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Sciences humaines et médicales

E1. Les lois de la vie


Un petit nombre de chercheurs de vérité, dont notamment Svâmi Prajnânpad, ont décrit simplement les lois de la vie comme suit (extrait du livre [Petit Régis, Une approche scientifique du silence]).

  1. Définitions
  2. Loi de la différence
  3. Loi du changement
  4. Loi de la causalité
  5. Loi du psychisme
  6. Le but de la vie
  7. Silence et plénitude
  8. Aimer
  9. Désirer
  10. Agir
  11. Vivre en société
  12. Donner
  13. Aider les autres
  14. Mourir
  15. Sources



E1.1. Définitions

* Svâmi Prajnânpad, la vérité, penser/voir, émotion/sentiment

Svâmi Prajnânpad (alias Svâmiji, 1891-1974) était un brahmane bengali qui avait reçu une double formation, védantique classique et scientifique moderne.
Maître de sagesse et de lucidité, son approche rigoureuse est une plongée au coeur de l'inconscient qui fait voir les difficultés faisant obstacle au silence du mental. Pas de Dieu, pas de rite, pas de paradis.
André Comte-Sponville disait à propos de lui : "Ce maître se contente de voir, d'être un avec ce qu'il appelle indifféremment la vérité ou la réalité, laquelle est neutre, ni bonne ni mauvaise, ni agréable ni pénible, et promise seulement au changement ou à la mort." [PDS 2]
Selon le vocabulaire spécifique de son enseignement [EHM 1] :

* Paix intérieure, vérité, science

* Ego, attachement, mental, identification

* Pensée, émotion, désir

* Etre

* Spiritualité



E1.2. Loi de la différence : Chaque chose est différente et unique
image Les lois de la vie - Difference



E1.3. Loi du changement : Tout ce qui vient s'en va
image Les lois de la vie - Changement



E1.4. Loi de la causalité : Pour tout effet, il y a une cause
image Les lois de la vie - Causalite



E1.5. Loi du psychisme : Le mental crée un "second", la vérité est "une sans un second"
image Les lois de la vie - Le mental cree un second



