini de deux manières :
- par l'acoustique comme un Son complexe non périodique et dont les Fréquences, les amplitudes et les phases varient de façon aléatoire,
- par la psycho-acoustique comme la sensation d'Intensité sonore, pouvant être gênante voire néfaste à la santé, variant en fonction de l'Intensité, de la Fréquence, du Spectre sonore, du masquage, etc.

C et C barré


Le Chiffrage 4/4 des Mesures est parfois représenté par un "C", et le Chiffrage 2/2 par un "C" barré.

Cadence

Image Musique : Demi-cadence Image Musique : Cadence rompue
Image Musique : Cadence imparfaite Image Musique : Cadence parfaite Image Musique : Cadence plagale


En Musique tonale, une Cadence (simple) est une progression harmonique d'un Accord vers un autre, destinée à marquer la fin d'une Phrase musicale par son caractère conclusif ou suspensif.
Marcel Bitsch, dans son Précis d'harmonie tonale (Editions musicales Alphonse Leduc, 1988), retient cinq types de Cadences :

Demi-cadence :
La Demi-cadence Enchaîne deux Accords, d'un Degré autre que V au Degré V (voir exemple en Figure 1 ci-dessus).
Par son caractère suspensif (attente de quelque chose), elle est semblable à la "virgule" d'une phrase littéraire.

Cadence rompue :
La Cadence rompue Enchaîne deux Accords, du Degré V à un Degré autre que I (voir exemple en Figure 2 ci-dessus).
Par son caractère suspensif (effet de surprise), elle relance la Phrase musicale selon un effet de surprise plus ou moins prononcé. Elle est semblable aux "deux points" d'une phrase littéraire.

Cadence imparfaite :
La Cadence imparfaite Enchaîne deux Accords, du Degré V au Degré I, l'un des deux au moins étant à l'état de Renversement (voir exemple en Figure 3 ci-dessus).
Par son caractère moyennement conclusif (repos passager), elle est semblable au "point-virgule" d'une phrase littéraire.

Cadence parfaite :
La Cadence parfaite Enchaîne deux Accords, du Degré V au Degré I, tous deux dans leur Etat fondamental (voir exemple en Figure 4 ci-dessus).
Par son caractère conclusif (repos complet), elle est semblable au "point" d'une phrase littéraire.

Cadence plagale ou Cadence d'église :
La Cadence plagale Enchaîne deux Accords, du Degré IV au Degré I, ce dernier étant à l'Etat fondamental (voir exemple en Figure 5 ci-dessus).
Par son caractère fortement conclusif (fin du morceau musical), elle est semblable au "point final" d'une phrase littéraire.

Dans un sens plus large, une Cadence désigne également une succession d'Accords, donc, en fait, une succession de Cadences simples.

Cercle des quartes


Voir Cycle des quintes.

Chiffrage classique des Accords

Image Musique : Chiffrage classique des accords (chiffres) Image Musique : Chiffrage classique des accords (alterations et autres symboles)


Le Chiffrage classique des Accords (appelé "basse continu") se fait directement sur la Portée comme suit :

Les Chiffres (voir Figure 1 ci-dessus) :
Chaque Chiffre désigne un Intervalle ("2" pour une Seconde, "3" pour une Tierce, "4" pour une Quarte, "5" pour une Quinte, etc.) par rapport à la Basse et non pas par rapport à la Fondamentale.
Par exemple, dans la troisième Mesure de la Figure 1 ci-dessus, le chiffrage de l'Accord sol - do - mi (Renversement de do - mi - sol dont la Fondamentale est do) comprend deux Chiffres, un "4" et un "6" placés au-dessus du sol de la Basse. Le "4" signifie une Quarte et représente la Fondamentale do. Le "6" signifie une Sixte et représente la Tierce mi.
- Les Chiffres sont disposés ordinairement de manière ascendante et par ordre croissant : 2, 3, 4, 5, etc. (exemple A).
- La réalisation de l'Accord au-dessus de la Note de Basse est alors laissée au libre choix de l'exécutant, lequel peut Doubler la Note qu'il veut, opter pour la Position serrée ou large, Redoubler éventuellement certains Intervalles, etc. (exemple B).
- Si les Chiffres ne se suivent pas dans l'ordre croissant, c'est que l'Accord réclame une Disposition spéciale, voulue, soit par le compositeur lui-même (exemple C), soit par les propres règles de réalisation de ce type d'Accord (cas des Accords de cinq notes).
- Un Chiffre barré indique un Intervalle diminué, essentiellement Quinte ou Septième (exemple D).
- Certains Chiffres peuvent être sous-entendus. C'est le cas fréquent de la Tierce (exemple E) ou de la Quinte juste de la Basse (exemple F).

Les Altérations et autres symboles (voir Figure 2 ci-dessus) :
- Une Altération devant un Chiffre affecte la Note représentée par ce Chiffre (exemple A).
- Une Altération non suivie d'un Chiffre affecte la Tierce de la Basse qui est alors sous-entendue (exemple B).
- Certaines Altérations peuvent être sous-entendues (essentiellement dans les Accords de quatre et cinq Notes placés sur la Dominante).
- Une petite croix (+) devant un Chiffre représente la Sensible (exclusivement dans les Accords de Septième et Neuvième de Dominante). Elle est placée devant le Chiffre de l'Intervalle correspondant à cette Sensible (exemple C).
- Une ligne horizontale après un Chiffre indique la prolongation d'une ou plusieurs Notes de l'Accord, sans interdire d'éventuels changements de Position (exemple D).
- Une ligne horizontale avant un Chiffre est employée exceptionnellement pour le Chiffrage du retard de la Basse.
- Un zéro indique une absence d'harmonie (exemple E).
- Un Chiffre romain (I, II, III, IV, etc.) sous les Chiffres de l'Accord indique parfois (en France) son Degré afin de lever certaines ambiguïtés (notamment le Chiffrage identique des Degrés I et V pour les Accords de trois notes).

Chiffrage des Mesures


Voir détail dans Mesure.

Chiffrage moderne des Accords

Image Musique : Chiffrage moderne des accords (qualificatif 1a)     Image Musique : Chiffrage moderne des accords (qualificatif 1b)     Image Musique : Chiffrage moderne des accords (qualificatif 1c)

Image Musique : Chiffrage moderne des accords (en tableau1)
Image Musique : Chiffrage moderne des accords (en tableau2)
Image Musique : Chiffrage moderne des accords (en ligne)
Image Musique : Chiffrage moderne des accords (sur la portee1)
Image Musique : Chiffrage moderne des accords (sur la portee2)


Le Chiffrage moderne des Accords (sous forme de grilles d'Accords en musique Jazz/Rock) n'est que partiellement standardisé. Il emploie les lettres de l'alphabet latin, les chiffres romains et des symboles spéciaux empruntés à la notation musicale et à l'alphabet grec. Ce Chiffrage moderne est le suivant :

Chiffrage des Accords :
- La Fondamentale de l'Accord est la Note dont le Nom est une lettre selon la notation anglo-saxonne (A pour la, B pour si, C pour do... G pour sol).
- Le qualificatif de l'Accord est défini par un symbole spécifique (voir Figure 1 de gauche ci-dessus et Tableau 1ère partie ci-dessous).
- La quatrième Note d'un Accord de quatre notes est défini par un symbole spécial (voir Figure 1 de milieu ci-dessus et Tableau 2ème partie ci-dessous).
- La cinquième Note d'un Accord de cinq notes est défini également par un symbole spécial (voir Tableau 3ème partie ci-dessous).
- Les Renversements sont définis par deux indications séparées d'une barre oblique (voir Figure 1 de droite ci-dessus et Tableau 4ème partie ci-dessous) : la Fondamentale de l'Accord et la Note la plus grave du Renversement, c'est-à-dire la Note qui a la Fonction de Basse à la place de la Fondamentale.
- La formule de l'Accord est défini par une séquence de symboles basée sur les Intervalles constitutifs de l'Accord et leurs Altérations éventuelles :
    Ces Intervalles (définis à partir de la Fondamentale) sont codés par un chiffre correspondant aux Intervalles de la Gamme Majeure (1 pour Unisson, 2 pour Seconde majeure, 3 pour Tierce majeure... 9 pour Neuvième majeure). Les Altérations usuelles spécifient les Intervalles altérés. Ainsi, la Triade Mineure do - mib - sol est codée par la séquence 1 - b3 - 5.
- Le Degré de l'Accord est le Degré de sa Fondamentale. Les différents Degrés sont ceux des Degrés usuels, en ajoutant les Altérations éventuelles.
Le Tableau suivant donne les symboles des qualificatifs usuels des Accords.

SymboleQualificatif de l'AccordExempleFormule
pas de symboleMajeurC1 - 3 - 5
-, m ou minMineurC-1 - b3 - 5
+ ou augAugmentéC+1 - 3 - #5
ou dimDiminuéC1 - b3 - b5
sus ou sus4SuspenduCsus1 - 4 - 5
7Septième de dominanteC71 - 3 - 5 - b7
-7 ou min7 ou m7Septième mineureC-71 - b3 - 5 - b7
Φ ou -7b5Septième mineure et Quinte diminuée1 - b3 - b5 - b7
Δ ou maj7 ou M7 ou j7Septième majeure1 - 3 - 5 - 7
dim7Septième diminuéeCdim71 - b3 - b5 - bb7
ou -maj7 ou min(maj7)Septième majeure et Parfait mineurC-Δ1 - b3 - 5 - 7
maj7#5Septième majeure et Quinte augmentéeCmaj7#51 - 3 - #5 - 7
6SixièmeC61 - 3 - 5 - 6
-6Sixième mineureC-61 - b3 - 5 - 6
susSuspenduC7sus41 - 4 - 5 - b7
addAvec Note ajoutéeCadd21 - 2 - 3 - 5
9 ou 7/9Neuvième majeure de dominanteC91 - 3 - 5 - b7 - 9
b9 ou 7/b9Neuvième mineure de dominanteCb91 - 3 - 5 - b7 - b9
-9 ou -7/9Neuvième majeure et Septième mineureC-91 - b3 - 5 - b7 - 9
-7b9Neuvième mineure et Septième mineureC-7b91 - b3 - 5 - b7 - b9
-7b5b9Neuvième mineure et Quinte diminuéeC-7b5b91 - b3 - b5 - b7 - b9
maj9 ou maj7/9Neuvième majeure et Septième majeureCmaj91 - 3 - 5 - 7 - 9
maj7#9 ou maj7#9Neuvième augmentéeCmaj7#91 - 3 - 5 - 7 - 9#
dim7b9Neuvième mineure et Septième diminuéeCdim7b91 - b3 - b5 - bb7 - b9
-maj9 ou -(maj7/9)Neuvième majeure, Septième majeure et Parfait mineurC-maj91 - b3 - 5 - 7 - 9
maj7#5/9Neuvième majeure et Quinte augmentéeCmaj7#5/91 - 3 - #5 - 7 - 9
/Premier RenversementC/E3 - 5 - 1
/Deuxième RenversementC/G5 - 1 - 3


Chiffrage du rythme :
Trois formes de notation existent (cf [TOS]) : en tableau, en ligne ou sur la Portée :

Chiffrage en tableau :
Le tableau se présente sous forme de lignes de cases (voir Figure 2 ci-dessus), chaque case représentant une Mesure (de 4 Temps essentiellement), chaque ligne représentant une carrure (de 8 Mesures le plus souvent).
La notation peut être allégée par un silence (Figure de Pause répétant l'absence d'Accord dans la Mesure) et par des symboles de Répétition (une ou deux barres épaisses obliques et entourées de deux points, répétant la ou les deux Mesures précédentes).
Chaque case contient les Accords de la Mesure, symbolisés par leur Chiffrage, à raison de 4 Accords maximum par case.
Les cases sont alors sub-divisées par parties que l'on lit dans le sens des aiguilles d'une montre (voir Figure 3 ci-dessus).

Chiffrage en ligne :
La notation en ligne (voir Figure 4 ci-dessus) est plus précise. Elle consiste à noter les Accords dans leurs Mesures respectives (délimitées par une Barre de mesure). La barre oblique simple symbolise chaque Temps.
La notation peut être allégée par des symboles de Répétition.

Chiffrage sur la Portée :
La notation sur une Portée permet une grande précision rythmique. Deux notations sont possibles :
Cas 1 : La barre oblique simple représente le Temps et les Accords sont notés au-dessus de la Portée (voir Figure 5 ci-dessus).
Cas 2 : La barre oblique simple représente les Accords et les Durées de Note ou de Silence sont les symboles usuels (voir Figure 6 ci-dessus).

Classé (Accord)


Voir définition dans Accord.

Clef

Image Musique : Clefs courantes

Image Musique : Utilisation des clefs courantes


La Clef, placée en début de Portée, permet de déterminer le Nom et la Hauteur des Notes.
Les Clefs courantes sont les suivantes (voir Figure 1 ci-dessus) : la Clef de sol qui indique le sol de l'Octave 3, la Clef d'ut qui indique le do de l'Octave 3, et la Clef de fa qui indique le fa de l'Octave 2.
Des trois Clefs, celles de fa et de sol sont les plus utilisées (voir Figure 2 ci-dessus).

Coda (musique)


Voir Répétition.

Coda (Syllabe)


Voir Syllabe.

Comma (Intervalle)

Image Musique : Ton et demi-ton selon Danhauser A., Theorie de la musique, 1889


Le Comma est un Intervalle très petit défini entre deux séquences d'Intervalles purs.
Le Comma zarlinien ou syntonique entre 1 Ton majeur et 1 Ton mineur vaut (9/8)/(10/9) = 81/80 = 1,0125.
Le Comma pythagoricien entre 12 Quintes et 7 Octaves vaut (3/2)12/27 = 312 / 219 = 1,0136.
Le Comma Enharmonique ou petit diésis entre 1 Octave et 3 Tierces majeures pures vaut 2/(5/4)3 = 128/125 = 1,0240.

Ainsi, dans la Gamme chromatique à 17 Notes, entre les Notes do et ré se trouvent deux Notes intermédiaires : réb et, un Comma plus haut, do# (voir Figure ci-dessus cf [DAN]).
Dans la Gamme tempérée, on ne trouvera dans cet Intervalle qu'une seule Note intermédiaire (réb, do#, ou une autre Hauteur).

Comma (Silence)


Voir Figure de Note.

Conjoint (Note, Intervalle ou Mouvement)


Un Mouvement mélodique Conjoint est une suite de deux Notes de Nom différent et situées entre deux Degrés voisins de la Gamme diatonique. Exemples : (do# - ré) ; (mi - fa).
La Seconde augmentée (exemple : fa - sol#), bien qu'étant théoriquement un Intervalle mélodique Conjoint, est apparenté à un Intervalle mélodique Disjoint. En pratique, l'Intervalle mélodique Conjoint est donc inférieur ou égal à la Seconde majeure (soit un Ton).
La Tierce diminuée (exemple : do# - mib), bien qu'équivalente au Ton par Enharmonie, est également un Intervalle mélodique Disjoint (cf Degrés non voisins).

Consonance

Image Musique : Consonances Image Musique : Accords parfaits avec leurs renversements


En musique, la Consonance est la combinaison de Sons, telle un Intervalle ou un Accord, perçue comme agréable à l'oreille.
Cette perception ne dépend pas du rapport entre les Fondamentales des Sons considérés, mais de la concordance entre les séries Harmoniques de chacun des Sons.

Consonance des Intervalles :
Le Tableau suivant donne la liste des Intervalles Consonants avec leurs noms, leurs Notes (en do Majeur), le rapport idéal des Fréquences et le nombre de Demi-tons dans la Gamme diatonique.
Les Intervalles les plus Consonants sont alors : l'Unisson (rapport 1/1), l'Octave (rapport 2/1), la Quinte (rapport 3/2) et la Sixte majeure (rapport 5/3). Voir Figure 1 ci-dessus.

Nom de l'IntervalleNotes en do MajeurRapport idéal des Fréquences (a/b)Nombre de Demi-tons (12 log2(a/b))
Unissondo - do1/10
Tierce mineuremi - sol6/53
Tierce majeuredo - mi5/44
Quarte justedo - fa4/35
Quinte justedo - sol3/27
Sixte mineuremi - do8/58
Sixte majeuredo - la5/39
Octavedo - do à l'Octave2/112


Consonance des Accords de trois notes :
Les Accords de trois notes habituellement considérés comme les seuls Consonants sont les quatre Accords suivants, déjà utilisés au 16e siècle :
1- L'Accord parfait majeur, par exemple : do - mi - sol (voir Accord n1 en Figure 2 ci-dessus), qui est l'empilement d'une Tierce majeure (do - mi) et d'une Tierce mineure (mi - sol).
2- L'Accord parfait mineur, par exemple : do - mib - sol (voir Accord n4 en Figure 2 ci-dessus), qui est l'empilement d'une Tierce mineure (do - mib) et d'une Tierce majeure (mib - sol).
3- L'Accord de Sixte majeure, par exemple : mib - sol - do (voir Accord n5 en Figure 2 ci-dessus, 1er Renversement de l'Accord n4), qui est l'empilement d'une Tierce majeure (mib - sol) et d'une Quarte juste (mib - do).
4- L'Accord de Sixte mineure, par exemple : mi - sol - do (voir Accord n2 en Figure 2 ci-dessus, 1er Renversement de l'Accord n1), qui est l'empilement d'une Tierce mineure (mi - sol) et d'une Quarte juste (mi - do).
A noter que le groupement de trois Notes formant entre elles des Intervalles Consonants contribue, certes, à rendre l'Accord Consonant mais ne le garantit pas toujours. Par exemple, la Quarte juste peut rendre l'Accord Dissonant quand elle est en Basse de l'Accord.

Consonance des Accords de plus de trois notes :
Les Accords de plus de trois notes sont tous Dissonants.

Consonne


Voir Phonème.