E1.6. Le but de la vie
image Les lois de la vie - Le but de la vie



E1.7. Silence et plénitude
image Les lois de la vie - Silence et plenitude



E1.8. Aimer
image Les lois de la vie - Aimer



E1.9. Désirer
image Les lois de la vie - Desirer



E1.10. Agir
image Les lois de la vie - Agir



E1.11. Vivre en société
image Les lois de la vie - Vivre en societe



E1.12. Donner
image Les lois de la vie - Donner



E1.13. Aider les autres
image Les lois de la vie - Aider les autres



E1.14. Mourir
image Les lois de la vie - Mourir



E1.15. Sources relatives aux lois de la vie


[ARI 1] Association pour le Rayonnement Culturel Indien, Citation de Mata Amritanandamayi, La Lettre N° 3 de l'ARCI, 2ème trimestre 1987
[BTC 1] Bouchet Christian, Gurdjieff - qui suis-je, Pardès 2001
[CSA 1] Comte-Sponville André, De l'autre côté du désespoir - Introduction à la pensée de Svâmi Prajnânpad, Accarias-L'Originel 1997
[CSO 1] Cambessédès Olivier, Le quotidien avec un maître Svami Prajnanpad, Accarias L'Originel 1995
[DAF 1] Desjardins Arnaud et Farcet Gilles, Confidences impersonnelles, Critérion 1991
[DAF 2] Desjardins Arnaud et Farcet Gilles, Regards sages sur un monde fou, La Table Ronde 1997
[DAL 3] Desjardins Arnaud et Loiseleur-Desjardins Véronique, La voie et ses pièges, La Table Ronde 1992
[DAL 4] Desjardins Arnaud et Loiseleur-Desjardins Véronique, L'ami spirituel, La Table Ronde 1996
[DEA 1] Delaye Alain, Sagesses concordantes - Quatre maîtres pour notre temps : Etty Hillesum, Vilama Thakar, Svâmi Prajnânpad, Krishnamurti, Volume I, Accarias-L'Originel 2003, 2011
[DSA 7] Desjardins Arnaud, A la recherche du Soi 1 - Adhyatma yoga, La Table Ronde 1977
[DSA 8] Desjardins Arnaud, A la recherche du Soi 2 - Le vedanta et l'inconscient, La Table Ronde 1978
[DSA 9] Desjardins Arnaud, A la recherche du Soi 3 - Au-delà du moi, La Table Ronde 1979
[DSA 10] Desjardins Arnaud, A la recherche du Soi 4 - Tu es cela, La Table Ronde 1980
[DSA 15] Desjardins Arnaud, La voie du coeur, La Table Ronde 1987
[DSA 17] Desjardins Arnaud, Zen et Vedanta - Commentaire du Sin sin ming, La Table Ronde 1995
[DSA 19] Desjardins Arnaud, Retour à l'essentiel, La Table Ronde 2002
[DSA 21] Desjardins Arnaud, Bienvenue sur la voie, La Table Ronde 2005
[DSA 23] Desjardins Arnaud, Lettres à une jeune disciple, La Table Ronde 2006
[DSD 1] Desjardins Denise, De naissance en naissance, La Table Ronde 1977
[DSD 3] Desjardins Denise, Mère sainte et courtisane, La Table Ronde 1983
[DSD 7] Desjardins Denise, La route et le chemin - Carnet de voyage et d'ascèse, La Table Ronde 1995
[DSD 9] Desjardins Denise, Conteurs, Saints et Sages - Des Pères du désert à Swâmi Prajnânpad, La Table Ronde 1998
[DSD 10] Desjardins Denise, Petit traité de l'action, La Table Ronde 1999
[EHM 1] Edelmann Eric, Humbert Olivier et Dr Massin Christophe, Swâmi Prajnânpad et les lyings, La Table Ronde 2000
[FTG 1] Farcet Gilles, Arnaud Desjardins ou l'aventure de la sagesse, La Table Ronde 1987
[FTG 3] Farcet Gilles, La transmission selon Arnaud Desjardins, Le Relié 2009
[GKG 1] Guéshé Kelsang Gyatso, Vivre une vie pleine de sens - Mourir dans la joie, Tharpa France 2017
[GKG 2] Guéshé Kelsang Gyatso, Transformez votre vie. Un voyage plein de félicité, Tharpa France 2009
[LRF 1] Leboyer Frédérick, Portrait d'un homme remarquable - Svami Prajnanpad, Critérion 1991
[LRV 1] Loiseleur-Desjardins Véronique, Anthologie de la non dualité, La Table Ronde 1981
[MAM 1] Mâ Ananda Moyî, L'enseignement de Mâ Ananda Moyî, traduit par Josette Herbert, Albin Michel 1974
[MRD 1] Marol et Roumanoff Daniel, Sois sage, La Table Ronde 1994
[NIL 1] Nduwumwami Louis, Krishnamurti et l'éducation, Du Rocher 1991
[OPD 1] Ouspensky Petr Demianovitch, L'homme et son évolution possible, Denoël 1961 puis Accarias L'Originel 1999
[OPD 2] Ouspensky Petr Demianovitch, Fragments d'un enseignement inconnu, Stock 1974
[PDS 1] Prajnanpad Svami, L'art de voir, Lettres à ses disciples - Tome 1, Traduction de Colette et Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 1988
[PDS 2] Prajnanpad Svami, Les yeux ouverts, Lettres à ses disciples - Tome 2, Traduction de Colette et Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 1989
[PDS 3] Prajnanpad Svami, La vérité du bonheur, Lettres à ses disciples - Tome 3, Traduction de Colette et Daniel Roumanoff, Accarias L'Originel 1990
[PDS 4] Prajnanpad Svami, A B C d'une sagesse, Paroles choisies par Daniel Roumanoff, La Table Ronde 1998 puis Albin Michel 2009
[PDS 5] Prajnanpad Svami, L'éternel présent - Questions et réponses - Entretiens avec Pierre Wack, Traduction de Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 2002
[PDS 6] Prajnanpad Svami, Les formules de Swâmi Prajnânpad commentées par Arnaud Desjardins, Formules et commentaires rassemblés par Véronique Desjardins, La Table Ronde 2003
[PDS 7] Prajnanpad Svami, Le but de la vie - Un été plein de sagesse, Entretiens avec Roland de QuatreBarbes été 1966, traduits par Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 2005
[PDS 8] Prajnanpad Svami, Svâmi Prajnânpad pris au mot - Les Aphorismes, Recueillis et traduits par Frédérick Leboyer, Accarias-L'Originel 2006
[PDS 9] Prajnanpad Svami, Ceci Ici A présent - Seule et unique réalité, Entretiens avec Frédérick Leboyer (première série, janvier et février 1963), Traduction de Colette et Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 2006
[PDS 10] Prajnanpad Svami, La connaissance de soi - Citations commentées des Upanishad et histoires (tome 1), Mises en forme par Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 2008
[PSP 1] Prakash Sumangal et Prajnanpad Svami, L'expérience de l'unité, Traduction de Colette et Daniel Roumanoff, Accarias-L'Originel 1986 puis 2013
[RFD 1] Roumanoff Daniel, Svâmi Prajnânpad - Tome 1 Un maître contemporain - Manque et plénitude, La Table Ronde 1989, puis regroupé avec le Tome 3 chez Albin Michel 2009 sous le titre "Tome 1 Les lois de la vie"
[RFD 2] Roumanoff Daniel, Svâmi Prajnânpad - Tome 2 Le quotidien illuminé, La Table Ronde 1990, puis Albin Michel 2009
[RFD 3] Roumanoff Daniel, Svâmi Prajnânpad - Tome 3 Une synthèse Orient Occident, La Table Ronde 1991, puis regroupé avec le Tome 1 chez Albin Michel 2009 sous le titre "Tome 1 Les lois de la vie"
[RFD 4] Roumanoff Daniel, Candide au pays des Gourous - Journal d'un explorateur de l'Inde spirituelle, Dervy 1990
[RFD 5] Roumanoff Daniel, Svâmi Prajnânpad - Biographie, La Table Ronde 1993
[RFD 6] Roumanoff Daniel, Psychanalyse et sagesse orientale - Une lecture indienne de l'inconscient, Accarias L'Originel 1996
[SNR 1] Srinivasan Ramanuja, Entretiens avec Svami Prajnanpad, Traduction de Colette Roumanoff, Accarias-L'Originel 1984


E2. L'hypnose, entre science et mystère


Ce chapitre explore les différentes facettes de l'hypnose, notamment ses effets secondaires et dangers potentiels, l'univers de l'hypnose de spectacle, les techniques d'autohypnose, ainsi que les aspects légaux et éthiques qui encadrent son usage.

  1. Définition
  2. Effets secondaires
  3. Dangers
  4. Hypnose de spectacle
  5. Autohypnose
  6. Cadre légal
  7. Ethique de l'hypnose
  8. Sources
image Hypnose


E2.1. Définition :

L'hypnose est une technique ancienne remontant à plus de 6000 ans en Orient et à la fin du 18e siècle pour l'hypnose moderne. Elle produit un état de conscience modifié situé entre la veille et le sommeil.
Plus précisément, elle permet d'induire par la parole un état de conscience particulier caractérisé par une indifférence à l'extérieur et une capacité fortement accrue à recevoir des suggestions (notamment la voix de l'hypnotiseur) [ANM][INS][MAB].
Au niveau psychologique, l'hypnose induit un état de relaxation profonde basé sur la suggestion librement consentie [AFI].
Au niveau neurologique, l'hypnose implique une modification de l'activité cérébrale, notamment une diminution de l'activité des régions associées au traitement des informations sensorielles et une augmentation de l'activité des régions associées à l'attention et à la suggestion [MAB].
L'hypnose est utilisé dans différents secteurs médicaux [MIN] :
- anesthésie (hypnosédation), pour diminuer le stress de l'opération, voire permettre certaines opérations sans recourir à l'anesthésie générale, laquelle est remplacée par un médicament sédatif et une anesthésie locale de qualité ;
- gestion de la douleur (hypnoanalgésie), notamment en obstétrique pour réduire les douleurs de l'accouchement ;
- psychothérapeutique (hypnothérapie), pour aider les personnes à atteindre un état de relaxation profonde permettant de travailler sur leurs problématiques (peur, stress, blocage, etc.) sans provoquer d'effets secondaires indésirables.

E2.2. Effets secondaires :

Les effets secondaires de l'hypnose sont les suivants :
- Effets temporaires et bénins : maux de tête, peurs, tristesse, désorientation, etc. [CFH1][MAB]
- Effets rares mais sérieux : hallucinations, souvenirs altérés, changement de personnalité, dépression, impulsions suicidaires, etc. [CFH1]
Ces effets secondaires ne sont pas toujours la conséquence de l'hypnose en tant que telle. Ils peuvent survenir en raison de la vulnérabilité préexistante du sujet, de l'inexpérience du praticien à traiter des problèmes psychothérapeutiques, de l'utilisation de suggestions inappropriées, de l'incapacité à annuler des suggestions non thérapeutiques ou à réorienter pleinement le patient par un débriefing adéquat [CFH1].
Ces réactions surviennent plus souvent dans certains contextes comme l'hypnose de spectacle, ou lorsque la formation et l'expérience du praticien sont insuffisantes [CFH1].

E2.3. Dangers :

Les dangers de l'hypnose sont les suivants :
- Hypnotiseur incompétent ou maladroit : il peut notamment replonger une personne dans un trauma du passé sans savoir gérer la situation [ATK].
- Absence de diagnostic préalable : un praticien ne sachant qu'utiliser l'outil hypnose sans connaissance clinique préalable, psychique ou somatique, ne sera pas en capacité de faire la distinction entre l'expression psychique d'une pathologie grave et un trouble pouvant être sensible à un abord hypnotique. Ainsi, une angoisse peut être le signe d'une embolie pulmonaire, d'un infarctus du myocarde et de bien d'autres troubles sévères. Il convient donc que le praticien qui va utiliser l'hypnose soit à même d'avoir exploré toutes les causes possibles du trouble, ou à défaut qu'il ait vérifié auprès du médecin traitant du patient que la pathologie ait été explorée et diagnostiquée ou que l'origine psychosomatique ait été démontrée [CFH1].
- Non-respect des contre-indications médicales : l'hypnose ne doit pas être pratiquée sur des personnes cardiaques, épileptiques ou présentant une psychopathologie grave (délires, psychose, paranoïa, etc.) [CFH1][MAB].
- Faux souvenirs : l'inconscient peut produire des réponses cohérentes mais fausses, souvent dans le but de soulager la souffrance. L'hypnose accentue ce phénomène [BEN]. Tout praticien se doit de refuser toute demande de patient ayant pour objectif de retrouver des souvenirs oubliés [CFH3] ou de vérifier la réalité d'un souvenir (par exemple, femmes qui pensent avoir été abusées dans l'enfance) [BEN].
- Mauvaise gestion des remontées émotionnelles en sortie d'hypnose, pouvant entraîner un mal-être persistant [CFH1][UNI][ATK].

E2.4. Hypnose de spectacle :

L'hypnose de spectacle (ou de rue ou de foire) est une technique d'hypnose proche de l'hypnose thérapeutique, pratiquée dans un but commercial ou occulte qui n'a rien à voir avec l'intérêt du patient [ATK].
Contrairement à l'hypnose thérapeutique, l'hypnotiseur de spectacle n'établit pas de rapport avec le sujet, adopte une approche autoritaire et directive, ne fait pas de débriefing individuel et n'interrompt pas la transe hypnotique si nécessaire [CFH2].
L'individu sur scène s'est porté volontaire pour jouer le jeu et a montré des aptitudes particulières à l'état de transe lors du pré-test effectué par l'hypnotiseur. A cela s'ajoute l'effet de groupe qui fait baisser les résistances inconscientes de l'individu [UNI]. Le spectacle consiste alors à faire de l'audience en produisant des réactions spectaculaires (par exemple, voir un sujet se prendre pour une poule sur un mur) [GRO].
Beaucoup d'hypnotisés sur scène disent que, bien qu'ils ont conscience d'être ridiculisés, ils ont payé pour monter sur scène, on les regarde et ils vivent une expérience étonnante [SAR].
L'hypnose de spectacle présente des dangers que n'a pas l'hypnose thérapeutique : dangers notamment sur les personnes cardiaques, épileptiques, présentant une pathologie grave ou fragiles psychologiquement [CFH1][MAB]. A cela s'ajoute la non-gestion des éventuelles remontées émotionnelles en sortie d'hypnose [CFH1][UNI][ATK].

E2.5. Autohypnose :

L'autohypnose est l'hypnose pratiquée seul, sans l'aide d'un praticien. Comme la méditation, l'autohypnose est une technique de relaxation physique et mentale. Mais contrairement à la méditation :
- La finalité est thérapeutique (résolution d'une problématique) et non spirituelle (recherche de paix intérieure).
- La relaxation implique une suggestion ou une visualisation active (et non une simple attention bienveillante portée à l'expérience du moment) visant à atteindre un objectif précis, comme la gestion du stress ou l'amélioration de la confiance en soi.
- La conscience du monde extérieur disparaît au profit d'un regard intérieur, alors qu'en méditation la conscience est à la fois interne (pensées, émotions, sensations) et externe (perceptions de l'environnement). La personne hypnotisée a l'impression d'être dissociée, une part d'elle observant ce que fait l'autre part d'elle-même, alors que le méditant est conscient de tout ce qui se produit en lui et autour de lui [PIC].