Contrepoint


Le Contrepoint est une forme d'écriture musicale qui consiste en une superposition organisée de Lignes mélodiques distinctes, l'"Accord" n'étant alors que le résultat fortuit de la simultanéité d'Intervalles harmoniques produite par cette superposition.
Le Contrepoint, utilisé depuis la Renaissance jusqu'au milieu du 18e siècle, a fait place ensuite à l'art de l'Harmonie.

Corde vibrante


Lorsqu'on fait vibrer une corde tendue, une onde transversale parcourt la corde deux fois, une fois dans chaque sens. La Fréquence f de la vibration vaut alors :
    f = (1/2) K v / L
    K est le rang de la Fréquence Harmonique (K = 1 pour la Fondamentale),
    v est la vitesse de propagation de l'onde transversale le long de la corde (en m/s).
    L est la longueur de la corde qui vibre librement (en m).
Cette vitesse v vaut par ailleurs :
    v = (T / M)1/2
    T est la tension de la corde (en N),
    M est la masse linéaire de la corde (en kg/m).
D'où la relation générale :
    f = (1/2) K (1/L) (T / M)1/2
Le guitariste par exemple change continuellement la position des doigts sur les cordes en faisant varier leur longueur utile L comprise entre le chevalet et le doigt. Il peut aussi introduire des variations mineures (Vibrato) en faisant vibrer le doigt qui tient la corde.

Tous les Instruments de musique à cordes s'accordent en ajustant la tension T des cordes. Ainsi, les 250 cordes d'un piano sont tendues avec une force de 800 N, de sorte que la tension totale qui tend à rapprocher les bords opposés de la table d'harmonie est de 20 tonnes.
La masse des cordes n'est pas par contre ajustable :
    - Sur un piano, les cordes graves sont "filées" (i.e. enroulées d'un fil pesant) pour augmenter la masse et elles sont plus longues que les cordes aiguëes. Par ailleurs, les cordes massives donnent un Son puissant. Pour donner le même volume sonore aux Notes plus aiguës, on utilise deux cordes par Note (elles aussi "filées) dans le Registre medium et trois cordes pour le Registre supérieur (cf [PIE]).
    - Sur une guitare, les trois ou quatre cordes les plus graves sont également "filées".

Crochet


Voir Portée.

Croisement (Voix)


Voir Voix.

Cycle des quintes

Image Musique : Cycle des quintes     Image Musique : Gammes possibles en Majeur et en Mineur


En théorie de la musique, le Cycle des quintes (ou Cercle des quartes) est un outil visuel riche en utilisations (voir Figure ci-dessus). Il montre la relation entre les 12 Degrés de la Gamme chromatique, par Intervalles de Quintes ou de Quartes, leurs Altérations correspondantes et la Tonalité Majeure ou Mineure associée.
Dans la Gamme tempérée, en commençant par une Note quelconque et en montant par Intervalles de Quintes justes, on passe par toutes les Notes de la Gamme chromatique tempérée avant de retomber sur la Note initiale (voir Figure ci-dessus) :
    - Dans le sens horaire, le passage se fait par Quintes justes successives ascendantes de largeur 3,5 Tons ou par Quartes justes successives descendantes de largeur 2,5 Tons (exemple : do sol ré la...).
    - Dans le sens anti-horaire, c'est l'inverse, les Quintes étant descendantes et les Quartes ascendantes (exemple : do fa sib mib...).
Le Cycle des Quintes permet de voir ainsi clairement l'ensemble des 15 Tonalités Majeures, ainsi que leurs relatives Mineures.
Par ailleurs, chaque Tonalité est représentée par un nombre d'Altérations (Dièses ou Bémols), entre 0 et 7, indiquées au niveau de l'Armure de la Clef (exemple : 2 Dièses pour la Tonalité ré majeur).
    - En Gamme Majeure et en Gamme Mineure naturelle, à chaque passage de Quinte ascendante, ce nombre est incrémenté de 1 pour la raison remarquable que, quelle que soit l'Armure, on trouvera toujours dans chaque Octave deux Demi-tons diatoniques isolés encadrant alternativement deux et trois Tons.
    - Pour les autres Gammes Mineures (harmoniques ou mélodiques), cela reste encore vrai vu que l'Armure de toute Tonalité Mineure est en fait celle de la Gamme mineure naturelle, les Altérations provenant des autres Gammes Mineures (harmoniques ou mélodiques) étant considérées comme Accidentelles et ne figurant pas à la Clef.
    - A noter que les Tonalités à 7 Dièses ou 7 Bémols sont peu utilisées en tant que Tonalité principale. On préférera leurs Tonalités Enharmoniques respectivement à 5 Bémols et 5 Dièses.

Da Capo


Voir Répétition.

Dal Segno


Voir Répétition.

Décomposition en séries de Fourier

Image Musique : Decomposition en series de Fourier pour un signal en forme de creneau Image Musique : Decomposition en series de Fourier pour un signal en forme de triangle


Toute onde périodique de Période T se décompose de façon unique en une somme d'ondes sinusoïdales dont les Fréquences sont des multiples entiers d'une même Fréquence f (appelée Fondamentale).
Ainsi, tout Son musical de pression acoustique p(t) et de Période T (c'est-à-dire tel que : p(t + T) = p(t)) peut se décomposer sous la forme :
    p(t) = A0 + A1 cos (ω t) + B1 sin (ω t) + ... + An cos (n ω t) + Bn sin (n ω t) + ...
    avec :
    ω = 2 π/T = 2 π f
    A0 = (1/T) ∫T/2-T/2[ p(t) dt ]
    An = (2/T) ∫T/2-T/2[ p(t) cos(n ω t) dt ]
    Bn = (2/T) ∫T/2-T/2[ p(t) sin(n ω t) dt ]
Si p(t) est impaire sur l'intervalle [-T/2, T/2] (c'est-à-dire tel que : p(-t) = -p(t)), alors : A0 = 0 et An = 0
Si p(t) est paire sur l'intervalle [-T/2, T/2] (c'est-à-dire tel que : p(-t) = p(t)), alors : Bn = 0

Exemple 1 (voir Figure ci-dessus) : Le signal e(t) en forme de créneau ( e(t) = -E pour -(T/2) < t < 0 et e(t) = E pour 0 < t < (T/2) ) se décompose en :
    e(t) = 4 E π-1 ( sin(ω t) + ... + (2n - 1)-1 sin((2n - 1) ω t) + ... )
e(t) est donc la superposition d'une onde sinusoïdale de Fréquence Fondamentale f = 1/T et d'une somme infinie d'ondes sinusoïdales de Fréquences Harmoniques à rang impair (3f, 5f, 7f, etc.).
Démonstration (cf [CHO]) :
    Calcul de A0 : La fonction e(t) est impaire donc A0 = (1/T) ∫T/2-T/2[ e(t) dt ] = 0
    Calcul de An : La fonction e(t) est impaire donc An = (2/T) ∫T/2-T/2[ e(t) cos(n ω t) dt ] = 0
    Calcul de Bn : Bn = (2/T) ∫T/2-T/2[ e(t) sin(n ω t) dt ] = (4/T) ∫T/20[ e(t) sin(n ω t) dt ] = (4 E/T) (n ω)-1 [ -cos(n ω t) ]T/20 = 2 E (n π)-1 (1 - cos(n π))
    Si n est pair alors Bn = 0, et si n est impair alors Bn = 4 E (n π)-1
    D'où le résultat : e(t) = 4 E π-1 ( sin(ω t) + ... + (2n - 1)-1 sin((2n - 1) ω t) + ... )

Exemple 2 (voir Figure ci-dessus) : Le signal f(t) en forme de triangle ( f(t) = -2 A (t/T) pour -(T/2) < t < 0 et f(t) = 2 A (t/T) pour 0 < t < (T/2) ) se décompose en :
    f(t) = (A/2) - 4 A π-2 ( cos(ω t) + ... + (2n - 1)-2 cos((2n - 1) ω t) + ... )
f(t) est donc la superposition d'une constante (A/2), d'une onde sinusoïdale de Fréquence Fondamentale f = 1/T et d'une somme infinie d'ondes sinusoïdales de Fréquences Harmoniques à rang impair (3f, 5f, 7f, etc.).
Démonstration (cf [CHO]) :
    Calcul de A0 : A0 = (1/T) ∫T/2-T/2[ f(t) dt ] = (2/T) ∫T/20[ 2 A (t/T) dt ] = 2 (A/T2) [ t2 ]T/20 = A/2
    Calcul de Bn : La fonction f(t) est paire donc Bn = (2/T) ∫T/2-T/2[ f(t) sin(n ω t) dt ] = 0
    Calcul de An : An = (2/T) ∫T/2-T/2[ f(t) cos(n ω t) dt ] = 8 A/T2 I = 2 A (ω/π)2 I
    en posant : I = ∫T/20[ t cos(n ω t) dt ]
    Intégrons I par parties. On pose : t = u et dv = cos(n ω t) dt. D'où : dt = du et v = (n ω)-1 sin(n ω t)
    D'où I = [ u v ]T/20 - ∫T/20[ v du ] = (n ω)-1 [ t sin(n ω t) ]T/20 - (n ω)-1T/20[ sin(n ω t) dt ] = (n ω)-2 [ cos(n ω t) ]T/20 = (n ω)-2 (cos(n π) - 1)
    D'où : An = 2 A (n π)-2 (cos(n π) - 1)
    Si n est pair alors An = 0, et si n est impair alors An = -4 A (n π)-2
    D'où le résultat : f(t) = (A/2) - 4 A π-2 ( cos(ω t) + ... + (2n - 1)-2 cos((2n - 1) ω t) + ... )

Degré


Le Degré est le numéro d'ordre d'une Note dans une Gamme donnée.
Dans la Gamme diatonique, le Degré s'applique aux sept Notes comme suit :
    I. Tonique ; II. Sus-tonique ; III. Médiante ; IV. Sous-dominante ; V. Dominante ; VI. Sus-dominante ; VII. Sensible ou Sous-tonique ; VIII. Octave ou Tonique.
L'intérêt de ce chiffrage est de pouvoir généraliser les Fonctions tonales dans toutes les Transpositions de Gammes Majeures et Mineures.

Demi-ton

Image Musique : Ton et demi-ton selon Danhauser A., Theorie de la musique, 1889


Le Demi-ton est le plus petit des Intervalles Conjoints de la Gamme diatonique. Il est égal approximativement à la moitié du Ton, d'où son nom.
Le Demi-ton est chromatique lorsque les Notes ont même Nom et dont l'une est Altérée (c'est-à-dire situées entre un Degré et le même Degré Altéré). Exemples : (do - do#) ; (réb - ré).
Le Demi-ton est diatonique lorsque les Notes sont Conjointes (c'est-à-dire de Nom différent et situées entre deux Degrés voisins). Exemples : (do - réb) ; (do# - ré) ; (mi - fa).
L'Intervalle du Demi-ton chromatique au Demi-ton diatonique est le Comma.
Les musiciens considèrent généralement qu'un Demi-ton chromatique vaut 5 Commas (soit les 5/9 d'un Ton) et qu'un Demi-ton diatonique vaut 4 Commas (soit les 4/9 d'un Ton). Voir exemple en Figure ci-dessus cf [DAN].

Diapason


Le Diapason est l'étalon musical actuel de la Hauteur. Il vaut 440 Hz et correspond à la Note "la" de l'Octave numéro 3.

Diminué (Accord)


Un Accord de trois notes est dit Diminué lorsque sa Tierce est mineure et sa Quinte baissée d'un Demi-ton (exemple : do - mib - solb).

Disjoint (Note, Intervalle ou Mouvement)


Un Mouvement mélodique Disjoint est une suite de deux Notes de Noms différents et situées entre deux Degrés non voisins de la Gamme diatonique. Exemple : do# - mib.
L'Intervalle mélodique Disjoint est donc supérieur à la Seconde majeure.

Dissonance


La Dissonance est la non-Consonance.

Doigté

Image Musique : Doigte - J.S. Bach - 1er Prelude


Le Doigté est un code à Chiffres qui indique les doigts à utiliser dans le jeu de certains Instruments.

Au piano :
Le code va de 1 (pouce) à 5 (auriculaire). Voir exemple en Figure ci-dessus (1er Prélude de J.S. Bach).
Le code n'est indiqué en général que lorsque la Main sort de sa position de base "Chaque doigt sur une touche consécutive".
Deux méthodes principales existent pour le choix des Doigtés : les experts privilégient les doigts agiles 2 3 et 4 dans le but d'obtenir un meilleur résultat sonore dans l'articulation des Notes. Les éditeurs et professeurs de piano choisissent plus systématiquement les Doigtés 3 4 et 5 qui favorisent l'aisance technique dans l'exécution des morceaux.
La technique du "Passage du pouce" permet de réutiliser les doigts pour atteindre de nouvelles touches. Deux mouvements sont possibles : 1 le pouce passe en dessous des doigts et joue la prochaine Note (par exemple quand la Main droite monte dans les aigus), 2 les doigts passent au-dessus du pouce et l'un deux joue la prochaine Note (par exemple quand la Main droite descend dans les graves).
D'autres techniques de Doigté existent mais sont rarement utilisées ou sont du domaine de l'expert. On peut citer :
    - la "Substitution sur Note liée" (en changeant de doigt sur la même Note sans la répéter),
    - le "Substitution sur Note répétée" (en doublant la Note avec un autre doigt),
    - le "Glissé" (en jouant une Note voisine avec le même doigt),
    - le "Chevauchement (ou croisement) des doigts" (en faisant passer un doigt au-dessus d'un autre),
    - le "Passage du pouce au-dessus des doigts",
    - l' "Arrangement entre les deux Mains" (en utilisant l'autre Main pour exécuter la Note).
Le Tableau suivant (cf [PHI]) donne pour chaque Main la succession naturelle des Codes lorsqu'on réalise une Gamme sur une Octave (par exemple en do Majeur : do, ré, mi... si, do, si, la... do).
    Les symboles "point" et "apostrophe" désignent respectivement les mouvements n1 et 2 du "Passage du pouce".
    Les Notes Altérées (Dièse #, Double dièse x et Bémol b) sont indiquées en gras.

Sur les autres Instruments de musique :
- Instruments à cordes frottées (violon, violoncelle, etc.) : le code de la Main gauche est le suivant : 0 (corde à vide), n (pouce), 1 (index)... 4 (auriculaire).
- Instruments à cordes pincées : le code de la Main droite est soit l'initiale du doigt (p pour pouce, i pour index, m pour majeur, a pour annulaire et e pour auriculaire), soit un système de points (barre pour pouce, 1 point pour index, 2 points pour majeur, 3 points pour annulaire).
- Instruments à vents : le code indique quels trous doivent être obturés ou quelles clés actionnées.

GammeNotes altérées "à la Clef"Main gaucheMain droite
do majeur5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
sol majeur(#) : fa5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
ré majeur(#) : fa, do5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
la majeur(#) : do, fa, sol5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
mi majeur(#) : fa, sol, do, ré5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
si ou dob majeur(#) : do, ré, fa, sol, la4 3 2 1 ' 4 3 2 1 2 3 4 . 1 2 3 41 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
fa# ou solb majeur(#) : fa, sol, la, do, ré, mi4 3 2 1 ' 3 2 1 ' 2 . 1 2 3 . 1 2 3 42 3 4 . 1 2 3 . 1 3 1 ' 3 2 1 ' 4 3 2
b ou do# majeur    (b) : ré, mi, sol, la, si3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 2 . 1 2 3 4 . 1 2 32 3 . 1 2 3 4 . 1 3 1 ' 4 3 2 1 ' 3 2
lab majeur    (b) : la, si, ré, mi3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 2 . 1 2 3 4 . 1 2 32 3 . 1 2 3 . 1 2 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
mib majeur    (b) : mi, la, si3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 2 . 1 2 3 4 . 1 2 33 . 1 2 3 4 . 1 2 3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 3
sib majeur    (b) : si, mi3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 2 . 1 2 3 4 . 1 2 33 . 1 2 3 . 1 2 3 4 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3
fa majeur    (b) : si1 ' 4 3 2 1 ' 3 2 1 ' 2 3 . 1 2 3 4 . 11 2 3 4 . 1 2 3 4 3 2 1 ' 4 3 2 1
la mineur harmonique(#) : sol5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
mi mineur harmonique(#) : fa, ré5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
si mineur harmonique(#) : do, fa, la4 3 2 1 ' 4 3 2 1 2 3 4 . 1 2 3 41 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
fa# mineur harmonique(#) : fa, sol, do, mi4 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3 . 1 2 3 . 1 2 3 42 3 . 1 2 3 . 1 2 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
do# mineur harmonique(#) : do, ré, fa, sol, si3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 3 . 1 2 3 4 . 1 2 32 3 . 1 2 3 . 1 2 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
sol# ou lab mineur harmonique(#) : sol, la, do, ré
(x) : fa
3 2 1 ' 4 3 2 x1 ' 3 . x1 2 3 4 . 1 2 32 3 . 1 2 3 . 1 x2 3 x2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
mib ou ré# mineur harmonique    (b) : mi, sol, la, si, do2 1 ' 4 3 2 1 ' 3 2 3 . 1 2 3 4 . 1 23 . 1 2 3 4 . 1 2 3 2 1 ' 4 3 2 1 ' 3
sib ou la# mineur harmonique    (b) : si, ré, mi, sol2 1 ' 3 2 1 ' 4 3 2 3 4 . 1 2 3 . 1 23 . 1 2 3 . 1 2 3 4 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3
fa mineur harmonique    (b) : la, si, ré5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 4 . 1 2 3 4 3 2 1 ' 4 3 2 1
do mineur harmonique    (b) : mi, la5 4 3 2 1 ' 3 2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
sol mineur harmonique(#) : fa
    (b) : si, mi
5 4 3 2 1 ' 3 #2 1 #2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 #4 5 #4 3 2 1 ' 3 2 1
ré mineur harmonique(#) : do
    (b) : si
5 4 3 2 1 ' 3 #2 1 #2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 #4 5 #4 3 2 1 ' 3 2 1
la mineur mélodique5 4 3 2 1 ' #3 #2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 #3 #4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
mi mineur mélodique(#) : fa5 4 3 2 1 ' #3 #2 1 2 3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 #3 #4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
si mineur mélodique(#) : do, fa4 3 2 1 ' 4 #3 #2 1 2 3 4 . 1 2 3 41 2 3 . 1 2 #3 #4 5 4 3 2 1 ' 3 2 1
fa# mineur mélodique(#) : fa, sol, do4 3 2 1 ' 3 #2 #1 ' 2 . 1 2 3 . 1 2 3 42 3 . 1 2 3 #4 . #1 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
do# mineur mélodique(#) : do, ré, fa, sol3 2 1 ' 4 3 #2 #1 ' 2 . 1 2 3 4 . 1 2 32 3 . 1 2 3 #4 . #1 3 2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
sol# ou lab mineur mélodique(#) : sol, la, do, ré
(x) : fa
3 2 1 ' 3 2 #1 ' x4 3 #4 1 2 3 1 2 32 3 . 1 2 3 . #1 x2 3 #2 1 ' 3 2 1 ' 3 2
mib ou ré# mineur mélodique    (b) : mi, sol, la, si2 1 ' 4 3 2 1 ' 3 2 b3 . b1 2 3 4 . 1 22 . 1 2 . 3 4 . 1 2 3 b2 b1 ' 4 3 2 1 ' 2
sib ou la# mineur mélodique    (b) : si, ré, mi2 1 ' 3 2 1 ' 4 3 2 b3 b4 . 1 2 3 . 1 22 . 1 2 3 . 1 2 3 4 b3 b2 1 ' 3 2 1 ' 2
fa mineur mélodique    (b) : la, si5 4 3 2 1 ' 3 2 1 b2 b3 . 1 2 3 4 51 2 3 4 . 1 2 3 4 b3 b2 1 ' 4 3 2 1
do mineur mélodique    (b) : mi5 4 3 2 1 ' 3 2 1 b2 b3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 4 5 b4 b3 2 1 ' 3 2 1
sol mineur mélodique(#) : fa
    (b) : si
5 4 3 2 1 ' 3 #2 1 2 b3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 #4 5 4 b3 2 1 ' 3 2 1
ré mineur mélodique5 4 3 2 1 ' 3 #2 1 2 b3 . 1 2 3 4 51 2 3 . 1 2 3 #4 5 4 b3 2 1 ' 3 2 1

Dominante


Voir Degré.