E2.6. Cadre légal :

En France, il n'y a pas de cadre légal pour encadrer la pratique de l'hypnose. Existe seulement un enseignement de l'hypnose au niveau universitaire, associatif et privé, ainsi que divers codes éthiques de l'hypnose.
Deux types de pratiques de l'hypnose sont à distinguer [SEN] :
- L'hypnose thérapeutique est pratiquée par les professionnels de santé du domaine médical (médecins, psychiatres, psychothérapeutes et psychologues cliniciens) et paramédical (dentistes, s ages-femmes, infirmiers , kinésithérapeutes , ergothérapeutes et psychomotriciens).
- L'hypnose dit de "mieux être" est pratiquée par les autres professionnels sous diverses appellations : hypnothérapeute, hypnopraticien, hypnologue, psychopraticien en hypnose, praticien en thérapie brève, etc. Ils ne doivent pas utiliser certains mots réservés tels que : "psychothérapeute", "patient", "consultation", "diagnostic", "prescription", sous peine d' "exercice illégal de la médecine". On ne parle donc pas de "patient" mais de "client".
En France, l'exercice de l'hypnose thérapeutique dans un cadre autre que médical s'apparente à l'exercice illégal de la médecine (n° 09-81.778 de la chambre criminelle du 9 mars 2010, et article L.4161-1 du code de la santé publique) [SEN][CFH4].

E2.7. Ethique de l'hypnose :

La Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB) a publié dès 2003 un code éthique de l'hypnose basé sur la déontologie médicale, dont les principes sont les suivants [CFH4] :
    1. L'intérêt et le bien-être du patient constituent la priorité la plus absolue.
    2. L'hypnose est considérée comme un complément à d'autres formes de pratiques scientifiques cliniques ou d'accompagnement.
    3. L'hypno-praticien limitera son usage clinique scientifique ou d'accompagnement de l'hypnose aux aires de compétence que lui reconnaît le règlement de sa profession ou les usages qui s'y rapportent.
    4. L'hypno-praticien s'engage à ne pas utiliser l'hypnose ou la thérapie brève comme une forme de distraction ou de spectacles.
    5. Dans tous les cas, le passage à la pratique de l'hypnose restera conditionné à l'obtention d'une qualification complète dans le champ professionnel considéré.
    6. La communication d'informations relatives à l'hypnose auprès des différents médias est acceptée dans la mesure où elle s'appuie sur des connaissances scientifiques précises.

E2.8. Sources relatives à l'hypnose :

[AFI] AFIS, L'hypnose : charlatanisme ou avancée médicale ?.
[ANM] Académie nationale de médecine, Thérapies complémentaires - acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi - leur place parmi les ressources de soins, rapport de la séance du 5 mars 2013.
[ATK] Jean-Marc Atkins, Quels sont les dangers de l'hypnose (ericksonienne) ?
[BEN] Jean-Marc Benhaiem, L'hypnose ne permet pas de retrouver la mémoire de faits réels..., Huffpost
[CFH1] CFHTB, Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves, Risques et dangers de l'hypnose
[CFH2] CFHTB, Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves, Risques et dangers de l'hypnose : hypnose de spectacle
[CFH3] CFHTB, Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves, Risques et dangers de l'hypnose : les faux-souvenirs
[CFH4] CFHTB, Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves, Livre blanc de l'hypnose clinique et thérapeutique
[FTB] I2FTB, Quel cadre légal quand on fait de l'hypnose ou PNL ?
[GRO] Laurent Gross, EMDR, Hypnose ericksonienne, médicale et thérapeutique à Paris
[IFH] IFH, Institut Français d'Hypnose, Lexique en hypnose thérapeutique
[INS] Inserm, Evaluation de l'efficacité de la pratique de l'hypnose - 2015
[MAB] Emmanuel Mabin, e-academy.fr, Mieux comprendre l'hypnose
[MIN] Ministère de la Santé et de la Prévention
[PIC] Caroline Pico, Similitudes et différences entre hypnose et méditation
[SAR] Corinne Sarazin, Les dangers de l'hypnose eriksonienne ou autre
[SEN] Sénat, Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée le 14/02/2019
[UNI] Unitheque, Quels sont les métiers de l'hypnose ?


E3. Odeurs et saveurs


L'odorat et le goût sont les deux sens qui suscitèrent le moins d'intérêt de la part des chercheurs scientifiques jusqu'aux années 1960.
Aujourd'hui, on sait que la perception sensorielle des odeurs et des saveurs est un subtil mélange entre principes universels, perception personnelle et culture.

  1. Odeurs
  2. Saveurs


E3.1. Odeurs

image Odeurs


Les odeurs sont des molécules détectées chimiquement par les récepteurs olfactifs situés dans les fosses nasales.
Elles peuvent emprunter deux voies distinctes : une voie directe, dite orthonasale, située dans le nez (notion d' "odeur") ou une voie indirecte, dite rétro-nasale, située dans l'arrière-gorge (notion d' "arôme" dégagé par les aliments en bouche).
La catégorisation des odeurs ne fait pas l'objet, à ce jour, d'un consensus universel. Seules la parfumerie et l'oenologie ont produit des classifications particulières.
Le tableau ci-dessous permet de catégoriser simplement les odeurs selon leurs effets (désagréable/agréable) et leurs origines (minérale, végétale, animale, humaine).


Sources relatives aux Odeurs :

Claude Boisson, "La dénomination des odeurs : variations et régularités linguistiques", Intellectica, 1997/1, 24, pp. 29-49.
Sophie David, Danièle Dubois, Catherine Rouby, Benoist Schaal, "L'expression des odeurs en français : analyse lexicale et représentation cognitive", Intellectica, 1997/1, 24, pp. 51-83.
Dico du Vin, Odeurs du vin, nouvelle classification, Dico-du-Vin 2023.
Danièle Dubois, "Des catégories d'odorants à la sémantique des odeurs", Terrain, 47 | 2006, 89-106.
Camille Gaubert, 03.05.2022, "Notre perception des odeurs n'est que très peu liée à notre culture", Cerveau et Psy.
André Holley, "Le physiologiste et la catégorisation des odeurs", Intellectica, 1997/1, 24, pp. 21-27.
L'Atelier du Vin, Guide des arômes du vin et de leur perception en oenologie.
Hervé-Pierre Lambert, "L'imaginaire, les neurosciences et l'olfactif : confirmations et extrapolations", IRIS, 33 | 2012, 37-51.
C. Sulmont-Rossé, I. Urdapilleta, "De la mise en mots des odeurs", chapitre 28 (pp. 373-382) du livre : Odorat et Goût : de la neurobiologie des sens chimiques aux applications agronomiques, industrielles et médicales, Edition QUAE.
Lucía Poyo Vallina, 24 nov. 2022, "Les 10 principales odeurs perçues par l'odorat humain", Divain, .
Wikipedia, Rétro-olfaction.



E3.2. Saveurs

image Saveurs


Les saveurs sont des molécules détectées chimiquement par les récepteurs gustatifs situés sur les papilles de la langue.
D'autres sensations en bouche, appelées également "saveurs" au sens large, ne font pas intervenir les papilles et sont d'ordre sensoriel (olfactif, auditif, visuel) et somesthésique (thermique, tactile, proprioceptif (position et mouvement) et nociceptif (douleur)).
Le tableau ci-dessous décrit les saveurs fondamentales, "saveurs" étant pris au sens large. Elles peuvent ensuite se combiner entre elles pour former des sensations gustatives plus élaborées.


Sources relatives aus Saveurs :

Le Thi Maï Allafort, Connaissez-vous les mots du goût ? Lorsque les textures font le plaisir !, Marie Claire.
Christine Belloir, Récepteurs gustatifs humains : étude des relations structure-fonction, Thèse 2019, Université de Bourgogne.
Diane Boivineau, Evaluation gnoso-praxique linguale des enfants avec trouble structurel du langage oral, Mémoire 2013/2014, Université Paris VI.
Loïc Briand, "La chimie du goût", CultureSciences-Chimie.
Juliette Defossez, Vers un langage du goût : approche expérimentale d'une communication multimodale à destination des mangeurs, Thèse 2014, Université de Bourgogne.
Audrey Dufour, 24/01/2017, "Comment reconnaît-on les saveurs ?", La Croix.
Goûts et Papilles, C'est quoi le goût ? Odeur, saveur, flaveur....
FasterCapital, Au-delà du goût : comment la texture influence notre perception des aliments.
Claire Gresser, Contribution à l'étude de la composante trigéminale dans la posture cervico-faciale, Thèse 2005, Université de Lorraine.
Tanya Lewis, 5 octobre 2021, "Ce que les piments peuvent nous apprendre sur la douleur", Pour la Science.
Christophe Otte, Olivier Otte, Régulation des dysfonctions maxillo-faciales de l'enfant, Clinique OPS.
Dale Purves, George J. Augustine, David Fitzpatrick, Lawrence C. Katz, Anthony-Samuel LaMantia, James O. McNamara, Neurosciences - Les sens chimiques, DeBoeck
Rapport du groupe PNNS - Qualité gustative des aliments et environnement des repas : restauration scolaire, hospitalière et aide alimentaire, décembre 2010.
Si on me coupait la langue, pourrais-je toujours savourer mes repas ?, La sensation trigéminale.
Wikipedia, Goût.
Wikipedia, Thermorécepteur.


E4. Génétique
image Genetique

  1. Introduction
  2. Description de la cellule
  3. Epigénétique
  4. ARN
  5. Sources


E4.1. Introduction :

La génétique est la science qui étudie l'organisation, le fonctionnement, la régulation et la modification des gènes, tant dans leur transmission d'une génération à l'autre que dans leur expression au sein d'un même individu.
Elle comprend six grands domaines scientifiques [PER][CHA] :

1. Organisation du génome et fabrication cellulaire
Chaque cellule du corps humain possède une copie complète du matériel génétique de l'organisme (le génome), porté par l'ADN (Acide DésoxyriboNucléique).
Ce génome contient toutes les instructions nécessaires à la fabrication de l'ensemble des protéines de l'organisme. Cependant, en pratique, chaque cellule n'exprime qu'une partie des gènes, en fonction de sa spécialisation. Par exemple, une cellule musculaire produira principalement des protéines contractiles, et peu ou pas de protéines spécifiques aux neurones ou aux cellules immunitaires.
Les protéines jouent un rôle essentiel dans l'organisme. D'une part, elles assurent des fonctions structurelles en maintenant et réparant les tissus. D'autre part, elles agissent comme régulateurs des fonctions vitales, en participant notamment à la régulation génétique (histones et facteurs de transcription), hormonale (hormones), digestive (enzymes), au transport de l'oxygène dans le sang (hémoglobine) et à la défense immunitaire (anticorps).
Chaque cellule produit ainsi deux grands types de protéines :
- des protéines effectrices (ou cibles), telles que les protéines structurales, les protéines de transport, les hormones et les enzymes, qui assurent les fonctions cellulaires et physiologiques du corps.
- des protéines régulatrices, telles les histones et les facteurs de transcription, qui contrôlent l'expression des gènes.
Une fois fabriquées, les protéines sont acheminées à leurs lieux d'action (cellules, organes, tissus). Certaines, comme les hormones, voyagent dans le sang pour atteindre des organes éloignés.