Doublure (Note)


Dans un Accord, une Note Doublée est une Note qui y figure plusieurs fois. La Doublure se fait généralement par Octave et plus rarement par Unisson.
La Doublure est utilisée, par exemple, lorsqu'on écrit un Accord de trois notes à quatre Voix.
On double le plus souvent la Fondamentale d'un Accord, parfois sa Quinte, plus rarement sa Tierce.

Durée (Silence)


En notation musicale, la Durée d'un Silence (en secondes) est caractérisée par une Figure de Silence, une Unité de Temps (voir Mesure) et un Tempo.

Durée (Son musical ou Note)


La Durée d'un Son musical est le laps de temps (en secondes) pendant lequel on peut entendre ses vibrations.
En notation musicale, la Durée d'une Note (en secondes) est caractérisée par une Figure de Note, une Unité de Temps (voir Mesure) et un Tempo.

Ecartement entre Voix


A partir d'une Mélodie donnée à une Voix (en général celle du Soprano ou celle de la Basse), on crée les trois Voix restantes de manière à les faire sonner ensemble.
Il existe deux manières principales pour espacer harmonieusement les quatre Voix entre elles (Soprano, Alto, Ténor et Basse) :
- Position de quatuor : les Intervalles entre Parties sont à peu près égaux. C'est une position idéale qui sonne bien.
- Position de piano : la Partie Basse est isolée (comme la main gauche au piano) et les Parties supérieures sont groupées (main droite au piano).
Dans les deux cas, on ne doit pas dépasser l'Octave entre chacune des Parties supérieures. Mais cela est permis entre Basse et Ténor.

Enchaînement (Degré ou Accord)

Image Musique : Enchainements type 11
Image Musique : Enchainements type 21 Image Musique : Enchainements type 22
Image Musique : Enchainements type 31 Image Musique : Enchainements type 32


En Musique tonale, les Degrés peuvent, théoriquement, s'enchaîner les uns aux autres dans n'importe quel ordre. En pratique, les compositeurs ont construit une hiérarchie dans les Degrés.
L'Enchaînement le plus courant est le suivant : I (début) - IV (détente initiale) - V (effort) - I (détente conclusive). La Tonique initiale (I) peut être supprimée pour rendre l'entrée en matière encore plus saisissante.
Les fins de Phrase musicale font généralement l'objet de Cadences.

Pour les Accords de trois notes à l'Etat Fondamental, il existe 23 Enchaînements possibles (compte-tenu des 12 Accords parfaits majeurs et des 12 Accords parfaits mineurs), qui se réduisent à seulement 3 types et 6 possibilités indépendemment de leurs Altérations et de la Tonalité du morceau musical (cf [FAB Unité 2.1] et [POU Pages Web]).
Ces 3 types sont les suivants (avec exemples donnés en Tonalité de do) :
Type d'Enchaînement à deux Notes communes :
L'Enchaînement peut se faire à la Tierce supérieure (do - mi - sol vers mi - sol - si) ou inférieure (do - mi - sol vers la - do - mi, voir Figure 1 ci-dessus).
Type d'Enchaînement à une seule Note commune :
L'Enchaînement peut se faire à la Quinte supérieure (do - mi - sol vers sol - si - ré, voir Figure 2 de gauche ci-dessus) ou inférieure (do - mi - sol vers fa - la - do, voir Figure 2 de droite ci-dessus).
Type d'Enchaînement à aucune Note commune :
L'Enchaînement peut se faire à la Seconde supérieure (do - mi - sol vers ré - fa - la, voir Figure 3 de gauche ci-dessus) ou inférieure (do - mi - sol vers si - ré - fa, voir Figure 3 de droite ci-dessus).

Les Enchaînements d'Accords font l'objet d'interdiction, sauf cas exceptionnel voulu par le compositeur. Par exemple :
- Les Quintes justes consécutives donnent une impression de dureté.
- Les Octaves justes et Unissons justes consécutifs appauvrissent l'harmonie par leur effet plat.

Enharmonique


L'adjectif Enharmonique fait référence à des Notes dont les Hauteurs diffèrent d'un Comma dans la Gamme chromatique mais sont confondues dans la Gamme tempérée (exemple : sol# et lab).

Figure de Note

Image Musique : Figures de note et figures de silence

Image Musique : Prolongation     Image Musique : Staccato

Image Musique : Comma

Image Musique : Accord arpege


En notation musicale, les Figures de Note possibles pour une Note donnée sont les suivantes (voir Figure 1 ci-dessus) : Carrée, Ronde, Blanche, Noire, Croche, Double croche, Triple croche, Quadruple croche, Quintuple croche.
Chaque Figure de Note a une durée (relative) valant le double de la suivante ou la moitié de la précédente.

Chaque Figure de Note peut être éventuellement associée à :
- un ou plusieurs Points de prolongation ou d'augmentation (symbole = point, double point ou triple point placé juste après la Figure de Note), qui augmente la durée de la Figure de Note respectivement de la moitié, des trois quarts ou des sept huitièmes (voir Figure 2 de gauche ci-dessus),
- un Point d'orgue (symbole = point entouré d'un demi-cercle), qui prolonge la durée de la Figure de Note au gré de l'exécutant, avec suspension passagère du Tempo (voir Figure 2 de gauche ci-dessus),
- un Staccato (symbole = point placé au-dessus ou au-dessous de la tête de la Figure de Note), qui diminue légérement (en fonction du Tempo) la durée de la Figure de Note afin de la détacher de la suivante (voir Figure 2 de droite ci-dessus).
- un Comma (symbole = apostrophe ou petite virgule), Silence bref placé juste après une Figure de Note, et qui diminue légèrement sa durée (en fonction du Tempo). Voir Figure 3 ci-dessus.
- un Accord arpégé (symbole = ligne ondulée verticale) dont les Notes sont jouées successivement et rapidement comme pour une Appogiature (voir Figure 4 ci-dessus),
- un Doigté, qui indique le doigt à utiliser dans le jeu de certains Instruments.

Figure de Silence

Image Musique : Silence couvrant une mesure Image Musique : Silence couvrant plusieurs mesures


En notation musicale, les Figures de Silence possibles pour un Silence donné sont les suivantes (voir Figure 1 dans Figure de Note) : Bâton de pause, Pause, Demi-pause, Soupir, Demi-soupir, Quart de soupir, Huitième de soupir, Seizième de soupir, Trente-deuxième de soupir.
Chaque Figure de Silence a une durée (relative) valant le double de la suivante ou la moitié de la précédente. Cette durée est égale à celle de la Figure de Note correspondante (voir Figure 1 dans Figure de Note).
Un Silence couvrant une Mesure entière est indiqué par une pause centrée dans la Mesure (voir Figure de gauche ci-dessus).
Un Silence couvrant plusieurs Mesures est indiqué par une longue barre centrée dans la Mesure et surmontée d'un chiffre donnant le nombre de Mesures (voir Figure de droite ci-dessus).

Chaque Figure de Silence peut être éventuellement associée à :
- un ou plusieurs Points de prolongation ou d'augmentation (point, double point ou triple point placé juste après la Figure de Silence), qui augmente la durée de la Figure de Silence respectivement de la moitié, des trois quarts ou des sept huitièmes,
- un Point d'orgue ou point d'arrêt (symbole = point entouré d'un demi-cercle ou d'un U), qui prolonge la durée de la Figure de Silence au gré de l'exécutant, avec suspension passagère du Tempo.

Fine


Voir Répétition.

Fonction tonale


En Musique tonale, la Fonction Tonale prolonge la notion de Degré en décrivant les relations entre les Notes ou entre les Accords. Par exemple : la Tonique (Degré I) est conclusive, la Sensible (Degré VII) est attirée par la Tonique, la Dominante (Degré V) est suspensive.
Les Fonctions tonales sont réparties ordinairement en quatre familles de Degrés (cf [FAB Le Mineur]) :
- Les Degrés principaux (dits "forts") : I, IV et V, qui expriment l'équilibre du Ton par des Quintes (I = pilier neutre, IV = Quinte inférieure de I, V = Quinte supérieure de I).
- Les Degrés secondaires : II et VI, qui prolongent ces Quintes.
- Les Degrés faibles : III, qui est ambigu et rarement utilisé.
- Les Degrés mixtes : VII, qui peut être fort ou faible selon son utilisation ou non avec la Tonique I.
Attention : Percevoir les Fonctions de ces Degrés nécessite une grande pratique de la Musique tonale.

En particulier, les Accords s'utilisent comme Fonction dans leur contexte tonal (cf [FAB Unité 7]) et s'obtiennent par Harmonisation de la Gamme diatonique qui les porte.
Les Figures relatives aux Accords de trois notes, Accords de quatre notes et Accords de cinq notes, montrent le résultat de cette Harmonisation dans le cas de la Gamme de do majeur et de la Gamme de do mineur harmonique.

Fondamental (Etat)


Voir définition dans Accord.

Fondamentale (Accord)

Image Musique : Accord - Etat fondamental


La Note Fondamentale d'un Accord est la Note dite "de base" sur lequel est construit l'Accord.
Cette Note de base est la Basse de l'Accord après mise "à l'état fondamental réduit" obtenue en abaissant les Notes supérieures d'une Octave jusqu'à obtenir un empilement de Tierces (exemples : do - mi - sol ; do - mib - sol ; do - mi - sol - sib - ré).
Sur la Figure ci-dessus, les trois derniers Accords ont pour Accord à l'état fondamental réduit la Triade do - mi - sol (premier Accord), dont la Fondamentale est do.

Fondamentale (Son musical)


La Fondamentale d'un Son musical est la Fréquence la plus basse (f) dans la Décomposition d'une onde périodique en séries de Fourier.

Formant


Voir Sonagramme.

Forme musicale


La Forme musicale en tant que Genre musical désigne une catégorie d'Oeuvre musicale : Concerto, Fantaisie, Prélude, Symphonie, etc.

La Forme musicale en tant que Structure musicale est un enchaînement de Phrases musicales de longueur identique, pouvant être parfois répétées.
Les différentes Phrases sont nommées par des lettres : A, B, C, etc.
Les Phrases quasi identiques, n'ayant souvent que quelques Notes de différence en fin de Phrase, sont nommées en ajoutant un prime à la lettre désignant la Phrase originale. Exemple : A et A'
Exemples de Forme musicale : Anatole en musique Jazz/Rock (A A B A), Aria da capo (A B A'), Chanson de Noël (A A B A), Lied (A B A'), Menuet ou Scherzo (A A B B), Rondo ou Rondeau (A B A C A D A), Sonate (A A B A'), Strophique (A A A), Thème et variations (A A' A").

Fréquence


La Fréquence est le nombre de Périodes par seconde (en Hertz ou seconde-1).
Si f est la Fréquence et T la Période, alors : f = 1/T.

Gamme


La Gamme est une succession de Notes Conjointes selon une échelle relevant de l'esthétique musicale, la dernière Note répétant la première à l'Octave supérieure si la Gamme est ascendante, ou inférieure si la Gamme est descendante.

Gamme chromatique

Image Musique : Touches du piano

Image Musique : Notes au violon


La Gamme chromatique est la Gamme qui divise l'Octave en 12 Demi-tons.
Selon les Instruments, les Demi-tons ne sont pas nécessairement tous égaux (Demi-ton chromatique et Demi-ton diatonique).
- Au piano (voir Figure 1 ci-dessus), la Gamme comprend 12 Notes différentes : les 7 touches blanches (Notes de la Gamme diatonique) et les 5 touches noires intercalées (leurs Altérations).
- Au violon (voir Figure 2 ci-dessus), la Gamme comprend usuellement 17 Notes différentes : les 7 Notes naturelles (Notes de la Gamme diatonique), 5 Altérations en Dièse (do#, ré#, fa#, sol#, la#) et 5 Altérations en Bémol (réb, mib, solb, lab, sib). Ainsi, entre les Notes do et ré se trouvent deux Notes intermédiaires : réb et, un Comma plus haut, do#. A noter que les 4 autres Altérations possibles (fab, mi#, si#, dob), bien que réalisables au violon, sont très peu utilisés.

Gamme de Pythagore


Voir Gamme de Pythagore.

Gamme de Zarlino


Voir Gamme de Zarlino.

Gamme diatonique


La Gamme diatonique est la Gamme qui divise l'Octave en 7 Intervalles dont 5 valant un Ton et 2 valant un Demi-ton, les deux Demi-tons étant toujours séparés par deux ou trois Tons.
Il existe essentiellement trois Gammes diatoniques : la Gamme de Zarlino, la Gamme de Pythagore et la Gamme tempérée.
Le Tableau ci-dessous compare ces trois Gammes diatoniques, en Mode Majeur, selon leurs Intervalles respectifs donnés par le rapport de Fréquences entre deux Notes Conjointes.
- La Gamme de Zarlino est utilisée lorsqu'un groupe vocal (choristes) ou un groupe de violonistes interprète une musique polyphonique Consonante et souhaite provoquer au niveau des auditeurs une sensation de perfection que l'on n'a pas avec un Instrument accordé en Gamme tempérée.
- La Gamme de Pythagore est utilisée sur les Instruments que l'on accorde par Quintes (violon par exemple) ou par Quartes (contrebasse par exemple). Elle permet également à certains solistes (violoniste, chanteur, etc.) de jouer naturellement une Ligne mélodique plus expressive, la Tierce majeure étant plus haute que dans les autres Gammes usuelles (voir Tableau ci-dessous).
- La Gamme tempérée est largement utilisée en musique occidentale (voir détails).

Notesdomifasollasido
Intervalles en Mode MajeurTonTon1/2 TonTonTonTon1/2 Ton
Gamme de Zarlino9/810/916/159/810/99/816/15
Gamme de Pythagore9/89/8256/2439/89/89/8256/243
Gamme tempérée22/1222/1221/1222/1222/1222/1221/12

Gamme exotique


Il existe de nombreuses Gammes dites "exotiques" en musique occidentale.
Le Tableau ci-dessous en donne quelques-unes qui divisent l'Octave en 7 Intervalles.

DegrésIIIIIIIVVVIVIIVIII
Mode Nahawand (Arabo-turc) ou Mineur harmoniqueTon1/2 TonTonTon1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton
Mode Nawa atar (Arabo-turc) ou Tzigane ou HongroisTon1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton
Mode Oriental1/2 Ton3/2 Ton1/2 TonTon1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton
Mode Andalou1/2 Ton3/2 Ton1/2 TonTon1/2 TonTonTon
Mode Balkan1/2 TonTonTonTon1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton
Mode Bhairava (Inde du Nord)1/2 TonTonTonTon1/2 TonTonTon
Mode Vaschaspati (Inde) ou Bartok ou AcoustiqueTonTonTon1/2 TonTon1/2 TonTon

Gamme tempérée


La Gamme tempérée est la Gamme qui divise l'Octave en Intervalles égaux, sans se préoccuper de la Consonance entre les Notes ainsi déterminées.
Le découpage le plus répandu contient 12 Intervalles (Demi-tons) qui ont chacun une largeur de 1/12 Octave correspondant à un rapport de Fréquences entre deux Notes Conjointes de 1,05946 = 21/12.
La Gamme tempérée, dont la paternité est généralement attribuée au musicien Andreas Werckmeister en 1691, est largement utilisée en musique occidentale depuis le 18e siècle. J.S. Bach fut l'un des premiers musiciens à l'adopter (cf "Le Clavier bien tempéré", recueil d'oeuvres écrites de 1722 à 1744).
Bien que difficile à accorder et au prix de n'avoir plus aucun Intervalle "juste" au sens de Zarlino ou de Pythagore, elle présente toutefois de nombreux avantages (uniformisation des Demi-tons, Transpositions et Modulations à l'infini, etc.).
La Gamme est tempérée sur la plupart des Instruments à clavier (piano, orgue, clavecin, harmonium, accordéon, etc.), sur certains Instruments à cordes (guitare, mandoline, luth, harpe, viole, etc.) et sur les Instruments à vent avec clés ou pistons (trompette, tuba, clarinette, hautbois, etc.).