2. Régulation génétique
La régulation génétique est le contrôle de l'expression des gènes, notamment par la modulation de l'accessibilité de l'ADN, sans modification de la séquence d'ADN.
Les acteurs principaux de ce mécanisme sont les suivants :
- Les séquences d'ADN non codant (non traduites en protéines) qui sont principalement constituées de Gènes non codants et de Séquences intergéniques.
- Les Protéines régulatrices qui sont de deux types principaux : les Histones assurant le compactage de l'ADN autour d'elles et donc la modulation de son accessibilité, et les Facteurs de transcription venant se fixer sur les séquences d'ADN non codant pour activer ou réprimer l'expression des gènes.
- Les Modifications épigénétiques qui sont des ajouts réversibles de groupes chimiques sur les molécules d'ADN et aussi sur les queues des histones, modifiant l'accessibilité de l'ADN et donc la réponse de l'organisme aux stimuli internes et externes.
- Les ARN longs non codants qui agissent comme régulateurs indirects, par exemple comme guides des protéines vers des régions spécifiques de l'ADN.

3. Variation génétique
La variation génétique est la production des différences génétiques. Les mécanismes principaux sont les suivants :
- Mutation : modification durable de la séquence d'ADN au niveau du gène, du chromosome ou du génome entier.
- Recombinaison (crossing-over) : échange de segment d'ADN entre chromosomes homologues lors de la méiose, créant de nouvelles combinaisons génétiques.
- Polymorphisme : coexistence de plusieurs formes génétiques normales dans une population, comme le montre le système des groupes sanguins ABO chez l'humain qui produit une diversité de groupes (A, B, AB, O, etc.).
- Transposition : changement de position d'un segment d'ADN dans le génome.
- Dérive génétique : changement aléatoire des fréquences des différentes formes d'un gène dans une petite population, souvent dû à des événements fortuits (catastrophes, isolement) qui réduisent le nombre d'individus.
- Migration (ou flux génétique) : déplacement d'individus d'une population vers une autre, entraînant l'arrivée ou le départ de certaines formes de gènes dans la population d'accueil.
- Accouplement aléatoire : reproduction oû les partenaires sont choisis au hasard, favorisant le brassage génétique dans la population.

4. Réparation génétique
La réparation génétique est la correction des erreurs ou des dommages dans l'ADN. Les mécanismes principaux, classés par gravité croissante des lésions, sont les suivants :
- Réparation directe (Direct repair) : pour une base peu endommagée
- Réparation par excision de base (BER) : pour une base absente ou fortement endommagée
- Réparation des erreurs de copie (MMR) : pour une séquence erronée suite à la réplication de l'ADN
- Réparation par excision de nucléotides (NER) : pour une séquence endommagée
- Réparation de cassures simple brin (SSB repair) : pour un brin cassé, avec le second brin intact servant de modèle
- Réparation de cassures double brin (DSB repair) : pour un double brin cassé

5. Transmission génétique
La transmission génétique est la transmission de l'information héréditaire au niveau individuel (entre cellules d'un même organisme) ou transgénérationnel (d'une génération à l'autre). Les mécanismes principaux sont les suivants :
- Réplication : copie fidèle de l'ADN avant chaque division cellulaire.
- Mitose : division cellulaire de cellules somatiques (corporelles) produisant deux cellules filles identiques avec le même nombre de chromosomes que celui de la cellule mère.
- Méiose : division cellulaire de cellules germinales (reproductrices) produisant deux gamètes (ovule et spermatozoïde) contenant chacun la moitié du nombre de chromosomes. Cette division ne fragmente pas l'information génétique mais la redistribue intelligemment entre les gamètes grâce à des mécanismes de brassage et de contrôle, permettant à la fécondation de reconstituter un patrimoine génétique complet et unique.
- Fécondation : fusion de deux gamètes pour former une cellule-oeuf (zygote) à nombre complet de chromosomes.
- Transmission Mendélienne : transmission de caractères héréditaires via des gènes situés sur les chromosomes nucléaires (donc hérités des deux parents), selon les lois de Mendel.
- Transmission non Mendélienne : transmission de caractères héréditaires ne suivant pas les lois de Mendel, soit en raison de la localisation des gènes situés en dehors des chromosomes nucléaires (comme l'ADN mitochondrial hérité uniquement de la mère, ou l'ADN chloroplastique), soit en raison de mécanismes particuliers affectant les gènes nucléaires (comme l'empreinte parentale, la dominance incomplète, la mutation dynamique, la liaison au sexe).
- Transmission épigénétique : transmission, au niveau individuel ou transgénérationnel, des marques de régulation de l'expression des gènes, sans modification de la séquence d'ADN.

6. Sélection naturelle
La sélection naturelle est un mécanisme d'évolution qui trie les individus selon leur aptitude à survivre et à se reproduire.
compte tenu des variations héréditaires entre individus, la sélection naturelle favorise certains traits parmi cette diversité : les individus porteurs de caractères génétiques avantageux pour leur survie et leur reproduction, dans un environnement donné, produisent davantage de descendants.
Ce concept de sélection naturelle a évolué historiquement selon quatre temps (illustré par la girafe) :
- Lamarck (hérédité des caractères acquis, 1809) : La girafe allonge son cou pour atteindre les feuilles en hauteur et transmet ce caractère acquis à ses descendants.
- Darwin (sélection naturelle, 1859) : Chez les girafes, celles qui naissent avec un cou plus long par variations individuelles fortuites survivent mieux et se reproduisent davantage, produisant ainsi plus de descendants.
- Néo-darwinisme (génétique moderne, Collectif, 1930-1940) : Chez les girafes, celles qui naissent avec un cou plus long en raison de mutations génétiques aléatoires (non dirigées par l'environnement) survivent mieux et se reproduisent davantage, produisant ainsi plus de descendants.
- Epigénétique (régulation de l'expression des gènes, Waddington, 1942) : Chez les girafes, en plus des mutations génétiques aléatoires, la difficulté à atteindre les feuilles en hauteur pourrait modifier l'expression des gènes impliqués dans la croissance du cou, sans changer la séquence de l'ADN. Ces modifications épigénétiques pourraient être temporairement transmises à leurs descendants.

En synthèse :
Le fonctionnement cellulaire, à travers ces grandes fonctions (organisation, fabrication, régulation, variation, réparation, transmission), illustre avec finesse l'équilibre dynamique entre assimilation et accommodation, tel que décrit par Jean Piaget.
A l'image de l'intelligence du vivant qui ajuste sans cesse ses schèmes pour intégrer ou transformer l'expérience, la cellule assimile la plupart des événements selon ses programmes génétiques et épigénétiques. Mais elle sait aussi accommoder, c'est-à-dire ajuster ou remodeler ses mécanismes, face à la nouveauté ou à la perturbation.
Cet équilibre adaptatif, moteur de la plasticité cellulaire, fournit à plus grande échelle les innovations sur lesquelles agit la sélection naturelle.



E4.2. Description de la cellule :

Une description hiérarchique de la cellule eucaryote (avec noyau) est donnée comme suit [PER][CHA] :
Nota : Le nombre indiqué est relatif à l'être humain adulte.

Cellule eucaryote = Membrane plasmique + Cytoplasme + Noyau. Nombre = 37 000 milliards
|
| Membrane plasmique = enveloppe séparant l'intérieur et l'extérieur de la cellule.
|
| Cytoplasme = Cytosol + Organites
| | Cytosol = milieu aqueux contenant ions, nutriments et enzymes.
| | Organites = Ribosomes libres + Réticulum endoplasmique + Mitochondries + Appareil de Golgi + Lysosomes + Cytosquelette
| | | Ribosomes libres = synthétisent les protéines à partir de l'ARN messager. Nombre = 10 millions
| | | Réticulum endoplasmique (RE) = synthétise les lipides (RE lisse) et d'autres protéines (RE rugueux, pourvu de Ribosomes fixés).
| | | Mitochondries = produisent l'énergie cellulaire (ATP) par respiration cellulaire. Contiennent leur propre ADN (génome mitochondrial). Nombre = 100 à 10 000 (selon type de cellule).
| | | Appareil de Golgi = trie, emballe et transporte les molécules (protéines et lipides principalement) vers leur destination finale (en interne ou externe à la cellule).
| | | Lysosomes = digèrent les déchets cellulaires. Nombre = 300 à 500
| | | Cytosquelette = maintient la forme celulaire et participe aux mouvements cellulaires.
|
| Noyau = Membrane nucléaire + Nucléoplame + Chromatine + Nucléoles
| |
| | Membrane nucléaire = enveloppe double séparant l'intérieur et l'extérieur du Noyau.
| |
| | Nucléoplame = milieu gélatineux contenant enzymes et ions.
| |
| | Chromatine = Génome nucléaire + Protéines régulatrices + ARN associés + Modifications épigénétiques
| | |
| | | Génome nucléaire = ensemble de Chromosomes. Nombre = 23 paires de chromosomes.
| | | | Chromosome = Molécule d'ADN compactée (double hélice constituée de deux brins antiparallèles de Nucléotides) = Gènes codants + Gènes non codants + Séquences intergéniques
| | | | | Gène codant = séquence d'ADN contenant l'information nécessaire à la synthèse d'une protéine. Nombre = 20 000 gènes codants par génome nucléaire.
| | | | | Gène non codant = séquence d'ADN contenant l'information nécessaire principalement à la synthèse d'un ARN fonctionnel.
| | | | | Séquences intergéniques = séquences d'ADN non codant situées entre deux gènes adjacents (codants ou non codants). Elles constituent notamment les plates-formes d'ancrage pour les Protéines régulatrices et comprennent aussi une diversité de séquences répétées. Proportion = 90 % du génome nucléaire.
| | | | | Nucléotide = Groupement phosphate + Sucre désoxyribose + Base azotée. Nombre = plusieurs millions par Chromosome
| | | | | | Base azotée = Adénine (A), Thymine (T), Cytosine(C) ou Guanine(G). Nombre = 3 milliards de paires de bases azotées par génome nucléaire.
| | |
| | | Protéines régulatrices = Histones + Facteurs de transcription
| | | | Histones = protéines assurant le compactage de l'ADN autour d'elles et donc la modulation de son accessibilité.
| | | | Facteurs de transcription = protéines venant se fixer sur les séquences d'ADN non codant pour activer ou réprimer l'expression des gènes.
| | |
| | | ARN associés = principaux médiateurs de l'expression des gènes.
| | | | ARN messager (ARNm) = copie un Gène codant (le plan de fabrication des protéines) et le transporte jusqu'aux Ribosomes.
| | | | ARN de transfert (ARNt) = transporte les acides aminés vers les Ribosomes et les positionne selon le plan fourni.
| | | | ARN ribosomal (ARNr) = constitue l'ossature des Ribosomes et assemble les acides aminés en chaînes protéiques selon le plan fourni.
| | | | microARN = bloque des ARN messager spécifiques, empêchant leur traduction et réduisant ainsi la production de protéines effectrices.
| | | | ARN long non codant (IncARN) = agit comme régulateur indirect, par exemple comme guide des protéines vers des régions spécifiques de l'ADN.
| | |
| | | Modifications épigénétiques = ajouts réversibles de groupes chimiques sur les molécules d'ADN et sur les histones, modifiant ainsi l'accessibilité de l'ADN.
| |
| | Nucléoles = synthétisent les ARN ribosomaux. Nombre = 1 à 5



E4.3. Epigénétique :