Glissé ou Glissando


Voir Liaison.

Harmonie


Dans la théorie de la musique occidentale, l'art de l'harmonie étudie la construction des Accords (Notes et/ou Instruments simultanés) et leurs Enchaînements (mélodie).
L'art de l'Harmonie a remplacé progressivement celui du Contrepoint à partir du milieu du 18e siècle.
Pour la plupart des musiciens, l'Harmonie est la combinaison Dissonante de Notes, pleines de tensions, qui se résolvent miraculeusement en un Accord Consonant.
Pour le compositeur américain Lejaren Hiller, "La musique est un compromis entre la monotonie et le chaos".

Les Règles d'Harmonie sont regroupées en plusieurs catégories :
- Règles horizontales (Tessiture, Tonalité, Intervalle mélodique, Fonction tonale) ;
- Règles verticales (Accord au repos, Doublure, Renversement, Ecartement entre voix, Contrepoint) ;
- Règles d'enchaînement (Mouvement, Enchaînement) ;
- Règles de sémantique musicale (lois psychoacoustiques de la perception musicale).

Harmoniques


Les Harmoniques ou Partiels (de rang n) sont les Fréquences nf (2f, 3f, 4f, etc.) qui sont des multiples entiers de la Fondamentale (f) dans la Décomposition d'une onde périodique en séries de Fourier.
Par extension, on nomme "Harmonique de rang 1" la Fondamentale f et "Harmoniques" l'ensemble complet de la Fondamentale et des Harmoniques supérieurs.

Harmonisation

Image Musique : Accords harmonises a partir de la Gamme de mi bemol majeur1
Image Musique : Accords harmonises a partir de la Gamme de mi bemol majeur2
Image Musique : Accords harmonises a partir de la Gamme de mi bemol majeur3
Image Musique : Accords harmonises a partir de la Gamme de mi bemol majeur3


En Musique tonale, l'Harmonisation consiste, pour une Mélodie existante, à rajouter des Accords ou d'autres Mélodies conformément aux Règles de l'Harmonie.
Exemple d'Harmonisation : l'écriture d'un Accord de trois notes à quatre Voix.

Autre exemple d'Harmonisation : l'Harmonisation des Gammes diatoniques par les Accords.
Pour illustrer la méthode, prenons l'exemple de la Gamme de mi Bémol majeur à Harmoniser par des Accords de trois notes :
Etape 1 : Construction de la Gamme (voir Figure 1 ci-dessus)
Conformément au Tableau des Armures, on voit que cette Gamme possède 3 Bémols à la Clef : si, mi et la. On la construit donc en prenant en compte ces Altérations.
Etape 2 : Construction des Accords (voir Figure 2 ci-dessus)
On construit, sur chaque Note de cette Gamme, un Accord de trois notes à l'Etat classé (i.e. en empilant les Tierces), et sans s'occuper de l'Altération des Notes rajoutées.
Etape 3 : Respect des Altérations constitutives inhérentes aux Gammes Majeure et Mineure naturelle (voir Figure 3 ci-dessus)
On Altère les Notes rajoutées conformément aux Altérations de l'Armure, c'est-à-dire en bémolisant les Notes si, mi et la.
Etape 4 : Respect des Altérations accidentelles inhérentes aux Gammes Mineure harmonique ou Mineure mélodique ascendant (voir Figure 4 ci-dessus)
On Altère toutes les Notes des Accords conformément aux Altérations accidentelles de la Gamme Mineure, c'est-à-dire en haussant d'un Demi-ton le Degré VI en Gamme Mineure mélodique ascendant et aussi le Degré VII en Gammes Mineure harmonique et Mineure mélodique ascendant (cf [FAB Unité 7]).
L'exemple de la Gamme de mi Bémol majeur n'est pas concerné par l'étape 4. Voyons le résultat de cette étape sur les deux exemples suivants :
    - Harmonisation de la Gamme de do mineur harmonique par des Accords de trois notes (voir Figure 2 de cette Gamme) : toutes les Notes sib de la Gamme de do mineur naturel se trouvent ainsi modifiées en si Bécarre.
    - Harmonisation de la Gamme de la mineur mélodique par des Accords de cinq notes (cf [Gui, Degrés harmonisés à cinq voix, Figure 4]) : toutes les Notes fa et sol de la Gamme de la mineur naturel se trouvent ainsi modifiées en fa# et sol#.

Cette méthode assure que la Structure des Accords obtenus ne change jamais quand on change le Nom de la Gamme.
Ainsi, pour l'Harmonisation des Gammes majeures par des Accords de trois notes par exemple, la série des 7 Accords obtenus sera toujours de type : M m m M M m dim, que l'on soit en mi Bémol majeur ou en do majeur.

Hauteur (Son musical ou Note)

Image Musique : Frequences des notes sur un piano


La Hauteur d'un Son musical est la Fréquence de sa Fondamentale.
La Figure ci-dessus montre la Fréquence des différentes Notes d'un clavier de piano, ainsi que la Tessiture (ou Registres) de plusieurs autres Instruments de musique.
En notation musicale, la Hauteur d'une Note est définie par deux caractéristiques :
- la position verticale de la tête de la Figure de Note sur la Portée,
- la Clef en début de Portée.

Instrument de musique

Image Musique : Instruments de musique a cordes frottees     Image Musique : Instruments de musique a cordes pincees ou frappees
A Cordes (frottées et frappées/pincées)

Image Musique : Instruments de musique a bois     Image Musique : Instruments de musique a cuivres
A Bois et à Cuivres

Image Musique : Instruments de musique a percussions a membrane     Image Musique : Instruments de musique a percussions a accessoires
A Percussions (membrane et accessoires)

Image Musique : Instruments de musique electriques
Electriques



Un Instrument de musique est un objet pouvant produire un Son contrôlé par un musicien. Par extension, un Instrument de musique peut être également la voix chantée, les mains ou les pieds du musicien.
Un Instrument de musique se divise en deux parties distinctes : celle qui produit la vibration (corde, colonne d'air, percussion ou électronique) et celle qui transforme cette vibration en un Timbre caractéristique de l'Instrument.
Les Instruments de musique sont classés conventionnellement par leur méthode de production du Son, quel que soit leur matériau. Ainsi, une clarinette en métal ou un saxophone en cuivre sont classés comme "Instruments à bois". Les différentes méthodes sont les suivantes (voir Figures ci-dessus) :
Instruments à cordes (production du son par Corde vibrante) :
    - à cordes frottées (alto, contrebasse, trompette marine, vielle à roue, viole de gambe, violon, violoncelle, etc.),
    - à cordes pincées à l'aide des doigts (banjo, cithare, contrebassine, guitare, harpe, luth, lyre, mandoline, etc.),
    - à cordes pincées à l'aide d'un clavier (clavecin, épinette, virginale, etc.),
    - à cordes frappées (clavicorde, cymbalum, piano, tympanon, etc.).
Instruments à vent (production du son par Tuyau sonore) :
    - les Voix (chantées),
    - les Bois, qui comportent un biseau ou une anche :
       - à biseau (flûte à bec, flûte traversière, orgue à bouche, etc.),
       - à anche libre (accordéon, harmonica, harmonium, orgue à anche, etc.),
       - à anche simple (clarinette, saxophone, etc.),
       - à anche double (basson, bombarde, contrebasson, cor anglais, cornemuse, hautbois, etc.),
    - les Cuivres, qui utilisent la vibration des lèvres dans une embouchure (clairon, cor d'harmonie, cor naturel, cornet à pistons, didgeridoo, saxhorn, serpent, trombone, trompe de chasse, trompette, tuba, etc.).
Instruments de percussion (production du son par Membrane vibrante ou autre procédé) :
    - les claviers, qui comportent une série de lames frappées par des baguettes (célesta, marimba, steel-drum, tongue drum, vibraphone, xylophone, etc.),
    - les peaux, qui comporte une membrane frappée par les mains ou par des baguettes (bongo, djembé, caisse claire, grosse caisse, tambour, tambourin, timbale, toms, etc.),
    - les accessoires (castagnettes, clave, cloche, crécelle, cymbales, gong, grelots, hochet, maracas, triangle, etc.),
    - la batterie, qui associe plusieurs instruments de percussion dont caisse claire, grosse caisse, cymbales et toms.
Instruments de combinaison qui associent plusieurs modes de mise en vibration :
    - les orgues combinant tuyaux à bouche et tuyaux à anche,
    - les Instruments mécaniques (limonaire, orgue de Barbarie, serinette, etc.),
    - le claviorganum, combinant orgue et clavecin actionnés par les mêmes claviers,
    - la "Marble Machine", créé par le groupe Wintergatan, combinant guitare basse, vibraphone, cymbales et diverses percussions.
Instruments électriques :
    - les Instruments électromécaniques (orgue Hammond, Yamaha CP80, etc.),
    - les Instruments électroniques (guitare électrique, instrument virtuel (ordinateur), ondes musicales Martenot, piano numérique, synthétiseurs, thérémine, vent électronique, etc.).

Sur une partition d'orchestre, les Instruments sont conventionnellement regroupés par Familles ou Groupes, de haut en bas : Bois, Cors, Cuivres, Percussions, Claviers (piano, clavecin, orgue), Voix (chantées) et Cordes. Dans chaque Famille, les Instruments sont placés de haut en bas depuis l'aigu jusqu'au grave.

Au niveau acoustique, le Sonagramme est alors riche de renseignements.

Intensité d'un Son musical

Image Musique : Courbes d affaiblissement


L'Intensité physiologique globale d'un Son musical est une notion complexe obtenue en reportant le Spectre sonore sur les courbes isosoniques du Son pur.
Pour simplifier cette complexité, on préfère utiliser des courbes d'affaiblissement indépendantes des Intensités physiques du Spectre sonore (voir Figure ci-dessus, avec courbes A, B et C correspondant respectivement aux Sons d'Intensité faible, moyenne et forte). Les Intensités physiques sont ainsi pondérées avec les affaiblissements définis par la courbe A qui est la plus utilisée.

Exemple de calcul pour un Bruit (cf [PUJ Notions]) :
Le Tableau ci-dessous donne, pour chaque bande de Fréquences d'Octave, le Niveau d'Intensité (mesuré), le niveau d'affaiblissement (issu de la courbe A en Figure ci-dessus), le Niveau d'Intensité pondérée S et l'Intensité physique pondérée I (issue de la formule : S = 10 log10(I/I0)).
En faisant la somme de ces Intensités physiques pondérées, on trouve : I global = 9,2 107 I0, ce qui donne un Niveau d'Intensité pondérée globale (ou Intensité physiologique globale) : S global = 79,6 dB

Fréquence (Hz)Niveau d'Intensité (dB)Niveau d'affaiblissement (dB)Niveau d'Intensité pondérée (dB)Intensité physique pondérée (W/m2)
31,589,4-3950 105 I0
6386,2-2660 106 I0
12586,1-1670 107 I0
25078,6 -870 107 I0
50076,2 -3732 107 I0
100073,0 0732 107 I0
200071,8 +1732 107 I0
400069,0 +170 107 I0
800061,1 -160 106 I0

Intensité d'un Son pur

Image Musique : Courbes isosoniques


Il existe trois sortes d'Intensité pour un Son pur (cf [MAT Perception][PUJ Notions]) :
- L'Intensité physique (I) qui est liée à l'amplitude A de la pression acoustique p(t) du Son par la relation suivante :
    I = A2/(ρ c)
    avec I en W/m2, A en Pa, ρ en kg/m3 (masse volumique de l'air) et c en m/s (vitesse du son).
    Pour l'air à 20C et à la pression atmosphérique, on a : ρ c = 412 N.s.m-3
    I0 = 10-12 W/m2 correspond au seuil d'audibilité.
- Le Niveau d'intensité ou niveau de pression acoustique (S) qui est ressenti par une oreille idéale (sans distorsions liées à la Hauteur du Son) et qui vaut :
    S = 10 log10(I/I0) = 20 log10(A/A0)
    avec S en dB et A0 = 2 10-5 Pa
    A0 est la plus faible pression acoustique à laquelle l'oreille est sensible (correspondant au seuil d'audibilité I0).
    Les Sons audibles s'étagent de 0 dB (seuil d'audibilité) à 140 dB, le seuil de douleur valant 120 dB.
- L'Intensité physiologique qui est ressenti par une oreille normale (en fonction du Niveau d'intensité et de la Fréquence, selon des courbes isosoniques (voir Figure ci-dessus)).
    Exemple (voir Figure ci-dessus) : Pour un même Niveau d'Intensité 40 dB, un Son à 1000 Hz a une Intensité physiologique de 40 dB alors qu'un un Son à 100 Hz a une Intensité physiologique de 3 dB (proche du seuil d'audibilité).
    A noter (cf [MAT Perception]) : Ces courbes montrent que, lorsqu'on diminue le niveau moyen d'une écoute, on comprime beaucoup plus fortement les Fréquences graves que les autres.
    Ainsi, un concert d'orchestre sera d'abord dépouillé de toute vigueur puis, peu à peu, de tous ses Instruments à graves dominantes, notamment les Instruments à percussion. Le concert se transforme alors en orchestre de chambre.

Intervalle harmonique

Image Musique : Intervalles


L'Intervalle harmonique est l'ensemble de deux Sons entendus simultanément.
L'Intervalle se mesure par le rapport de leurs Fréquences ou par une largeur exprimée en portion d'Octave. Exemple : pour une Quinte, l'Intervalle est de 3/2 correspondant à une largeur de 0,58 Octave (log2(3/2)).

En musique occidentale (voir Figure ci-dessus), l'Intervalle est caractérisé par :
- un Nom correspondant au nombre de Notes Conjointes englobées (exemple : "Tierce" pour l'Intervalle do - mi ou do - mib),
- un Qualificatif donnant l'étendue de l'Intervalle compte-tenu des Tons et Demi-tons diatoniques (exemple : Tierce "majeure" pour une étendue de 2 Tons).
Le Tableau ci-dessous donne la liste des Intervalles usuels (en gras : les Intervalles de référence de la Gamme Majeure) :

Nom et QualificatifContenu en Tons et Demi-tons diatoniquesExemples avec Intervalles ascendants
1. Prime juste ou Unisson juste0 Ton et 0 Demi-tondo - do
Prime augmentée0 Ton et 1 Demi-ton chromatiquedo - do#
Seconde diminuée-1 Ton et 2 Demi-tonsdo - rébb
Seconde mineure0 Ton et 1 Demi-tondo - réb ; mi - fa ; sol# - la
2. Seconde majeure1 Tondo - ré ; si - do#
Seconde augmentée1 Ton et 1 Demi-ton chromatiquedo - ré# ; fa - sol#
Tierce diminuée0 Ton et 2 Demi-tonsdo - mibb ; do# - mib
Tierce mineure1 Ton et 1 Demi-tondo - mib ; mi - sol
3. Tierce majeure2 Tonsdo - mi ; si - ré#
Tierce augmentée2 Tons et 1 Demi-ton chromatiquedo - mi#
Quarte diminuée1 Ton et 2 Demi-tonsdo - fab ; do# - fa
4. Quarte juste2 Tons et 1 Demi-tondo - fa ; mib - lab
Quarte augmentée ou Triton3 Tonsdo - fa# ; fa - si
Quinte diminuée ou Triton2 Tons et 2 Demi-tonsdo - solb ; si - fa ; ré - lab
5. Quinte juste3 Tons et 1 Demi-tondo - sol ; sib - fa
Quinte augmentée4 Tonsdo - sol#
Sixte diminuée2 Tons et 3 Demi-tonsdo - labb
Sixte mineure3 Tons et 2 Demi-tonsdo - lab ; mi - do
6. Sixte majeure4 Tons et 1 Demi-tondo - la ; mib - do
Sixte augmentée5 Tonsdo - la#
Septième diminuée3 Tons et 3 Demi-tonsdo - sibb ; do# - sib
Septième mineure4 Tons et 2 Demi-tonsdo - sib ; ré - do
7. Septième majeure5 Tons et 1 Demi-tondo - si
Septième augmentée6 Tonsdo - si#
Octave diminuée4 Tons et 3 Demi-tonsdo - dob à l'Octave
8. Octave juste5 Tons et 2 Demi-tonsdo - do à l'Octave
Octave augmentée6 Tons et 1 Demi-tondo - do# à l'Octave
Neuvième diminuée4 Tons et 4 Demi-tonsdo - rébb à l'Octave
Neuvième mineure5 Tons et 3 Demi-tonsdo - réb à l'Octave
Neuvième majeure6 Tons et 2 Demi-tonsdo - ré à l'Octave
Neuvième augmentée7 Tons et 1 Demi-tondo - ré# à l'Octave

Intervalle mélodique


L'Intervalle mélodique est l'ensemble de deux Sons entendus successivement.

Irrationnel (Rythme)

Image Musique : Ryhtme irrationnel1
Image Musique : Ryhtme irrationnel2


Un Rythme est irrationnel lorsque ses divisions diffèrent du Nombre de Temps de la Mesure qui les accueille.
Une telle figure rythmique irrégulière est symbolisée par une fraction écrite au-dessus ou au-dessous des Notes à qui elle est attribuée, le dénominateur de la fraction étant parfois sous-entendu.
La Figure 1 ci-dessus montre un Sextolet de Croches pour lequel on doit jouer six Croches pendant le temps de cinq (notation = "6:5").
Cette notation s'applique également aux Silences (voir Figure 2 ci-dessus).