L'épigénétique constitue une sous-couche biologique commune à tous les apprentissages basés sur l'acquisition (stabilisation de la mémoire, plasticité cérébrale, adaptations métaboliques). Elle permet aux cellules de coder l'expérience vécue par des modifications de l'expression des gènes sans altérer la séquence d'ADN, contrairement aux mutations génétiques.
Ce mécanisme fondamental régule dynamiquement l'expression des gènes en fonction du contexte physiologique ou environnemental, permettant ainsi à l'organisme de s'adapter efficacement aux stimuli internes et externes, tels que :
- variations climatiques (température, humidité)
- changements alimentaires (carence, excès, qualité nutritionnelle)
- modifications d'habitat (urbanisation, pollution, migration)
- stress physiologique (maladie, exercice intense)
- stress traumatique (choc émotionnel, violence)
Cette régulation s'effectue par des modifications chimiques réversibles, telles que :
- la méthylation de l'ADN, par ajout de groupes méthyle sur l'ADN.
- la modification de protéines régulatrices (histones principalement) autour desquelles l'ADN s'enroule.
Ces modifications contrôlent dynamiquement l'accès aux gènes et leur niveau d'expression, permettant leur activation ou leur répression, sans altérer le contenu génétique sous-jacent.

Deux niveaux de plasticité sont distingués :

Plasticité individuelle : lorsque les stimuli sont modérés ou transitoires, les modifications restent confinées aux cellules somatiques (corporelles) et ne sont pas transmises aux générations suivantes.
Par exemple :
- Le renard arctique change de pelage (blanc en hiver et brun en été). Les renardeaux naissent avec un pelage adapté à leur saison de naissance, mais leur capacité à changer de couleur dépend ensuite des stimuli environnementaux (étude de Zimova M., Mills L.S., Nowak J.J., 2016).
- Chez l'humain, le bronzage de la peau en réponse au soleil est une adaptation temporaire propre à chaque individu (étude de Slominski A., 2004).

Plasticité transgénérationnelle : lorsque les stimuli sont intenses ou prolongés, les modifications affectent également les cellules germinales (spermatozoïdes et ovocytes). Ces marques sont alors transmises aux descendants et influencent leurs phénotypes (traits comportementaux, physiologiques et morphologiques) sur une à trois générations avant de s'estomper.
Par exemple :
- Chez la puce d'eau (daphnie), l'exposition des parents à des signaux de prédateurs induit chez la descendance le développement de défenses morphologiques (casques ou pointes), même si les jeunes n'ont jamais rencontré de prédateur eux-mêmes (étude de Tollrian R., 1995).
- Des souris mâles exposées durablement au froid donnent naissance à des descendants mieux adaptés aux basses températures (étude de Chan J.C., 2020).
- Des souris mâles conditionnées à craindre une odeur transmettent à leur descendance une hypersensibilité spécifique à cette odeur (étude de Dias B.G., Ressler K.J., 2014).
- Chez l'humain, la malnutrition avant la grossesse chez la mère ou chez le père peut affecter durablement la santé de l'enfant, même si ce dernier grandit ensuite dans un environnement alimentaire normal (étude de Gete DG., Waller M., Mishra GD., 2020).

Dans le cas de l'apprentissage cognitif, l'épigénétique est intimement couplée avec la plasticité cérébrale (réseaux de neurones) selon deux niveaux de codage complémentaires [MER] :
- Un niveau structurel : l'apprentissage modifie la force et l'organisation des connexions synaptiques entre neurones, assurant le stockage et la consolidation des informations acquises (mémoire).
- Un niveau biologique : l'apprentissage induit des modifications épigénétiques dans le génome des cellules neuronales, qui régulent l'expression des gènes impliqués dans la plasticité synaptique et la stabilisation des réseaux neuronaux.
Attention : malgré l'impact profond de l'activité cognitive intensive (comme la pratique musicale) sur la plasticité cérébrale et l'épigénétique neuronale, ces modifications restent strictement individuelles. A ce jour, aucun mécanisme héréditaire, génétique ou épigénétique, n'a été démontré pour transmettre ces adaptations à la descendance.



E4.4. ARN :

L'ARN (Acide RiboNucléique) est le relais dynamique entre l'ADN et l'ensemble des activités cellulaires, assurant à la fois la transmission, la traduction et la régulation de l'information génétique au sein de la cellule.
Tous les ARN sont fabriqués par copie directe (transcription) de séquences d'ADN présent dans le noyau cellulaire, grâce à l'action de l'ARN polymérase, une protéine particulière présente initialement dans la cellule et produite ensuite par l'ARN messager, comme toutes les autres protéines.
Attention : aucun ARN n'est une protéine. L'ARN polymérase, malgré son nom, n'est pas un ARN mais une protéine (enzyme) qui fabrique les ARN.

Un type particulier d'ARN, l'ARN messager (ARNm), est une copie partielle et ciblée de l'information génétique, transmise ensuite aux ribosomes (dans le cytoplasme cellulaire). Ceux-ci "lisent" alors cet ARN messager (ARN codant) comme un plan d'instructions pour fabriquer (synthétiser) les protéines.

D'autres types d'ARN, dits non codants, ne contribuent pas à la fabrication des protéines. Ils sont fonctionnels et remplissent des fonctions régulatrices clés, telles que :
- Bloquer des ARN messager spécifiques pour empêcher leur traduction (par exemple, les microARN), réduisant ainsi la production de protéines effectrices.
- Contrôler l'accès à l'ADN via des modifications épigénétiques (par exemple, les ARN longs non codants), modulant ainsi l'expression des gènes sans altérer la séquence d'ADN.



E4.5. Sources relatives à la génétique :

[CHA] ChatGPT, le moteur d'Intelligence Artificielle développé par OpenAI.
[MER] Karine Merienne, Anne-Laurence Boutillier, Régulations épigénétiques et plasticité cérébrale : vers de nouvelles thérapies dans les maladies neurodégénératives ?, 2016.
[PER] Perplexity, le moteur d'Intelligence Artificielle développé par Perplexity AI.




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