Langage parlé

Image Musique : Langage parle - La Fondamentale F0
Image Musique : Langage parle - Les Formants


Figure 1 ci-dessus : Evolution temporelle de la Fréquence Fondamentale F0 dans la phrase "Les techniques de traitement numérique de la parole" (cf Synthèse polyphonique de l'arabe standard, Touahri Dalida, Blida, 2008 en référence à [DUTO]).
Figure 2 ci-dessus : Evolution temporelle des Formants F1, F2 et F3 dans la phrase "Samedi" (cf Le blog de outilsrecherche, Notes 3.1.1 - Décodage du Signal de la Parole).


Le Langage parlé est caractérisé acoustiquement par les principaux paramètres suivants :

- La Fréquence Fondamentale F0 produite par le larynx (glotte), laquelle permet de faire la différence entre la Voix d'un homme (100 à 150 Hz), d'une femme (200 Hz à 300 Hz) ou d'un enfant (350 à 400 Hz). cf [CAIL].
La Figure 1 ci-dessus montre en exemple l'évolution temporelle de F0 dans la Phrase "Les techniques de traitement numérique de la parole".
On constate que, à l'intérieur des zones voisées, F0 subit peu de variations dans le temps. F0 ne peut donc pas caractériser un Phonème (Voyelle ou Consonne).

- Les quatre premiers Formants produits par les résonateurs naturels du conduit vocal (cf [PHON]) :
    - le Formant F1 produit par le pharynx dans le Registre 300 à 800 Hz,
    - le Formant F2 produit par la cavité buccale dans le Registre 800 à 2500 Hz,
    - le Formant F3 produit par la cavité labio-dentale dans le Registre 2000 à 3000 Hz,
    - le Formant F4 (appelé "singing Formant") produit par la position du voile du palais (autorisant ou non le passage de l'air dans les fosses nasales) autour de 2800 Hz chez l'homme et de 3200 Hz chez la femme.
Les Formants F1, F2 et F3 donnent le Timbre de la Voyelle et participent à celui des Consonnes dans la mesure où ils marquent en même temps les Transitions entre Voyelles.
La Figure 2 ci-dessus montre en exemple l'évolution temporelle des Formants F1, F2 et F3 dans la Phrase "Samedi". On distingue clairement les Formants des trois Voyelles "a", "e" et "i".
Le Formant F4 participe à la coloration du Timbre propre à chaque locuteur.

- Le Voisement : la vibration ou l'absence de vibration des cordes vocales permet de distinguer entre Phonèmes voisés et Phonèmes non-voisés.
Dans le cas voisé, la vibration est assimilable approximativement à un signal triangulaire harmonique de Fréquence Fondamentale F0 (cf [CAIL]).

- La Prosodie : les variations de F0, du Niveau d'Intensité et de la Durée des Sons lors de la production d'une Phrase permettent d'exprimer des intentions ou des émotions.
Par exemple, une élévation de F0 en fin de Phrase est perçue comme une marque interrogative.

Au niveau acoustique, le Sonagramme est alors riche de renseignements.

Legato


Voir Liaison.

Liaison

Image Musique : Prolongation

Image Musique : Legato
Image Musique : Glisse


La Liaison permet de réaliser un Phrasé sur un groupe de Notes.
On distingue :
- La Liaison de prolongation ou de tenue (symbole = ligne courbe horizontale), qui a pour effet de lier deux Notes de même Hauteur et de Durée quelconque, la seconde Note n'étant pas jouée mais sa Durée venant s'ajouter à celle de la Note précédente (voir Figure 1 ci-dessus),
- La Liaison d'expression ou legato (symbole = ligne courbe horizontale), qui a pour effet de lier plusieurs Intervalles ou Accords, sans rupture de Son (voir Figure 2 ci-dessus),
- Le Glissé ou glissando (symbole = une ou plusieurs barres fines entre Notes), qui consiste à parcourir l'échelle des Hauteurs de façon continue (voir Figure 3 ci-dessus).

Ligne (Mélodie)


Voir Mélodie.

Ligne (Portée)


Voir Portée.

log


Le log est la fonction logarithme. Selon la base (2 ou 10), on a la relation suivante :
    log2(x) = log10(x) / log10(2).

Main


Les pianistes indiquent souvent sur les morceaux musicaux quelle Main doit les jouer. La notation est la suivante :
Editions françaises : M.D. et M.G. pour respectivement Main Droite et Main Gauche.
Editions italiennes : M.D. et M.S. pour respectivement Mano Destra et Mano Sinistra.
Editions allemandes : R.H. et L.H. pour respectivement Rechte Hand et Linke Hand.

Majeur (Accord)


Un Accord de trois notes est dit Majeur quand sa Tierce constitutive est Majeure (exemple : do - mi - solb).
Il est dit "Accord parfait majeur" quand, de plus, sa Quinte est juste (exemple : do - mi - sol).

Majeur (Intervalle)


Un Intervalle est dit Majeur quand sa Seconde, Tierce, Sixte ou Septième est Majeure.

Majeur (Mode ou Gamme)

Gamme de do majeur :         Image Musique : Gamme de do majeur

Gamme de la majeur : Image Musique : Gamme de la majeur


Le Mode Majeur est la classe de Gammes diatoniques caractérisées par les Intervalles donnés dans le Tableau ci-dessous.
Il est formé de deux Tétracordes séparés d'un Ton, chaque Tétracorde valant (1 Ton, 1 Ton, 1 Demi-ton).

DegrésIIIIIIIVVVIVIIVIII
Mode MajeurTonTon1/2 TonTonTonTon1/2 Ton

A retenir :

Le Mode Majeur a une couleur chaude, plutôt joyeuse et lumineuse, donnée par ses deux Tons entiers entre la Tonique I et la Médiante III.


A noter que toute Gamme prend le Nom de son premier Degré I
La Figure ci-dessus donne deux exemples de Gamme Majeure :
- la Gamme du do majeur (qui est simple à jouer au piano car elle utilise uniquement les touches blanches),
- la Gamme du la majeur.

Médiante


Voir Degré.

Mélodie


Au niveau de l'exécution instrumentale ou vocale d'un morceau musical, la Mélodie (ou Ligne mélodique) désigne la succession de Notes produites par une seule Voix.

Au niveau de la notation musicale, la Mélodie (ou Plan mélodique) désigne l'organisation en Hauteur des événements musicaux et se caractérisée essentiellement par :
- la Portée,
- la Hauteur des Notes (Nom des Notes, Clef, Altération, Intervalle, Accord, Son musical),
- la Structure mélodique (Nuance, Liaison, Ornement),
- la Tessiture des Instruments de musique.

Membrane vibrante


(cf [KAC]).
Le Son émis par une membrane vibrante, bien que constitué de Fréquences fixes, est un Son complexe non périodique et ne se décompose pas en Séries de Fourier sous forme d'une somme d'ondes sinusoïdales dont les Fréquences sont des multiples entiers d'une même Fréquence Fondamentale.
Les différentes Fréquences propres, dues aux différents modes de vibration, peuvent cependant s'approcher plus ou moins bien d'une série harmonique.
Mathématiquement, les fonctions de Bessel permettent de résoudre l'équation de la vibration dans le cas d'une membrane circulaire.

Tous les Instruments de musique à membrane vibrante s'accordent en ajustant la tension de la membrane. Par exemple :
- Pour la caisse claire ou la grosse caisse, deux peaux recouvrant un fût sont tendues par deux cercles reliés par des vis. On ajuste le tension des peaux en tournant plus ou moins les vis.
- Pour les toms, on augmente la raideur de la membrane en ajoutant une bague en polyester sur sa partie extérieure.
- Pour les percussions indiennes ("tablas" dans le nord de l'Inde et "mridangs" dans le sud de l'Inde), la membrane en peau d'animal est tendue grâce à une corde qui fait des allers-retours entre le haut et le fond de l'Instrument. On modifie la tension en bougeant des petits cylindres en bois intercalés entre la corde et l'Instrument.

Mesure

Image Musique : Mesure

Image Musique : Mesures simples Image Musique : Mesures composees
Image Musique : Interpretation ternaire     Image Musique : Mesure asymetrique


La Mesure est la division d'un morceau musical en parties d'égales durées, identifiées sur la Portée par des Barres de Mesure (voir Figures 1 et 2 ci-dessus).

Le Chiffrage indiqué en début de morceau représente les trois caractéristiques de la Mesure : le Nombre de Temps, l'Unité de Temps et la Structure des Temps (voir Tableau ci-dessous).
Traditionnellement, ce Chiffrage est une fraction (N/D) de deux nombres entiers (sans la barre horizontale). Le Chiffrage 4/4 est parfois représenté par un "C", et le Chiffrage 2/2 par un "C" barré.
Attention, ce Chiffrage traditionnel est ambigu lorsque le numérateur est multiple de 3. Les deux exemples suivants montrent que le Chiffrage "3/2" peut aussi bien concerner une Mesure simple qu'une Mesure composée. Seul le contexte du morceau musical permet de lever l'ambiguïté.
En notation moderne, malheureusement peu courante, le Chiffrage ne comporte qu'un seul nombre (Nombre de Temps) et l'Unité de Temps apparaît au-dessus ou au-dessous de ce nombre sous forme d'une Figure de Note.

Au-delà du Chiffrage, la Mesure est caractérisée par l'Accentuation des Temps. Généralement, la Mesure comporte un Temps fort (plutôt le premier en musique classique, plutôt le second et le quatrième en musique jazz/rock) suivi de x Temps faibles. La notion fort/faible n'est pas nécessairement liée à l'accentuation de l'Intensité des Sons musicaux. L'orgue par exemple est incapable de produire une différence d'Intensité sur certains Temps. La notion fort/faible ressentie par l'auditeur réceptif résulte alors de l'organisation du discours musical.

CaractéristiqueChiffrage de la Mesure
Nombre de Temps C'est le nombre de Temps utilisés dans la Mesure.
Le numérateur (N) de la fraction est un nombre entier qui indique le nombre de Temps (pour une Mesure simple) ou le nombre de tiers de Temps (pour une Mesure composée) ou rien d'évident (pour une Mesure asymétrique).
Unité de Temps C'est la Figure de Note dont la durée est égale à un Temps.
Le dénominateur (D) de la fraction est un nombre entier qui indique une fraction (1/D) de Ronde (par exemple : D = 4 correspondant à 1/4 Ronde soit une Noire).
Cette fraction vaut un Temps (pour une Mesure simple) ou un tiers de Temps (pour une Mesure composée) ou rien d'évident (pour une Mesure asymétrique).
Structure des Temps Elle est binaire, ternaire ou asymétrique, comme ainsi défini :

La structure binaire ou Mesure simple est la Mesure à Temps égaux binaires pour laquelle l'Unité de Temps est une Figure de Note non pointée (voir Tableau 1 ci-dessus).
    Le Chiffrage d'une Mesure simple est alors la fraction N/D = N x (1/D) pour laquelle la Nombre de Temps vaut N et l'Unité de Temps vaut la fraction 1/D de Ronde.
    Exemple : le Chiffrage "3/2" signifie qu'il y a 3 Temps dans la Mesure et que l'Unité de Temps est une Blanche de valeur un Temps.
    Attention, dans le domaine musical Jazz/Rock, une partition à Chiffrage binaire doit être interprétée de façon ternaire lorsqu'on trouve en début de partition les symboles "shuffle" ou "swing feel" ou une indication de division du Temps par un multiple de 3 (voir exemple en dernière Figure de gauche ci-dessus).

La structure ternaire ou Mesure composée est la Mesure à Temps égaux ternaires pour laquelle l'Unité de Temps est une Figure de Note pointée (voir Tableau 2 ci-dessus).
    Le Chiffrage d'une Mesure composée (avec N multiple de 3) est alors la fraction N/D = (N/3) x (3/D) pour laquelle le Nombre de Temps vaut N/3 et l'Unité de Temps vaut la fraction 3/D de Ronde.
    Exemple : le Chiffrage "3/2" signifie qu'il y a 3 tiers de Temps dans la Mesure (soit un seul Temps par Mesure) et que l'Unité de Temps est une Blanche de valeur un tiers de Temps (soit une Ronde pointée de valeur un Temps).

La structure asymétrique ou Mesure asymétrique est la Mesure ayant des Temps inégaux ou bien un Nombre de Temps non entier.
    Le numérateur du Chiffrage peut comporter plusieurs nombres de durées différentes.
    Le dénominateur indique une Figure de note, comme dans le Chiffrage habituel.
    Dans de longues Mesures, on rajoute parfois une Barre de Mesure pointillée pour mieux délimiter les parties de la Mesure.
    Pour le Tempo, c'est la valeur rythmique la plus courte qui sert alors de pulsation.
    Exemple 1 (voir exemple en dernière Figure de droite ci-dessus) : le Chiffrage "3+2 sur 8" indique une Mesure à deux Temps inégaux : le premier Temps est ternaire (Unité de Temps : la Noire pointée), le second est binaire (Unité de Temps : la Noire) et plus court que le premier.
    Exemple 2 : le Chiffrage "2/8 + 2/8 + 3/8" indique une Mesure à trois Temps inégaux : deux Temps binaires (Unité de Temps : la Noire) et un Temps ternaire (Unité de Temps : la Noire pointée).
    Exemple 3 : le Chiffrage "3/4 + 1/8" indique une Mesure à trois Temps et demi : trois Temps binaires (Unité de Temps : la Noire) et un demi-Temps binaire (Unité de Temps : la Noire).

Mineur (Accord)


Un Accord de trois notes est dit Mineur quand sa Tierce constitutive est Mineure (exemple : do - mib - solb).
Il est dit "Accord parfait mineur" quand, de plus, sa Quinte est juste (exemple : do - mib - sol).

Mineur (Intervalle)


Un Intervalle est dit Mineur quand sa Seconde, Tierce, Sixte ou Septième est Mineure.

Mineur (Mode ou Gamme)

Gamme de do mineur harmonique : Image Musique : Gamme de do mineur harmonique
Gamme de do mineur mélodique :    Image Musique : Gamme de do mineur melodique
Gamme de do mineur naturel :         Image Musique : Gamme de do mineur naturel

Gamme de la mineur harmonique :          Image Musique : Gamme de la mineur harmonique
Gamme de la mineur mélodique :            Image Musique : Gamme de la mineur melodique
Gamme de la mineur naturel :                 Image Musique : Gamme de la mineur naturel


Le Mode mineur est la classe de Gammes diatoniques caractérisées par les Intervalles donnés dans le Tableau ci-dessous.
Il est formé de deux Tétracordes séparés d'un Ton, le premier Tétracorde valant (1 Ton, 1 Demi-ton, 1 Ton), le second variant en fonction du type de Mode.

DegrésIIIIIIIVVVIVIIVIII
Mode Majeur (pour comparaison)TonTon1/2 TonTonTonTon1/2 Ton
Mode Mineur harmonique ou classiqueTon1/2 TonTonTon1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton
Mode Mineur mélodique ascendantTon1/2 TonTonTonTonTon1/2 Ton
Mode Mineur naturel ou mélodique descendantTon1/2 TonTonTon1/2 TonTonTon

A retenir :

Le Mode Mineur harmonique ou classique se déduit du Mode Majeur par un simple abaissement des Degrés III et VI (cf [FAB Le Mineur]).
    En do mineur, le mi devient ainsi un mib et le la devient un lab. En la mineur, le do# devient un do et le fa# devient un fa. Voir Figure ci-dessus (à comparer avec Figure de la Gamme Majeure).
    Le Mode Mineur harmonique se déduit du Mode Mineur naturel par un simple haussement du Degré VII sous forme d'une Altération accidentelle (voir Figure ci-dessus).
    Le Mode Mineur harmonique est très utilisé en musique classique et a une couleur légèrement "Orientale" donnée par l'encadrement du 3/2 Ton entre les deux 1/2 Ton.

Le Mode Mineur mélodique ascendant se déduit du Mode Mineur harmonique par un simple haussement du Degré VI (cf [FAB Le Mineur]).
    En do mineur, le lab devient ainsi un la. En la mineur, le fa devient un fa#. Voir Figure ci-dessus.
    Le Mode Mineur mélodique ascendant se déduit du Mode Mineur naturel par un simple haussement des Degrés VI et VII sous forme de deux Altérations accidentelles (voir Figure ci-dessus).
    Le Mode Mineur mélodique ascendant est très utilisé par les chanteurs car le 3/2 Ton du Mode Mineur harmonique, peu mélodique et d'intonation difficile, se trouve ramené à un Ton.

Le Mode Mineur naturel ou mélodique descendant se déduit du Mode Mineur mélodique ascendant par un simple renversement des trois derniers Intervalles V-VI, VI-VII et VII-VIII (cf [FAB Le Mineur]), ce qui revient à baisser les Degrés VI et VII du Mode Mineur mélodique ascendant.
    En do mineur, le la devient ainsi un lab et le si devient un sib. En la mineur, le fa# devient un fa et le sol# devient un sol. Voir Figure ci-dessus.
    Le Mode Mineur naturel est très utilisé dans les ballades car ses absences de tensions (notamment sa Sensible VII placée à un Ton loin de la Tonique VIII) le rendent plutôt doux, calme et tendre, voire "gentiment mélancolique". Mais il peut aussi sonner de manière émue ou passionnée, notamment en reggae et rock.


A noter que toute Gamme prend le Nom de son premier Degré I
La Figure ci-dessus donne six exemples de Gamme mineure :
- la Gamme du do mineur harmonique,
- la Gamme du do mineur mélodique,
- la Gamme du do mineur naturel,
- la Gamme du la mineur harmonique (qui est celle utilisée couramment en Musique Tonale et qui se déduit de la Gamme du la mineur naturel par l'Altération accidentelle du sol en sol#),
- la Gamme du la mineur mélodique,
- la Gamme du la mineur naturel (qui est simple à jouer au piano car elle utilise uniquement les touches blanches).

Modale (Musique)


La Musique Modale est une Musique à sept Modes construits à partir de chaque Note de la Gamme diatonique naturelle (sans Altérations).
Ces Modes incluent les quatre Modes employés au Moyen ge, auxquels furent ajoutés les Modes de do et de la au cours de la Renaissance au 15e siècle puis le Mode de si au cours du 19e siècle.
La Musique Modale a été abandonnée au cours du 17e siècle pour laisser place à la Musique Tonale fondée sur deux Modes exclusifs : le Mode Majeur et le Mode Mineur. La Musique Modale a été ensuite redécouverte et adaptée au cours du 19e siècle.
Le Tableau suivant donne la description des sept Modes de la Musique Modale.

Nom moderneNom courantIntervalles en Tons
Mode de do (ou Gamme de do majeur)Mode ionien1 - 1 - 1/2 - 1 - 1 - 1 - 1/2
Mode de réMode dorien1 - 1/2 - 1 - 1 - 1 - 1/2 - 1
Mode de miMode phrygien1/2 - 1 - 1 - 1 - 1/2 - 1 - 1
Mode de faMode lydien1 - 1 - 1 - 1/2 - 1 - 1 - 1/2
Mode de solMode mixolydien1 - 1 - 1/2 - 1 - 1 - 1/2 - 1
Mode de la (ou Gamme de la mineur naturel)Mode éolien1 - 1/2 - 1 - 1 - 1/2 - 1 - 1
Mode de siMode locrien1/2 - 1 - 1 - 1/2 - 1 - 1 - 1

Mode diatonique


Voir Majeur (Mode) et Mineur (Mode).

Modulation


En Musique tonale, la modulation est le changement durable de la Tonalité d'un morceau musical. Le changement concerne la Ton mais peut aussi concerner le Mode (Majeur ou Mineur).
Lorsque le changement se limite à peu d'Accords pour revenir à la Tonalité initiale, on parle alors d'Emprunt, voire de Dominante secondaire.
Le changement s'effectue généralement par l'emploi d'un ou plusieurs Accords de transition, appelés aussi Accords mixtes car appartenant à la fois aux deux Tonalités (initiale et nouvelle).

Mordant


Voir Ornement.

Mot


Dans le Langage parlé, un Mot est une suite ininterrompue de Syllabes. Le Mot "opérateur" par exemple comprend quatre Syllabes (o/pé/ra/teur).

Mouvement (Oeuvre)


Le Mouvement d'une Oeuvre musicale est un des morceaux musicaux de l'oeuvre. Exemple : le "premier Mouvement de la Symphonie héroïque".

Mouvement (Tempo)


Voir Tempo.

Mouvement (Voix)

Image Musique : Mouvements


En musique occidentale, le Mouvement des Voix désigne la progression du tissu musical selon l'axe des Hauteurs, aussi bien sur le plan Mélodique (horizontal) que sur le plan Harmonique proprement dit (vertical).

Le Mouvement mélodique est l'Intervalle mélodique parcouru par une même Voix entre deux Notes successives. Le Mouvement peut être ascendant ou descendant.
Dans le Contrepoint, le Mouvement mélodique doit respecter deux principes :
- Principe de l'économie de mouvement : toute Note commune à deux Degrés ou Accords qui s'Enchaînent doit, si possible, rester en place à la même Voix.
- Principe du plus court chemin : le Mouvement Conjoint doit toujours être préféré au Mouvement Disjoint.
Les principes de l'Harmonie sont beaucoup moins stricts et autorisent les Mouvements Disjoints de type : Tierce (majeure ou mineure), Quarte juste, Quinte juste, Sixte mineure et Octave juste.

Le Mouvement harmonique est la somme d'au moins deux Mouvements mélodiques simultanés. Il peut être Parallèle, Contraire ou Oblique (voir Figure ci-dessus et [FAB Unité 2.1]) :
- Le Mouvement est Parallèle lorsque deux Lignes mélodiques montent ou descendent en même temps, selon un Intervalle généralement constant. Ce mouvement est parfois appelé Direct lorsque l'Intervalle n'est pas constant.
- Le Mouvement est Contraire lorsqu'une une ligne mélodique monte alors que l'autre descend.
- Le Mouvement est Oblique lorsqu'une des deux Lignes mélodiques reste constante.
Le Mouvement harmonique doit respecter a minima les principes suivants (cf [BAR Cours]) :
- Les Croisements de Voix sont à éviter.
- Par mouvement Parallèle, les Quintes, Octaves et Unissons consécutifs sont interdites, sauf effet voulu, car jugés trop durs (pour les Quintes) et trop plats (pour les Octaves et Unissons).
- Par mouvement Contraire, les Quintes et Octaves consécutifs et les successions Octave-Unisson ou Unisson-Octave sont interdits pour la même raison.
- Par mouvement Direct, l'Unisson est interdit.
- Par mouvement Direct, il faut limiter l'effet marquant des Quintes et Octaves que le mouvement amène. L'une des deux Voix doit être Conjointe (idéalement celle du dessus).
- Par mouvement Oblique, au moment d'un Unisson, il n'est pas élégant d'y arriver par mouvement Conjoint de la voix qui bouge.

Neuvième


La Neuvième est l'Intervalle constitué d'une Seconde augmentée d'une Octave juste. On parle aussi d'Intervalle "Redoublé à l'Octave".

Nom (Note)

Image Musique : Touches du piano


En musique occidentale (France, Italie, Espagne et autres pays (Bulgarie, Thaïlande, etc.)), les Notes de la Gamme diatonique ont pour Noms : "do, ré, mi, fa, sol, la, si, do" (voir Figure ci-dessus).
Ces Notes ont été inventées par le moine Guido d'Arezzo en 1028 qui s'est inspiré de l'Hymne à Saint Jean-Baptiste, un chant religeux latin attribué au moine et érudit Paul Diacre :
    Ut queant laxis / resonare fibris / mira gestorum / famuli tuorum / solve polluti / labii reatum / Sancte Iohannes
    Traduction : Pour nous permettre de chanter à pleine voix les merveilles de tes actions, efface le péché de nos lèvres impures, Ô Saint Jean
Le ut sera remplacé plus tard par le do et subsiste encore, notamment avec la Clef d'ut.
Ces Notes correspondent aux lettres : "C, D, E, F, G, A, B, C" dans les pays anglo-saxons.
En pays de langue allemande, le si est désigné par la lettre H, B désignant le sib. Ainsi, Jean-Sébastien Bach utilisait comme "signature" les quatre Notes sib-la-do-si, soit B-A-C-H

Note


La Note est un Son musical caractérisé par un Nom, une Hauteur et une Durée.

Nuance

Image Musique : Nuance1
Image Musique : Nuance2


En musique occidentale, une Nuance est un symbole qui indique l'Intensité relative d'une Note, d'une Phrase musicale, ou encore d'un morceau entier d'une oeuvre musicale.
La Nuance est placée au-dessus ou au-dessous d'une Note et affecte toutes les Notes suivantes jusqu'à indication contraire (voir Figure 1 ci-dessus).
    Exemples par ordre d'Intensité croissante : "pp" pour pianissimo, "p" pour piano, "mf" pour mezzo-forte, "f" pour forte.
La Nuance peut subir une accentuation propre sur certaines Notes (voir Figure 2 ci-dessus) :
    Exemples : Attaque puissante (1), modérée (2) ou tenue (3).
La Nuance peut subir une variation (voir Figure 1 ci-dessus) :
    Exemples d'augmentation : "cresc." pour crescendo, "rf" pour rinforzando, "sf" pour sforzando, "<" pour une augmentation progressive sur un ensemble de Notes.
    Exemples de diminution : "decresc." pour decrescendo, "dim." pour diminuendo, "smorz." pour smorzando, "mor." pour morendo, "cal." pour calando, ">" pour une diminution progressive sur un ensemble de Notes.

Octave


L'Octave juste est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 2/1 et correspondant à 5 Tons et 2 Demi-tons dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : do - do.
L'Octave est numérotée pour distinguer deux Notes de même Nom dans deux Octaves différentes. Ainsi, les "la" de Hauteurs respectives 110, 220 et 440 Hz se nomment "la1, la2 et la3".

Octave élargie


L'Octave élargie est l'Octave dont l'Intervalle est légèrement supérieur à 2. Les cordes de piano ont par exemple une légère raideur qui font que les Harmoniques supérieurs ont des Fréquences légèrement supérieures aux multiples entiers (2f, 3f, 4f, etc.) de la Fréquence Fondamentale (f).

Ornement

Image Musique : Vibrato     Image Musique : Trille     Image Musique : Mordant et mordant inverse
Image Musique : Tremolo repetition        Image Musique : Tremolo trille        Image Musique : Tremolo nombre de barres
Image Musique : Appogiatures non accentuee et accentuee


L'Ornement est une Note ou un groupe de Notes ajouté à une Mélodie pour l'embellir.
On distingue notamment :
- Le Vibrato sur une ou plusieurs Notes (symbole = ligne ondulée horizontale), qui est une petite fluctuation de Hauteur, d'amplitude inférieure à un Demi-ton (voir Figure 1 de gauche ci-dessus),
- Le Trille (symbole = "tr" suivi éventuellement d'une ligne ondulée horizontale), qui est une rapide alternance de deux Notes Conjointes, d'amplitude égale à un Ton ou un Demi-ton diatonique, la Note indiquée étant toujours la plus basse (voir Figure 1 du milieu ci-dessus),
- Le Mordant (symbole = petite vague horizontale) et le Mordant inverse (symbole = petite vague horizontale et barrée), qui sont chacun une portion de Trille sur trois Notes (voir Figure 1 de droite ci-dessus),
- Le Tremolo de répétition (symbole = une ou plusieurs barres épaisses sur la Note), qui est une portion de Trille sur une seule Note, d'amplitude toujours supérieure à un Ton (voir Figure 2 de gauche ci-dessus),
- Le Tremolo trille (symbole = une ou plusieurs barres épaisses entre Notes), qui est une portion de Trille sur deux Notes ou deux Accords, d'amplitude toujours supérieure à un Ton (voir Figure 2 du milieu ci-dessus),
- Pour les Tremolo, le nombre de barres indique le Rythme de répétition de la Note ou d'alternance entre Notes : une barre pour des Croches, deux barres pour des Double-croches, etc. (voir Figure 2 de droite ci-dessus). L'indication supplémentaire éventuelle trem signifie répéter ou alterner le plus vite possible.
- L'Appogiature (symbole = une ou plusieurs petites Notes placées juste avant une Note standard), dont la Durée est prélevée sur celle de la Note précédente (Appogiature non accentuée) ou sur celle de la Note suivante (Appogiature accentuée). Voir Figure 3 ci-dessus (gauche et droite).

Partiels


Voir Harmoniques.

Période


La Période est la durée T (en seconde) séparant deux états vibratoires identiques et successifs d'un point du milieu dans lequel l'onde se propage.

Phonème

Image Musique : Phonemes1 en francais Image Musique : Phonemes2 en francais Image Musique : Phonemes3 en francais


Le Phonème est la plus petite unité que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée.
Les Phonèmes des langues du monde sont répértoriées dans la base de données UPSID (UCLA Phonological Segment Inventory Database), basée sur 451 langues avec 652 Consonnes et 180 Voyelles.
Le français comprend 37 Phonèmes classiques : 16 Voyelles, 3 semi-Voyelles ou semi-Consonnes, et 18 Consonnes (voir Figure ci-dessus ou Fichier Phonétique (.pdf, 63 ko)).
Les Voyelles sont caractérisées par le libre passage de l'air dans le conduit vocal. Les Consonnes, au contraire, sont caractérisées par l'obstruction momentanée (complète ou partielle) du passage de l'air.
A l'écrit, un Phonème se représente phonologiquement par une lettre placée entre des barres obliques // ou des crochets [].
A l'écrit également, un Phonème se représente orthographiquement par une ou deux lettres placées entre des guillemets. La représentation la plus simple est la suivante (en suivant l'ordre de listage de la Figure ci-dessus) :
    - Voyelles : "i", "é", "è", "a",     "u", "e", "eu", "oe",     "ou", "au", "o", "â",     "un", "in", "an", "on".
    - Semi-Voyelles (ou semi-Consonnes) : "y", "u+", "w", toujours suivies d'une Voyelle et se prononçant en une seule Syllabe, respectivement "i" + Voyelle, "u" + Voyelle, "ou" + Voyelle.
    - Consonnes : "p", "b", "m",     "t", "d", "n", "gn",     "k" ou "c", "g", "ng" ou "nk",     "f", "v",     "s", "z",     "ch", "j",     "l", "r".
Pour les Consonnes, on peut en rajouter deux autres, très peu utilisées en français :
    /h/ qui est la Consonne "h" appelée à tort "h aspiré" (et qui est en fait expirée ou soufflée) et toujours placée devant une Voyelle (exemples : interjection "hop", verbe "ahaner").
    /x/ qui est la Consonne "J" appelée "Rota" en français (exemples : "Juan Carlos" avec prononciation espagnole, "Jean-Sébastien Bach" avec prononciation allemande).

Le Tableau ci-dessous donne la définition de chaque type de Phonème en prononciation française.
Le terme "oral" signifie que le passage de l'air se fait uniquement par la bouche, le voile du palais étant relevé. Dans le cas contraire, on emploie le terme "nasal" ou "oralo-nasal" qui indique que le passage de l'air se fait également par les fosses nasales (en plus de la bouche), le voile du palais étant abaissé.
Le terme "voisé" ou "sonore" signifie que les cordes vocales vibrent. Dans le cas contraire, on emploie le terme "non-voisé" ou "sourd", ce qui est toujours le cas du chuchotement.

Type de PhonèmeDéfinition en prononciation française
Voyelle Les Voyelles se caractérisent acoustiquement comme suit :
    - orales sonores : les douze premières Voyelles de la Figure ci-dessus, pouvant se répartir en :
       - aigües : "i", "é", "è", "a", "u", "e", "eu", "oe".
       - graves : "ou", "au", "o", "â".
    - nasales sonores : les quatre dernières Voyelles de la Figure ci-dessus, pouvant se répartir en :
       - aigües : "un" et "in", chaque nasale correspondant à une Voyelle orale ("oe" pour "un" et "è" pour "in").
       - graves : "an" et "on", chaque nasale correspondant à une Voyelle orale ("a" pour "an" et "o" pour "on").
En français moderne, la Voyelle nasale "un" est en voie de disparition et se prononce "in".
Tension phonétique : en français, toutes les Voyelles sont "tendues" (fortement articulées) et aucune n'est "relâchée".

Formants :
- Les Voyelles orales se différencient sur un Sonagramme essentiellement par leurs Formants F1 et F2 (voir Figure 5 dans Sonagramme).
    Le Formant F3 est cependant utile pour lever certaines ambiguïtés, notamment la distinction entre le "i" et le "u" chez certains locuteurs pour lesquels les Formants F2 sont proches (voir Tableau des Formants ci-dessous).
- Les Voyelles nasales se différencient des Voyelles correspondantes par une baisse d'Intensité des trois Formants F1, F2 et F3, avec augmentation de Hauteur du Formant F1 (cf [MEYN] en référence à [DEVA 2002] [DEVA 2003]).
Semi-Voyelle
(ou semi-Consonne)
Les semi-Voyelles (ou semi-Consonnes) sont "orales sonores". Elles sont qualifiées de "glissantes" ou "glides" en anglais, ayant une durée plus brève que celle des Voyelles correspondantes.
Elles peuvent se répartir en :
    - aigües : "y", "u+".
    - graves : "w".
En français de Belgique et ailleurs, la semi-Voyelle "u+" est prononcée "w".

Formants :
- Les semi-Voyelles (ou semi-Consonnes) possèdent des Formants qui ressemblent à ceux des Voyelles correspondantes ("i" pour "y", "u" pour "u+", "ou" pour "w"), mais avec une durée plus brève (cf [MEYN]).
Consonne Les Consonnes peuvent se caractériser acoustiquement par le type d'obstruction du passage de l'air, comme suit :
- Consonnes occlusives (obstruction complète du passage de l'air, suivie de son relâchement provoquant le Son) :
    - orales (ou plosives ou explosives) sourdes : "p", "t", "k".
    - orales (ou plosives ou explosives) sonores : "b", "d", "g".
    - nasales sonores : "m", "n" et "gn", "ng" et "nk", chaque nasale correspondant au groupe d'occlusives orales ("m" pour "p" "b", "n" et "gn" pour "t" "d", "ng" et "nk" pour "k" "g").
- Consonnes fricatives ou constrictives (obstruction partielle du passage de l'air, avec friction de l'air sur différents organes) :
    - orales sourdes : labiodentale "f", sifflante "s", chuintante "ch", soufflée "h".
    - orales sonores : labiodentale "v", sifflante "z", chuintante "j", liquide latérale "l", liquides vibrantes "r" "J", glissantes "y" "u+" "w".
En français moderne, la Consonne "gn" est en voie de disparition et se prononce "n" + "y". La Consonne "ng" ou "nk" est au contraire assez récente (exemples : mots "parking", "ping-pong", "kung-fu", "bunker").
Le terme "liquide" ou "coulante" est relatif à des Consonnes qui, étant employées à la suite d'une autre Consonne dans un même Son, se prononcent facilement.
Le terme "vibrante" n'est pas relatif aux cordes vocales mais aux organes mis en vibration (luette ou langue).
Le terme "sonante" ou "vocalique" est relatif aux Consonnes nasales, Consonnes liquides et semi-Consonnes, lesquelles présentent le degré d'obstacle le plus faible à l'émission du Son.
Tension phonétique : en français, toutes les Consonnes sonores sont "douces" et toutes les Consonnes sourdes sont "fortes".

Formants :
- Les Consonnes sonantes possèdent des Formants comme suit :
    - Les Consonnes nasales se différencient des Consonnes orales par une baisse d'Intensité des trois Formants F1, F2 et F3 (cf [MEYN]), avec présence de Formants supplémentaires de Hauteur fixe : il suffit d'introduire un Formant bas vers 250 Hz, un Formant vers 900 Hz et un autre vers 2000 Hz pour qu'une Consonne orale soit perçue comme nasale (cf [PETE] en référence à Delattre 1955).
    - La Consonne liquide vibrante "r" est caractérisée par la présence de stries verticales claires au cours de la Consonne correspondant à la chute d'énergie due aux micro-occlusions issues du battement répété de l'articulateur (cf [MEYN]).
    - La Consonne liquide latérale "l" a une structure formantique complexe (cf [MEYN]).
    - Les semi-Consonnes : voir paragraphe ci-dessus.
- Les autres Consonnes n'ont pas de Formants et se différencient des Consonnes sonantes par la présence de Bruit, avec de faibles composantes formantiques (cf [MEYN]). Ces Consonnes se caractérisent sur un Sonagramme par des Transitions de Formant (voir Figure 6 dans Sonagramme).


Concernant les Formants, le Tableau ci-dessous (cf [CHIR]) donne les Fréquences moyennes en Hz des Formants des Voyelles et des Consonnes sonantes pour une voix d'homme. Pour une voix de femme, les Fréquences sont sensiblement supérieures. Pour une voix d'enfant, encore plus.
Attention : ces valeurs peuvent varier grandement en fonction de l'individu et au sein même du discours.

Phonèmes à FormantsEcriture
phonologique
Ecriture
orthographique
F1F2F3
Voyelles orales antérieures
/i/"i"25022503000
/e/"é"40020502650
/ε/"è"60017502600
/a/"a"75014502600
Voyelles orales centrales
/y/"u"25017502150
/∂/"e"55015502550
/ø/"eu"35013502250
/œ/"oe"50013502350
Voyelles orales postérieures
/u/"ou"3007502300
/o/"au"3507502550
/o ouvert à gauche/"o"50010502550
/α/"â"70012502700
Voyelles nasales
/œ tildé/"un"60013502400
/ε tildé/"in"70015002650
/α tildé/"an"75012502400
/o ouvert à gauche et tildé/"on"50012502550
Semi-Voyelles ou Semi-Consonnes
/j/"y"25022503000
/u avec jambage à droite/"u+"25017502150
/w/"w"3007502300
Consonnes nasales
/m/"m"30013002300
/n/"n"35010502300
/n avec jambage à gauche/"gn"35010002400
/η/"ng" ou "nk"35010502000
Consonnes orales liquides
/l/"l"35017002500
/r/"r"55013002300

Phrasé


Dans la musique occidentale, le Phrasé désigne la façon d'exécuter les différentes Phrases musicales d'un morceau musical.
Dans le chant, l'art du Phrasé est lié essentiellement à la respiration.
Dans l'exécution musicale, l'art du Phrasé consiste essentiellement dans l'observation et le rendu de la ponctuation musicale, c'est-à-dire du Rythme, en particulier les éventuels Silences entre Phrases musicales, les Liaisons d'expression et le Phrasé en Notes détachées (Staccato).

Phrase grammaticale


Une Phrase grammaticale est une succession de Mots placés dans un ordre logique afin d'avoir un sens et de permettre d'exprimer une action ou un état.
Exemple : "Je crois que mon frère a une nouvelle amie."

Phrase musicale

Image Musique : Phrase musicale


Une Phrase musicale est une partie d'une Ligne mélodique naturellement délimitée, significative du point de vue de la déclamation, de l'articulation et de la respiration.
Les Phrases musicales sont composées généralement de quatre, voire huit Mesures.
La Figure ci-dessus donne l'exemple du début de la chanson "Au clair de la lune" pour lequel il y a quatre Phrases de quatre Mesures chacune, une Phrase par Portée. La Forme musicale est de type A A B A (Sonate).

Point d'arrêt


Voir Figure de Silence.

Point d'orgue


Voir Figure de Note et Figure de Silence.

Point de prolongation ou d'augmentation


Voir Figure de Note et Figure de Silence.

Portée

Image Musique : Portee1 Image Musique : Portee1
Image Musique : Portee etendue


En notation musicale, la Portée est un ensemble de cinq Lignes horizontales et de quatre interlignes (voir Figure 1 ci-dessus) permettant de représenter les Clefs, les Figures de Note, les Figures de Silence, les Altérations, les Barres de Mesure et divers autres symboles complémentaires.
Des lignes supplémentaires sont souvent rajoutées pour étendre la Portée. Quand elles sont trop nombreuses, on emploie les symboles suivants (voir Figure 2 ci-dessus) :
- Sur la Portée en Clef de sol : symboles "8va" (ottava alta) et "15ma" (quindicesima alta) indiquant de jouer respectivement un ou deux Octaves au-dessus,
- Sur la Portée en Clef de fa : symboles "8ba" (ottava bassa) et "15mb" (quindicesima bassa) indiquant de jouer respectivement un ou deux Octaves au-dessous.

On appelle Système un ensemble de deux Portées ou plus, liées à leur gauche par une Barre de Système (voir Figure 1 ci-dessus).
L'Accolade permet de regrouper différentes Voix du même Instrument.
Le Crochet permet de regrouper des Instruments différents mais de la même Famille.

Position (Accord)

Image Musique : Positions fermees pour l'accord classe de do majeur Image Musique : Positions ouvertes pour l'accord classe de do majeur


La Position d'un Accord est le mode de répartition des Notes de cet Accord, sans tenir compte généralement de la Basse (cf [FAB Unité 1.1]).
La Position peut être Ouverte (ou large ou espacée) ou Fermée (ou serrée) selon que les Notes sont plus ou moins espacées entre elles.
La Figure ci-dessus montre l'exemple de la réalisation à quatre Voix (Basse, Ténor, Alto, Soprano) d'un Accord de trois notes (cf [FAB Unité 1.1]). Les Notes Doublées sont indiquées en bleu (Fondamentale do). Pour cet Accord de do Majeur à l'Etat Fondamental (do - mi - sol), il n'existe que 6 Positions possibles : 3 Fermées (Figure de gauche) et 3 Ouvertes (Figure de droite).
Notes inférieures : le statut Basse-Ténor n'affecte pas la Position de l'Accord. La Basse peut même se déplacer d'un Octave par rapport au Ténor (exemples : Unisson vs Octave ou Tierce vs Dixième).
Notes supérieures : l'Accord est dit en Position d'Octave, de Quinte ou de Tierce lorsque respectivement l'Octave de la Fondamentale, la Quinte ou la Tierce se trouve en partie supérieure de l'Accord.

Position (Voix)


Voir Ecartement entre Voix.

Prime


Voir Unisson.

Prosodie


Voir Langage parlé.

Psychoacoustique


La Psychoacoustique étudie les rapports entre les perceptions auditives de l'être humain et les Sons qui parviennent à ses oreilles.
Elle fait appel à l'Acoustique, qui étudie la nature et les propriétés des ondes sonores, à la Physiologie de l'audition, qui examine dans quelle mesure elles se transforment en influx nerveux, à la Psychologie et aux Sciences cognitives.

Pulsation


La Pulsation est la quantité ω (en radian/s) égale à 2 π fois la Fréquence f.

Quarte


La Quarte juste est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 4/3 (ou de largeur 0,42 Octave = log2(4/3)) correspondant à 2 Tons et 1 Demi-ton dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : do - fa.

Quinte


La Quinte juste est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 3/2 (ou de largeur 0,58 Octave = log2(3/2)) correspondant à 3 Tons et 1 Demi-ton dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : do - sol.

Redoublement (Intervalle)


Un Intervalle Redoublé est un Intervalle de longueur égale ou supérieure à un Octave.
Ainsi, une Seconde devient une Neuvième à l'Octave et une Seizième à deux Octaves.

Registre


Voir Tessiture.

Renversement

Image Musique : Accord - Etat fondamental et Renversements


Pour un Intervalle, le Renversement est l'inversion de l'ordre des Notes qui composent l'Intervalle, en transposant la Note grave à l'Octave supérieure, l'autre Note restant à sa place.
Ainsi, la Quarte est par exemple le Renversement de la Quinte, et inversement.
Consonance et Dissonance :
- Le Renversement d'un Intervalle Consonant est Consonant.
- Le Renversement d'un Intervalle Dissonant est Dissonant.

Pour un Accord, le Renversement est l'inversion de l'ordre des Notes qui composent l'Accord, en transposant la Note grave à l'Octave supérieure, les autres Notes restant à leur place.
Le Renversement est déterminé par la Note qui se retrouve en Basse.
Ainsi (voir Figure ci-dessus, la Fondamentale étant indiquée en couleur rouge), pour un Accord à l'état "Fondamental réduit" (exemple : 1er Accord do - mi - sol) :
- Un premier renversement est un Accord qui a sa Tierce à la Basse (exemple : 3ème Accord mi - sol - do).
- Un deuxième renversement est un Accord qui a sa Quinte à la Basse (exemple : 4ème Accord sol - do - mi).
- Un troisième renversement est un Accord qui a sa Septième à la Basse. Il s'agit d'un Accord d'au moins quatre notes (exemple : si - do - mi - sol).
- Un quatrième renversement est un Accord qui a sa Neuvième à la Basse. Il s'agit d'un Accord de cinq notes (exemple : ré - si - do - mi - sol).
Le Renversement correspond ainsi à tout état "non-fondamental", c'est-à-dire lorsque la Fondamentale de l'Accord n'est pas à la Basse.
Consonance et Dissonance :
- Le Renversement d'un Accord Consonant est généralement Consonant.
- Le Renversement d'un Accord Dissonant est généralement Dissonant.

Renvoi


Voir Répétition.

Répétition

Image Musique : Temps repete
Image Musique : Mesures repetees

Image Musique : Da Capo
Image Musique : Dal Segno
Image Musique : Variante


Pour les Temps ou Mesures à rejouer, on utilise les symboles suivants (voir Figures 1 et 2 ci-dessus) :
- le Temps répété (symbole = n barres épaisses obliques, et entourées de deux points si le Temps est constitué de plusieurs valeurs rythmiques), qui indique de rejouer le Temps précédent (le nombre de barres indiquant la valeur rythmique du Temps : une barre pour Noire ou Croche, deux barres pour Double croche, etc.),
- les Mesures répétées (symbole = n barres épaisses obliques et entourées de deux points), qui indique de rejouer les n Mesures précédentes.

Pour les sections ou morceaux à rejouer, on utilise les symboles suivants (voir Figures 3, 4 et 5 ci-dessus) :
- le Renvoi (symbole = S barré entre deux points), qui marque clairement le début de la section,
- le Coda (symbole = cercle barré d'une croix), qui marque clairement la fin de la section,
- le Fine (symbole = "Fine"), qui marque clairement la fin du morceau,
- le Da Capo (symbole = "D.C."), qui indique qu'il faut rejouer "à partir du début du morceau",
- le Da Capo al Fine (symbole = "D.C. al Fine"), qui indique qu'il faut rejouer "à partir du début du morceau jusqu'à la fin du morceau",
- le Da Capo al Coda (symbole = "D.C. al Coda"), qui indique qu'il faut rejouer "à partir du début du morceau jusqu'au premier Coda" puis sauter au second Coda,
- le Dal Segno (symbole = "D.S."), qui indique qu'il faut rejouer "à partir du dernier Renvoi",
- le Dal Segno al Fine (symbole = "D.S. al Fine"), qui indique qu'il faut rejouer "à partir du dernier Renvoi jusqu'à la fin du morceau",
- le Dal Segno al Coda (symbole = "D.S. al Coda"), qui indique qu'il faut rejouer "à partir du dernier Renvoi jusqu'au premier Coda" puis sauter au second Coda,
- la Variante (symbole = un nombre égal à 1, 2, 3, etc., couvrant une ou plusieurs Mesures), qui indique un numéro de variante permettant de jouer deux fois une section avec deux variantes de fin différentes.

Réverbération

Image Musique : Reverberation


La Réverbération d'un local clos est une caractéristique du local liée essentiellement à sa géométrie et à la nature de ses parois réfléchissantes.
Dans un tel local, le Son émis par une source sonore se trouve prolongé, après arrêt de la source, grâce aux multiples réflexions sur les parois du local. Sans phénomène de réverbération (écoute en espace libre), le Son direct ne serait perceptible qu'à courte distance de la source (voir Figure ci-dessus) car son énergie décroit avec la distance d comme 1/d2.

Le Temps de réverbération (Tr) d'un local est, par définition, la durée de décroissance d'un Son entre un Niveau d'Intensité quelconque et un Niveau d'Intensité plus faible de 60 dB.
La formule suivante (formule de Wallace Sabine) permet de calculer une bonne approximation de Tr pour un local donné ou, à l'inverse, de déterminer la nature de ses parois pour obtenir un Tr imposé.
    Tr = k V / (α S)
    avec :
    Tr en secondes
    k = 0,16 s/m
    V et S = volume du local (en m3) et surface totale des parois (en m2)
    α = coefficient d'absoption moyen du local = (1/S) Somme_sur_n[αn Sn]
    αn et Sn = coefficient d'absorption (de 0 à 1) et surface (en m2) de la paroi n du local, que ce soit un mur, un plancher ou un plafond.
    Ainsi, pour une pièce d'habitation normalement meublée (α = 0,2 environ) de dimensions (Longueur = 5 m) x (largeur = 4 m) x (Hauteur = 3 m), le Temps Tr vaut 0,16 x 60 / (0,2 x 2 (20 + 15 + 12)) = 0,5 s.

Ronde


La Ronde est l'une des Figures de Note et aussi la base de calcul pour l'Unité de Temps de la Mesure.

Rythme


Le Rythme est l'organisation temporelle des événements musicaux.
En notation musicale, le Rythme est caractérisé essentiellement par :
- les Durées (Figure de Note, Figure de Silence, Durée d'une Note, Durée d'un Silence, Liaison, Ornement),
- les Mesures (Barre de Mesure, Chiffrage de Mesure),
- les Répétitions de Temps, Mesures, sections ou morceaux,
- le Tempo,
- les Rythmes parfois Irrationnels.

Seconde


La Seconde est l'Intervalle séparant deux Degrés voisins dans la Gamme diatonique.

Seizième


La Seizième est l'Intervalle constitué d'une Seconde augmentée de deux Octaves justes. On parle aussi d'Intervalle "Redoublé à deux Octaves".

Sensible


Voir Degré.

Septième


La Septième est l'Intervalle séparant deux Notes éloignées de sept Degrés dans la Gamme diatonique.

Silence


Le Silence est une pause dans l'exécution d'un morceau musical. Il est caractérisée par une Durée.

Sixte majeure


La Sixte majeure est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 5/3 (ou de largeur 0,74 Octave = log2(5/3)) correspondant à 4 Tons et 1 Demi-ton dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : do - la.

Sixte mineure


La Sixte mineure est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 8/5 (ou de largeur 0,68 Octave = log2(8/5)) correspondant à 3 Tons et 2 Demi-tons dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : mi - do.

Son musical

Image Musique : Son pur et son musical


Un Son musical (voir Figure 2 ci-dessus) est une onde de pression acoustique qui varie périodiquement dans le temps (Période T), ce qui le distingue d'un Bruit ou d'une Percussion qui sont des Sons complexes non périodiques à Fréquences aléatoires pour le premier et à Fréquences fixes pour le second.
Un Son musical n'est pas forcément sinusoïdal comme l'est un Son pur.
Un Son musical est caractérisé par une Hauteur, une Intensité, une Durée et un Timbre.
Un Son musical est Décomposable en séries de Fourier.

Son pur


Un Son pur (Voir Figure 1 ci-dessus) est un Son musical dont la pression acoustique p(t) est une fonction sinusoïdale de la forme :
    p(t) = A sin (ω t + φ)
    A est l'amplitude du signal (en Pascal ou N/m2), ω la Pulsation (en radian/seconde), t le temps (en seconde) et φ la phase (en radian).
Si f est la Fréquence, alors ω = 2 π f.
A noter : l'oreille est quasi-insensible à la phase.

Sonagramme ou Sonogramme

Image Musique : Sonagramme du ragondin

Image Musique : Sonagramme des instruments a cordes Image Musique : Sonagramme des instruments a vent Image Musique : Sonagramme des instruments a percussion

Image Musique : Sonagramme des voyelles en francais Image Musique : Sonagramme des consonnes en francais


Le Sonagramme ou Sonogramme est la représentation graphique de l'évolution du Spectre sonore en fonction du temps.
Sur un Sonagramme, les Fréquences sont inscrites en ordonnée et le temps en abscisse (voir Figure 1 ci-dessus). La noirceur du trait de l'enregistrement sonore indique la valeur de l'Intensité sonore à une Fréquence donnée et à un temps donné.
Les traits fortement noircis correspondent aux Formants (ou Zones formantiques) qui sont des groupes d'Harmoniques voisins dont l'Intensité est renforcée par les résonateurs naturels des organes phonateurs.
Les Formants contribuent au Timbre et évoluent en fonction du Temps. Ils sont habituellement numérotés F1, F2, F3, etc., en allant des basses Fréquences vers les hautes Fréquences. La notation F0 est réservée à la Fréquence Fondamentale.

Le Tableau ci-dessous donne des exemples de Sonagrammes pour le cri animal, les Instruments de musique et le Langage parlé.

SonagrammeExemples
Cri animal La Figure 1 ci-dessus montre, en exemple de cri animal, le Sonagramme du ragondin (cf [POUR LA SCIENCE, Sons et musique]).
On peut remarquer que :
    - Son cri est un Son harmonique avec un peu de Bruit à l'Attaque et surtout à la fin du cri (extinction).
    - La Fondamentale (1) est faible tandis que quelques Harmoniques sont plus intenses (2, 3, 6 et 7).
    - Au cours du Temps, la Fondamentale (1) et l'Harmonique (2) sont à peu près constants.
    - Pour l'Harmonique (3), il est d'abord faible pendant 0,1 seconde, passe par un maximum puis décroît et reste constant jusqu'à la fin du cri.
Instruments de musique Les Sonagrammes des Instruments de musique sont les suivants (cf [GAB Acoustique]) :

Instruments à cordes (voir Figure 2 ci-dessus) :
    a) A cordes frottées (exemple : violon) :
       Les Sons étant entretenus par définition, le Spectre sonore est Harmonique, à raies équidistantes et à extinctions quasi-simultanées. L'Attaque est faiblement Bruitée.
    b) A cordes pincées à vibration libre (exemple: guitare) :
       Le Spectre sonore est quasi-Harmonique, à raies s'écartant très légèrement et à extinctions généralement plus courtes quand on va vers les aigus.
       L'Attaque est un petit trait vertical, indice du petit choc que produit la corde au moment où on l'abandonne.
    c) A cordes frappées à vibration libre (exemple : piano) :
       Le Spectre sonore est identique au cas précédent. Mais ici le choc de l'Attaque est beaucoup plus intense (trait vertical plus gros et plus large) avec des décalages dans les extinctions.

Instruments à vent (Bois et Cuivres) (voir Figure 3 ci-dessus) :
    a) A biseau (exemple : flûte) :
       Les Sons étant entretenus par définition, le Spectre sonore est Harmonique, à raies équidistantes mais en nombre restreint.
       Les Harmoniques sont relativement intenses dans les graves et décroissant régulièrement en Intensité avec le rang.
       Le Spectre sonore est légèrement Bruité par le souffle, et avec un Son de bouche apparaissant avant le Son proprement dit.
       L'Attaque est graduelle avec des Harmoniques n'apparaissant pas simultanément.
    b) A anche libre, simple, double ou à anche lippale (exemple : trompette d'orgue) :
       Le Spectre sonore est identique au cas précédent mais avec des Harmoniques en plus grand nombre, sans être Bruités et sans décroître régulièrement en Intensité avec le rang.
       Les Formants sont très intenses.

Instruments de percussion (voir Figure 4 ci-dessus) :
Tous ces instruments se caractérisent par une Attaque brutale et intense, contenant tous les Harmoniques, qui se traduit par un gros trait vertical.
Après le choc, le Sonagramme peut avoir diverses allures :
    a) Choc très amorti (sur du bois par exemple) :
       Le trait vertical est peu large. C'est le cas de la crécelle par exemple.
    b) Choc amorti sur un matériau offrant une ou deux résonances (sur une plaque composite en bois par exemple) :
       Le Son possède une certaine Hauteur mais la sensation reste floue.
    c) Choc bruyant avec une résonance grave de Hauteur indéfinissable :
       C'est le cas du coup de tambour.
    d) Choc non amorti sur un corps à deux dimensions principales :
       Le Spectre sonore est vaguement Harmonique avec des extinctions non simultanées. C'est le cas des corps longs (exemples : tringle, tube en métal) ou minces (exemple : lame en fer).
    e) Choc non amorti sur un corps à trois dimensions comparables :
       Le Spectre sonore n'est pas du tout Harmonique. C'est le cas de la cloche ou d'un choc sur plaque épaisse.
Langage parlé La Figure 5 ci-dessus montre les Sonagrammes des principales Voyelles du français, dans l'ordre suivant (selon écriture orthographique) : "i", "é", "è", "a",     "u", "eu", "oe", "a",     "â", "au", "o", "ou".
La Voyelle "e" et les Voyelles nasales ne sont pas représentées. Par ailleurs, deux Voyelles "a" font la distinction entre prononciations régionales (le premier "a" pour "la" et le second "a" pour "bas").
On peut remarquer que seuls les deux premiers Formants F1 et F2 sont très audibles et suffisent à identifier une Voyelle. Les autres Formants (à partir de F3) aident seulement à identifier la voix du locuteur.

La Figure 6 ci-dessus montre les Sonagrammes des Transitions de Formants des Consonnes "p", "t", "k" et "y", prononcés avant et après la Voyelle "a".
Ces Transitions sont les "mouvements" vers le haut ou vers le bas des Formants des Voyelles environnantes, avant et après dans la chaîne parlée.
Le "locus" (représenté par un petit rond) est le lieu théorique de rencontre des Transitions de Formants. Le locus propre à une Consonne donnée reste le même, quelle que soit la Voyelle suivante.

Spectre sonore

Image Musique : Spectre sonore


Le Spectre sonore est la représentation des Harmoniques d'un Son musical dans le domaine Intensité - Fréquence (voir Figure ci-dessus. Exemple du la3 joué par un piano et par un trombone).
Le Spectre sonore contribue fortement au Timbre.

Staccato


Voir Figure de Note.

Suspendu (Accord)


Un Accord est dit Suspendu quand sa Tierce constitutive est omise, remplacée généralement par une Quarte juste ou, beaucoup plus rarement, par une Seconde.
Par exemple, l'Accord de do majeur do - mi - sol devient do - fa - sol (noté "sus4") dans le premier cas et do - ré - sol (noté "sus2") dans le second.
La tension entre la Quarte et la Quinte, ou entre la Seconde et la Basse fondamentale, crée une Dissonance.

Syllabe

Image Musique : Structure syllabique en francais


Une Syllabe orale est un Son ininterrompu du langage oral, prononcé en une seule émission de Voix. Le Mot "opérateur" par exemple comprend quatre Syllabes (o/pé/ra/teur).
En français, le noyau d'une Syllabe est un Phonème de type Voyelle, entouré éventuellement de un ou plusieurs autres Phonèmes de type Consonne.
Les Consonnes qui précédent la Voyelle constituent l'"Attaque". Celles qui la suivent constituent le "Coda".
Le français permet une grande variété de Syllabes qui peuvent contenir jusqu'à trois Consonnes devant la Voyelle et trois après (voir Figure ci-dessus, cf [STEE], les points "." indiquant les frontières entre Syllabes).
Les structures syllabiques les plus fréquentes sont les suivantes (avec V pour Voyelle et C pour Consonne) : CV, CVC, CCV, VC.

La découpe d'un Mot en Syllabes respecte habituellement deux principes (cf [STEE]) :
- Préférence nette pour les Syllabes à Consonne initiale, c'est-à-dire avec des Attaques. Par exemple, le Mot "entrevue" peut se découper théoriquement en "en/tre/vue", "en/trev/ue", "ent/re/vue", "ent/rev/ue", "entr/e/vue" ou "entr/ev/ue". On choisit toujours la découpe qui crée le plus grand nombre de Syllabes ayant une Attaque, soit les découpes "en/tre/vue" ou "ent/re/vue".
- Maximisation de l'Attaque. On groupe le plus de Consonnes possibles en début de Syllabe. La découpe qui convient est alors : "en/tre/vue".
A l'écrit, la découpe d'un Mot en Syllabes peut être différente. Le Mot "astre" par exemple est constitué de deux Syllabes écrites (as/tre) et d'une seule à l'oral.

Tempo

Image Musique : Tempo


Le Tempo (en nombre de battements ou de Pulsations par minute - abréviation "bpm") fixe la durée exacte des Temps. Il est indiqué sur la partition pour un passage musical donné sous forme d'un terme de mouvement et/ou d'une indication métronomique :
    Exemples de progression entre lent et rapide : Largo 40, Lento 60, Adagio ou adgo 70, Andante ou andte 90, Moderato ou modto 110, Allegretto ou allto 120, Allegro ou allo 130, Vivace 140, Presto 160, Prestissimo ou prestmo 200.
La Figure ci-dessus donne un exemple de Tempo "Adagio" où l'on doit jouer en une minute l'équivalent de 60 Croches, 30 Noires ou encore 15 Blanches.
Au cours d'un morceau musical, le Tempo peut être modifié, soit par une nouvelle indication métronomique, soit par :
- un terme de ralentissement (exemples : Allargando ou allarg., Rallentando ou rall.),
- un terme d'accélération (exemples : Animato, Accelerando ou accel., Più moto),
- un terme de retour au Tempo initial (exemples : Tempo primo ou To Io, a tempo ou a To),
- un terme de suspension passagère d'une Note ou d'un Silence (voir Point d'orgue),
- un terme de suspension passagère d'un passage complet (exemples : ad libitum ou ad lib., Senza tempo),
- un terme de suspension passagère du Tempo (exemple : la "respiration" qui est une virgule placée au-dessus de la Portée).
Le Tempo peut être "coloré" par des termes d'expressivité (exemples : Affetuoso, Agitato, Cantabile, Con brio, Con spirito, Maestoso).

Temps


Le Temps en musique est la Période en secondes du mouvement oscillatoire du métronome fixé par le Tempo.

Tessiture


Voir détail dans Hauteur de Note.

Tétracorde


Un Tétracorde est la succession ascendante ou descendante de quatre Notes Conjointes, par exemple : do ré mi fa.
Le Tableau ci-dessous donne la liste des principaux Tétracordes :

TétracordeNomNoteNoteNoteNote
à Quarte justeMajeur ou IonienTonTon1/2 Ton
à Quarte justeMineur ou DorienTon1/2 TonTon
à Quarte justePhrygien1/2 TonTonTon
à Quarte justeSesqui ou Blues3/2 Ton1/2 Ton1/2 Ton
à Quarte justeHarmonique1/2 Ton3/2 Ton1/2 Ton
à Quarte justeInconnu1/2 Ton1/2 Ton3/2 Ton
à Quarte augmentéeLydienTonTonTon
à Quarte augmentéeHongrois majeur1/2 Ton3/2 TonTon
à Quarte augmentéeHongrois mineurTon1/2 Ton3/2 Ton
à Quarte diminuéePhrygien espagnol1/2 TonTon1/2 Ton

Tierce majeure


La Tierce majeure est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 5/4 (ou de largeur 0,32 Octave = log2(5/4)) correspondant à 2 Tons dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : do - mi.

Tierce mineure


La Tierce mineure est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 6/5 (ou de largeur 0,26 Octave = log2(6/5)) correspondant à 1 Ton et 1 Demi-ton dans la Gamme diatonique. Exemple en do Majeur : mi - sol.

Timbre (Son musical)


Le Timbre est l'ensemble de caractéristiques d'un Son musical produites par ses Harmoniques (Spectre sonore, Attaque, Brillance, Formants, Vibrato, etc.).
Le Timbre permet d'identifier un Instrument de façon unique.

Ton (Intervalle)

Image Musique : Ton et demi-ton selon Danhauser A., Theorie de la musique, 1889


Le Ton comme Intervalle est le plus grand des Intervalles Conjoints de la Gamme diatonique. Il est égal à la somme d'un Demi-ton chromatique et d'un Demi-ton diatonique. Exemple : (do - ré) = (do - do#) + (do# - ré).
Les musiciens considèrent généralement qu'un Ton vaut 9 Commas (voir exemple en Figure ci-dessus cf [DAN]). Implicitement, il s'agit du Comma pythagoricien ou zarlinien.

Ton (Note)


Le Ton comme Note est la Tonique de la Tonalité d'un morceau musical.

Tonale (Fonction)


Voir Fonction tonale.

Tonale (Musique)


La Musique Tonale est une Musique qui utilise exclusivement les Modes Mineur et Majeur.

Tonalité

Image Musique : Cycle des quintes     Image Musique : Gammes possibles en Majeur et en Mineur


En Musique Tonale, la Tonalité est la "couleur sonore" d'un morceau musical, définie par l'association d'un Ton ou Tonique (Degré I de la Gamme diatonique), et d'un Mode (Majeur ou Mineur).
Le Tableau des Armures ci-dessus (ou le Cycle des quintes équivalent, représenté en Figure ci-dessus) donne toutes les Tonalités possibles en fonction du nombre d'Altérations indiquées au niveau de l'Armure de la Clef.
Tonalités relatives : deux Tonalités ayant même Armure sont dites "relatives". Ainsi, la Tonalité do majeur a pour Tonalité relative la mineur, et réciproquement.
Tonalités voisines : pour une Tonalité donnée, on peut identifier cinq Tonalités dites "voisines" relativement au Cycle des Quintes. Ainsi, la Tonalité ré majeur a pour Tonalités voisines : sa Tonalité relative si mineur, la Tonalité Transposée d'une Quinte juste ascendante la majeur et sa relative fa# mineur, la Tonalité Transposée d'une Quinte juste descendante sol majeur et sa relative mi mineur.
Tonalités homonymes : Deux Tonalités de Modes différents (l'un Majeur, l'autre Mineur) et ayant la même Tonique sont dites "homonymes". Ainsi, la Tonalité do majeur a pour Tonalité homonyme do mineur, et réciproquement.

En pratique, pour déterminer la Tonalité d'un morceau musical, la méthode est la suivante :
Etape 1 : Identification de la Tonique en Tonalité Majeure :
Quatre cas peuvent se présenter (voir Tableau ou Figure ci-dessus) :
    - Armure sans aucune Altération : la Tonalité est do majeur (exemple 1 de la Figure relative au Mode Majeur).
    - Armure avec Dièses : la Tonalité est le dernier Dièse haussé d'un Demi-ton. Exemple : pour une Armure à 3 Dièses fa, do et sol, la Tonalité est sol# haussé d'un Demi-ton, soit la majeur (exemple 2 de la Figure relative au Mode Majeur).
    - Armure avec un seul Bémol : la Tonalité est fa majeur.
    - Armure avec plusieurs Bémols : la Tonalité est l'avant-dernier Bémol. Exemple : pour une Armure à 3 Bémols si, mi et la, la Tonalité est mib majeur.
Etape 2 : Identification de la Tonique en Tonalité Mineure :
L'Armure de la Tonalité Mineure est par définition celle du Mode Majeur.
A noter que l'Armure de toute Tonalité Mineure est en fait celle de la Gamme mineure naturelle, les Altérations provenant des autres Gammes Mineures (harmoniques ou mélodiques) étant considérées comme Accidentelles et ne figurant pas à la Clef.
La première Note de la Gamme mineure est alors la première Note de la Gamme majeure, baissée d'une Tierce mineure (autre définition : Degré VI de la Gamme majeure). Voir Tableau ci-dessus.
Exemple : pour une Armure indiquant une Gamme de la majeur à 3 Bémols si, mi et la, la Tonalité est mib baissé d'une Tierce mineure, soit do mineur (exemples 1, 2 et 3 de la Figure relative au Mode Mineur).
Autre exemple : pour une Armure indiquant une Gamme de do majeur sans aucune Altération, la Tonalité est do baissé d'une Tierce mineure, soit la mineur (exemples 4, 5 et 6 de la Figure relative au Mode Mineur).
Etape 3 : Sélection de la véritable Tonalité du morceau musical :
La véritable Tonalité (Majeure ou Mineure) ne peut être ensuite déterminée que par le contexte du morceau musical.
Cette sélection peut se faire au plus simple en regardant la Note Fondamentale du dernier Accord du morceau musical, laquelle est a priori une Tonique et plus rarement une Dominante.

Tonique


Voir Degré.

Transposition


La Transposition d'un morceau de musique consiste à décaler toutes ses Notes d'un Intervalle fixe vers l'aigu ou le grave.
Cette technique est utilisée le plus souvent pour que le changement de Ton s'adapte à la Tessiture d'une Voix ou d'un Instrument.

Tremolo


Voir Ornement.

Triade


Une Triade est un Accord de trois notes.

Trille


Voir Ornement.

Tuyau sonore


Lorsqu'on fait vibrer l'air dans un tuyau, une onde sonore traverse le tuyau d'une extrémité à l'autre. Pour un tuyau cylindrique, la Fréquence f de la vibration vaut alors :
    Pour un tuyau ouvert aux deux extrémités : f = (1/2) K v / L
    Pour un tuyau fermé à une extrémité : f = (1/4) (2 K - 1) v / L
    K est le rang de la Fréquence Harmonique (K = 1 pour la Fondamentale),
    v est la vitesse de propagation de l'onde sonore le long du tuyau (en m/s),
    L est la longueur du tuyau (en m).
La Hauteur du son émis dépend uniquement de la longueur L du tuyau (comme pour les orgues) et des ouvertures présentes dans le corps de l'Instrument (comme pour les flûtes).

Tous les Instruments de musique à vent s'accordent en ajustant la longueur L des tuyaux. Pour les tuyaux à biseau ou anche, on glisse plus ou moins l'embouchure ou la rasette dans le noyau du tuyau. Pour les tuyaux à bouche, on ferme plus ou moins l'extrémité du tuyau (via l'accordoir si tuyau ouvert ou via le tampon si tuyau fermé).
Les tuyaux d'orgue sont regroupés en rangées de tuyaux, appelées jeux. Un jeu contient un tuyau pour chaque touche du clavier. Les tuyaux appartenant à des jeux différents ont également des formes et des compositions différentes, ce qui leur confèrent des Timbres différents (cf [PIE]).

Unisson


L'Unisson juste est l'Intervalle entre deux Notes de rapport 1/1 (ou de largeur 0 Octave).

Variante


Voir Répétition.

Variation (Nuance)


Voir Nuance.

Vibrato


Voir Ornement.

Voisement


Voir Langage parlé.

Voix


En musique, la Voix (ou Partie) est la Ligne mélodique confiée à chaque exécutant dans une composition vocale et/ou Instrumentale.
Sur une partition d'orchestre, les différentes Voix sont notées par Familles d'Instruments, allant de l'Instrument le plus aigu au plus grave pour chaque Famille.
Dans la Famille des Voix (chantées), il existe une typologie des voix, avec, pour chacune, une étendue de Notes appelée Tessiture :
    - les Sopranos, ou voix aiguës de femmes et d'enfants,
    - les Mezzo-sopranos, ou voix moyennes de femmes et d'enfants, voire d'hommes,
    - les Altos ou Contraltos, ou voix graves de femmes et d'enfants, voire d'hommes,
    - les Ténors, ou voix aiguës d'hommes,
    - les Barytons, ou voix moyennes d'hommes ;
    - les Basses, ou voix graves d'hommes.
Les Parties extrêmes sont les Sopranos et les Basses. Toutes les autres Voix sont dites "Parties intermédiaires".
Les Parties que l'on perçoit le plus sont d'abord la Voix supérieure, ensuite la Basse, enfin seulement les Parties intermédiaires.
Lorsqu'une Voix passe au-dessus d'une Voix immédiatement supérieure, on dit qu'il y a Croisement.
L'Ecartement entre Voix fait l'objet de règles harmonieuses.

Voyelle


Voir Phonème.

7. Bibliographie ( Paragraphe Précédent / Début )

Les auteurs cités dans cette page y sont mentionnés entre crochets sous la forme [AUTEUR Titre Page].

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